Le programme de HGGSP, thème par thème
Onze thèmes en deux ans, tous bâtis sur le même plan. Cette rubrique donne une page par thème : de quoi il parle, comment il est découpé, quelles notions retenir et quels pièges éviter. Ce n’est pas le cours, c’est la carte du cours.
Ce que ce programme demande, et qui surprend
La spécialité ne prolonge pas le tronc commun d’histoire-géographie. Elle ne raconte pas une période, elle prend une question et la traverse : la démocratie, la frontière, la guerre, le patrimoine. Chaque thème mêle donc des exemples antiques et des exemples d’actualité, sans souci de chronologie.
Ce déplacement explique la difficulté la plus fréquente. Un élève qui apprend son cours comme un récit se retrouve devant un sujet qui lui demande d’argumenter avec ce récit, pas de le restituer. Les pages de cette rubrique sont écrites pour rendre cette logique visible avant de réviser, pas après.
Si vous découvrez la spécialité, commencez plutôt par la spécialité HGGSP, c’est quoi exactement, puis revenez ici.
La structure commune à tous les thèmes
Les onze thèmes suivent le même découpage officiel. Le connaître fait gagner du temps : devant un thème nouveau, vous savez déjà où vous êtes.
| Partie | Ce qu’elle apporte |
|---|---|
| Introduction | Elle pose les notions et les définitions. C’est là que se joue la précision du vocabulaire, donc une bonne partie de la note. |
| Axe 1 | Un premier angle d’analyse de la question, appuyé sur des jalons, c’est-à-dire des exemples imposés ou suggérés. |
| Axe 2 | Un second angle, souvent en tension avec le premier. Les deux axes ne s’additionnent pas : ils se répondent. |
| Objet de travail conclusif | Une étude appliquée à un cas précis, qui réinvestit tout le thème. C’est la réserve d’exemples la plus solide pour une copie. |
Les cinq thèmes de première
L’année de première installe les outils : ce qu’est un pouvoir, un territoire, une source, un acteur. Elle n’est pas évaluée par une épreuve terminale, mais elle décide de ce que vaudra la terminale.
- La démocratie : le thème de science politique par excellence, d’Athènes aux régimes contemporains, et la question de la fragilité démocratique.
- Les dynamiques des puissances internationales : ce qui fait la puissance d’un État, comment elle se mesure, comment elle se perd.
- Les frontières : le thème le plus proprement géopolitique, entre tracés, franchissements et murs.
- S’informer, un regard critique sur les sources : l’information comme enjeu de pouvoir, des premières gazettes aux réseaux sociaux.
- Les relations entre États et religions : la laïcité, le fait religieux et le politique, un thème à traiter avec des définitions rigoureuses.
Le détail des attendus de l’année figure sur le programme de première.
Les six thèmes de terminale
Les six thèmes sont enseignés, mais l’épreuve écrite n’en évalue que quatre, et ils changent d’une session à l’autre depuis 2026. Les années paires portent sur les thèmes 1, 2, 3 et 5, les années impaires sur les thèmes 2, 4, 5 et 6. Le détail est sur quels thèmes tombent à l’épreuve.
Deux thèmes figurent dans les deux listes et tombent donc tous les ans : faire la guerre, faire la paix et l’environnement. Ce sont ceux par lesquels commencer.
- De nouveaux espaces de conquête : la mer et l’espace, deux milieux où le droit court derrière les usages.
- Faire la guerre, faire la paix : le thème le plus vaste, des formes de conflit aux modes de résolution.
- Histoire et mémoires : le plus conceptuel, celui où l’on distingue le travail de l’historien du souvenir collectif.
- Identifier, protéger et valoriser le patrimoine : décider ce qu’on conserve, c’est décider quelle histoire compte.
- L’environnement, entre exploitation et protection : un thème à traiter en géopoliticien, pas en écologue.
- L’enjeu de la connaissance : le savoir comme ressource stratégique, entre diffusion et rétention.
L’organisation de l’année est décrite sur le programme de terminale.
Ce que l’épreuve fait de ce programme
L’épreuve écrite dure quatre heures et pèse un coefficient 16. Elle comporte deux exercices de dix points : une dissertation, avec un choix entre deux sujets portant chacun sur un thème distinct, et une étude critique d’un ou deux documents, portant sur un troisième thème. Un même sujet mobilise donc trois thèmes différents.
Deux conséquences pratiques. D’abord, faire l’impasse sur un thème de la rotation ne protège de rien : le thème délaissé peut tomber en étude critique, qui n’offre aucun choix. Ensuite, la dissertation récompense moins la quantité d’exemples que leur pertinence : trois exemples bien choisis et bien exploités valent mieux que dix cités en vrac.
Le détail du format et le poids des spécialités dans le total du baccalauréat se trouvent sur l’épreuve et les coefficients.
Dans quel ordre s’y prendre
- Lisez la page du thème avant le cours, pas après. Dix minutes suffisent, et le cours devient beaucoup plus lisible parce que vous savez à quelle question il répond.
- Constituez pour chaque thème une fiche de notions et une fiche d’exemples, séparées. Les notions servent aux introductions, les exemples aux démonstrations : ce ne sont pas les mêmes outils.
- Entraînez-vous à rattacher un même exemple à plusieurs thèmes. Un exemple qui ne sert qu’une fois est un exemple mal appris.
Questions fréquentes
Le programme de première tombe-t-il à l’épreuve de terminale ?
Non, l’épreuve écrite porte sur le programme de terminale. Les notions de première restent utiles, parce que les thèmes se répondent, mais aucun sujet ne portera sur un thème de première.
Combien de thèmes y a-t-il en HGGSP ?
Onze au total : cinq en première et six en terminale. Chacun s’organise en une introduction, deux axes et un objet de travail conclusif.
Faut-il apprendre tous les jalons par coeur ?
Non. Les jalons sont des exemples destinés à illustrer les axes, pas une liste à réciter. Mieux vaut en maîtriser quelques-uns précisément, avec des acteurs et des enjeux clairs, que tous vaguement.
Peut-on impasser un thème de terminale ?
C’est très risqué. La dissertation laisse le choix entre deux sujets, mais l’étude critique de documents est imposée et peut porter sur n’importe quel thème du programme.
Les axes du cours peuvent-ils servir de plan de dissertation ?
Presque jamais. Les axes découpent le thème pour l’étudier ; le plan répond à un sujet précis. Reprendre les axes tels quels conduit le plus souvent au hors sujet.
Pour aller plus loin
- Orientation Choisir la spécialité, la garder, et ce qu’elle ouvre après le baccalauréat.
- L’épreuve et les coefficients Quatre heures, deux exercices, coefficient 16.