Aller au contenu
HGGSP Révision

Césaropapisme et gallicanisme : quelle différence ?

Deux notions du programme de HGGSP que l’on prend l’une pour l’autre, travaillées dans les thèmes États et religions. Voici ce qui les sépare, et comment employer le mot juste.

Ce qui les sépare

Le gallicanisme limite l’autorité romaine au profit du roi et de l’Église du royaume ; le césaropapisme va plus loin et place l’institution de culte sous la main du souverain.

Césaropapisme

Situation dans laquelle le souverain temporel dirige aussi l’institution de culte, nomme ses chefs et intervient dans les questions de doctrine.

L’empereur byzantin convoque les conciles et intervient dans la désignation du patriarche de Constantinople.

Gallicanisme

Doctrine qui affirme l’autonomie de l’Église de France face à Rome et reconnaît au roi un pouvoir sur son organisation.

La monarchie française revendique la nomination des évêques et limite la portée des décisions romaines dans le royaume.

Les deux côte à côte

CésaropapismeGallicanisme
NatureNotionNotion
Au programmeÉtats et religionsÉtats et religions

Les exemples qui les incarnent

  • L’empereur byzantin et le patriarche de Constantinople Un souverain peut contrôler l’institution religieuse sans en exercer le ministère, situation qui n’est ni un gouvernement des chefs de culte ni une séparation. Cet exemple met en jeu césaropapisme.
  • Le sacre des rois de France La légitimité d’un pouvoir peut être produite par un rite religieux répété sur des siècles, et non par une seule décision fondatrice. Cet exemple met en jeu gallicanisme.
  • La Constitution civile du clergé et la rupture révolutionnaire Une laïcisation par la loi peut produire l’effet inverse de celui recherché : imposer un serment a divisé le clergé et donné au refus religieux une portée politique immédiate. Cet exemple met en jeu gallicanisme.

Ne plus se tromper en copie

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre césaropapisme et gallicanisme ?

Le gallicanisme limite l’autorité romaine au profit du roi et de l’Église du royaume ; le césaropapisme va plus loin et place l’institution de culte sous la main du souverain.

Comment définir césaropapisme ?

Situation dans laquelle le souverain temporel dirige aussi l’institution de culte, nomme ses chefs et intervient dans les questions de doctrine.

Comment définir gallicanisme ?

Doctrine qui affirme l’autonomie de l’Église de France face à Rome et reconnaît au roi un pouvoir sur son organisation.

Pour aller plus loin