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HGGSP Révision

Droit d’ingérence et responsabilité de protéger : quelle différence ?

Deux notions du programme de HGGSP que l’on prend l’une pour l’autre, travaillées dans les thèmes Guerre et paix. Voici ce qui les sépare, et comment employer le mot juste.

Ce qui les sépare

Le droit d’ingérence se réclame d’une faculté d’intervenir ; la responsabilité de protéger part au contraire du devoir de l’État concerné, et n’envisage l’action extérieure qu’en cas de défaillance, sous l’autorité du Conseil de sécurité.

Vu depuis responsabilité de protéger : La notion la plus ancienne se formule comme une faculté d’intervenir ; la seconde, plus récente, se formule comme un devoir et l’encadre par une décision du Conseil de sécurité.

Droit d’ingérence

Possibilité, avancée à la fin du XXe siècle, pour des États ou des organisations d’intervenir dans un pays sans son accord lorsque sa population est en péril.

La notion est portée par des organisations de secours avant d’être discutée par les États.

Responsabilité de protéger

Principe selon lequel il revient à la communauté des États d’agir lorsqu’un gouvernement manque au devoir d’épargner à sa population les crimes les plus graves, ou en est l’auteur.

Les États réunis au sommet mondial des Nations unies de 2005 en reconnaissent le principe.

Les deux côte à côte

Droit d’ingérenceResponsabilité de protéger
NatureNotionNotion
Au programmeGuerre et paixGuerre et paix

Les exemples qui les incarnent

  • Les zones d’exclusion aérienne en Irak Protéger une population contre son propre gouvernement remet en cause la souveraineté de l’État, ce qui est le coeur du débat sur le droit d’ingérence. Cet exemple met en jeu droit d’ingérence.
  • L’intervention en Libye et la responsabilité de protéger La Libye montre que la responsabilité de protéger peut se traduire par une autorisation d’emploi de la force votée par le Conseil de sécurité. Cet exemple met en jeu droit d’ingérence.
  • Le massacre de Srebrenica, juillet 1995 Il montre qu’une opération de maintien de la paix sans mandat coercitif ni moyens ne protège pas : déclarer une zone de sécurité peut au contraire y concentrer des civils désarmés. Cet exemple met en jeu responsabilité de protéger.
  • Les opérations de maintien de la paix des Nations unies L’ONU ne fait pas la paix, elle aide à la tenir : une force d’interposition suppose que les belligérants aient déjà accepté sa présence, et ne peut imposer aucun règlement. Cet exemple met en jeu responsabilité de protéger.

Ne plus se tromper en copie

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre droit d’ingérence et responsabilité de protéger ?

Le droit d’ingérence se réclame d’une faculté d’intervenir ; la responsabilité de protéger part au contraire du devoir de l’État concerné, et n’envisage l’action extérieure qu’en cas de défaillance, sous l’autorité du Conseil de sécurité.

Comment définir droit d’ingérence ?

Possibilité, avancée à la fin du XXe siècle, pour des États ou des organisations d’intervenir dans un pays sans son accord lorsque sa population est en péril.

Comment définir responsabilité de protéger ?

Principe selon lequel il revient à la communauté des États d’agir lorsqu’un gouvernement manque au devoir d’épargner à sa population les crimes les plus graves, ou en est l’auteur.

Pour aller plus loin