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HGGSP Révision

Le programme de HGGSP en terminale

Six thèmes, six heures par semaine, et une épreuve de quatre heures au bout. C’est le programme sur lequel porte l’examen : celui de première n’y est pas évalué directement, mais ses notions servent partout.

Ce qui change par rapport à la première

L’horaire passe de quatre à six heures par semaine, et le nombre de thèmes de cinq à six. Le rythme est donc nettement plus soutenu, d’autant que l’épreuve arrive avant la fin de l’année scolaire.

Le changement de fond est ailleurs : les thèmes de terminale sont plus abstraits. La guerre, la mémoire, le patrimoine, la connaissance ne sont pas des objets qu’on décrit, ce sont des questions qu’on discute. Une copie qui raconte au lieu d’argumenter perd des points même quand elle est juste.

Thème 1. De nouveaux espaces de conquête

Deux espaces que le droit peine à encadrer : la mer et l’espace extra-atmosphérique. Le thème demande de comprendre pourquoi des espaces longtemps jugés inappropriables sont devenus des enjeux de puissance.

  • Les océans : ressources, routes, câbles sous-marins, zones économiques exclusives.
  • L’espace : satellites, dépendance des économies, militarisation, acteurs privés.
  • Le droit international face à des espaces qu’il n’a pas anticipés.

Notions clés : appropriation, zone économique exclusive, bien commun, souveraineté, militarisation.

Thème 2. Faire la guerre, faire la paix

Le thème le plus vaste, et celui qui tombe le plus souvent. Il porte sur les formes que prend un conflit et sur les manières d’y mettre fin, ce qui est bien plus difficile.

  • Les formes de conflit : guerre entre États, guerre civile, conflit asymétrique, guerre hybride, terrorisme.
  • Les modes de résolution : négociation, traité, médiation, intervention, justice internationale.
  • Le rôle des organisations internationales, et leurs limites bien réelles.

Thème 3. Histoire et mémoires

Le thème le plus conceptuel du programme, et le plus mal compris. Il ne s’agit pas de raconter des événements, mais d’étudier la manière dont les sociétés se souviennent, oublient et se disputent leur passé.

  • Ce qui sépare l’histoire de la mémoire : la démarche, les sources, le rapport au temps.
  • Les conflits de mémoire : plusieurs récits pour un même passé, et des groupes qui les portent.
  • La justice face au passé : procès, lois mémorielles, commissions de vérité.

Notions clés : mémoire, histoire, témoignage, commémoration, négationnisme, réconciliation.

Thème 4. Identifier, protéger et valoriser le patrimoine

Un thème qui surprend souvent, parce qu’on croit qu’il parle de monuments. Il parle en réalité de pouvoir : décider ce qui mérite d’être conservé, c’est décider quelle histoire compte.

  • Comment un objet devient patrimoine, et qui en décide.
  • Le patrimoine comme ressource économique, et les tensions que le tourisme provoque.
  • Le patrimoine comme cible : destructions en temps de guerre, et question des restitutions.

Notions clés : patrimoine matériel et immatériel, classement, restauration, valorisation, restitution.

Thème 5. L’environnement, entre exploitation et protection

Un enjeu planétaire, traité comme un problème politique et non comme un problème scientifique. La question n’est pas de savoir si le climat change, c’est de comprendre pourquoi les États peinent à s’entendre.

  • L’histoire longue du rapport des sociétés à leur milieu.
  • La construction d’un enjeu international : conférences, accords, expertise scientifique.
  • Les inégalités devant le changement climatique, et les conflits qu’elles nourrissent.

Notions clés : anthropocène, développement durable, transition, justice climatique, accord international.

Thème 6. L’enjeu de la connaissance

Le dernier thème, souvent traité en fin d’année et donc parfois vite. Il porte sur le savoir comme ressource stratégique : produire de la connaissance, la protéger, la diffuser ou la retenir.

  • La production du savoir : recherche, universités, financement, coopérations et rivalités.
  • La diffusion : accès au savoir, numérique, encyclopédies collaboratives.
  • Le savoir comme arme : espionnage scientifique, brevets, cyberespace.

Notions clés : société de la connaissance, propriété intellectuelle, cyberespace, fracture numérique, souveraineté technologique.

Comment réviser ce programme

Le volume est important, mais il n’est pas ce qui décide de la note. Trois habitudes valent mieux qu’une relecture de plus.

  1. Constituer une réserve d’exemples, classés par thème, avec pour chacun une date, un lieu, des acteurs et ce qu’il démontre. Un même exemple sert souvent dans deux thèmes.
  2. Rédiger des introductions. C’est l’exercice le plus rentable : vingt minutes, et il travaille la définition des termes, la problématique et le plan.
  3. Travailler les sujets tombés. Ils se répètent moins qu’en histoire-géo tronc commun, mais leurs formulations tournent autour des mêmes attendus.

Questions fréquentes

Combien de thèmes en HGGSP terminale ?

Six : les nouveaux espaces de conquête, faire la guerre et faire la paix, histoire et mémoires, le patrimoine, l’environnement, et l’enjeu de la connaissance.

Le programme de première tombe-t-il à l’épreuve ?

L’épreuve porte sur le programme de terminale. Les notions de première, en particulier la puissance et la frontière, restent indispensables pour traiter les sujets, mais elles ne font pas l’objet de questions propres.

Combien d’heures de HGGSP en terminale ?

Six heures par semaine, pour chacune des deux spécialités conservées.

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