Droit d’ingérence et souveraineté : quelle différence ?
Deux notions du programme de HGGSP que l’on prend l’une pour l’autre, travaillées dans les thèmes Guerre et paix, Puissances internationales. Voici ce qui les sépare, et comment employer le mot juste.
Ce qui les sépare
La souveraineté interdit en principe l’intervention extérieure ; le droit d’ingérence est précisément la tentative de lui apporter une exception.
Vu depuis souveraineté : La souveraineté est le principe posé par la Charte ; l’ingérence est l’exception revendiquée, contestée par de nombreux États.
Droit d’ingérence
Possibilité, avancée à la fin du XXe siècle, pour des États ou des organisations d’intervenir dans un pays sans son accord lorsque sa population est en péril.
La notion est portée par des organisations de secours avant d’être discutée par les États.
Souveraineté
Caractère d’un État qui détient sur son territoire le pouvoir suprême, ne relève d’aucune autorité extérieure et se voit reconnu comme tel par les autres États.
À l’Assemblée générale des Nations unies, deux États très inégaux en moyens disposent chacun d’une voix.
Les deux côte à côte
| Droit d’ingérence | Souveraineté | |
|---|---|---|
| Nature | Notion | Notion |
| Au programme | Guerre et paix | Puissances internationales, Les frontières, Espaces de conquête, Guerre et paix, Patrimoine, La connaissance |
Les exemples qui les incarnent
- L’intervention en Libye et la responsabilité de protéger La Libye montre que la responsabilité de protéger peut se traduire par une autorisation d’emploi de la force votée par le Conseil de sécurité. Cet exemple met en jeu droit d’ingérence.
- Le dollar, monnaie des échanges et moyen de contrainte Le dollar montre qu’une monnaie largement employée par les autres devient un moyen de puissance : elle donne prise sur des transactions auxquelles l’État émetteur n’est pas partie. Cet exemple met en jeu souveraineté.
- Le recul de l’empire ottoman Le recul ottoman montre qu’un déclin se lit aussi dans la dépendance financière : perdre la maîtrise de ses recettes, c’est perdre une part de la capacité de décider. Cet exemple met en jeu souveraineté.
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Questions fréquentes
Quelle est la différence entre droit d’ingérence et souveraineté ?
La souveraineté interdit en principe l’intervention extérieure ; le droit d’ingérence est précisément la tentative de lui apporter une exception.
Comment définir droit d’ingérence ?
Possibilité, avancée à la fin du XXe siècle, pour des États ou des organisations d’intervenir dans un pays sans son accord lorsque sa population est en péril.
Comment définir souveraineté ?
Caractère d’un État qui détient sur son territoire le pouvoir suprême, ne relève d’aucune autorité extérieure et se voit reconnu comme tel par les autres États.
Pour aller plus loin
- Le lexique de HGGSP Toutes les notions du programme, définies et distinguées.