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HGGSP Révision

Diplomatie culturelle et soft power : quelle différence ?

Deux notions du programme de HGGSP que l’on prend l’une pour l’autre, travaillées dans les thèmes Puissances internationales, Patrimoine. Voici ce qui les sépare, et comment employer le mot juste.

Ce qui les sépare

La diplomatie culturelle est un ensemble d’actions volontaires menées par l’État ; l’attrait, lui, tient souvent à des acteurs privés que l’État ne commande pas.

Vu depuis soft power : L’une est un instrument public et volontaire, l’autre un résultat qui dépend aussi d’acteurs privés et de l’accueil que le public étranger leur réserve.

Diplomatie culturelle

Action extérieure par laquelle un État diffuse sa langue, ses arts et son enseignement afin de se rendre attirant et de se ménager des relais à l’étranger.

Les réseaux d’instituts et de centres de langue ouverts à l’étranger par plusieurs États relèvent de cette action.

Soft power

Capacité d’un État à obtenir des autres qu’ils veuillent la même chose que lui, par l’attrait de son mode de vie, de ses œuvres et de ses valeurs plutôt que par la contrainte.

La notion est rattachée à Joseph Nye.

Des étudiants étrangers formés dans les universités d’un pays y nouent des liens qu’ils conservent une fois devenus dirigeants chez eux.

Les deux côte à côte

Diplomatie culturelleSoft power
NatureNotionConcept
Au programmePuissances internationales, PatrimoinePuissances internationales, Espaces de conquête, Guerre et paix, Patrimoine, La connaissance

Les exemples qui les incarnent

  • La francophonie institutionnelle La francophonie montre qu’une langue soutenue par des institutions garde un rang international supérieur à ce que le nombre de ses locuteurs laisserait attendre. Cet exemple met en jeu diplomatie culturelle.
  • La prééminence de l’anglais La place de l’anglais montre qu’une langue devient dominante par accumulation : chaque nouvel utilisateur la rend plus utile aux suivants, indépendamment de la volonté des États. Cet exemple met en jeu diplomatie culturelle.
  • La francophonie institutionnelle La francophonie montre qu’une langue soutenue par des institutions garde un rang international supérieur à ce que le nombre de ses locuteurs laisserait attendre. Cet exemple met en jeu soft power.
  • La prééminence de l’anglais La place de l’anglais montre qu’une langue devient dominante par accumulation : chaque nouvel utilisateur la rend plus utile aux suivants, indépendamment de la volonté des États. Cet exemple met en jeu soft power.

Ne plus se tromper en copie

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre diplomatie culturelle et soft power ?

La diplomatie culturelle est un ensemble d’actions volontaires menées par l’État ; l’attrait, lui, tient souvent à des acteurs privés que l’État ne commande pas.

Comment définir diplomatie culturelle ?

Action extérieure par laquelle un État diffuse sa langue, ses arts et son enseignement afin de se rendre attirant et de se ménager des relais à l’étranger.

Comment définir soft power ?

Capacité d’un État à obtenir des autres qu’ils veuillent la même chose que lui, par l’attrait de son mode de vie, de ses œuvres et de ses valeurs plutôt que par la contrainte.

Pour aller plus loin