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HGGSP Révision

Hard power et soft power : quelle différence ?

Deux notions du programme de HGGSP que l’on prend l’une pour l’autre, travaillées dans les thèmes Puissances internationales, Espaces de conquête. Voici ce qui les sépare, et comment employer le mot juste.

Ce qui les sépare

Les deux registres se distinguent par le moyen, non par le résultat : contraindre l’autre à céder d’un côté, lui donner envie de vous suivre de l’autre.

Vu depuis soft power : L’un obtient l’obéissance par la crainte ou le besoin, l’autre l’adhésion par l’attrait. Les deux se combinent presque toujours.

Hard power

Capacité d’un État à obtenir ce qu’il veut par la contrainte, en employant la force armée, la menace ou la pression sur les échanges.

La notion est rattachée à Joseph Nye.

Envoyer une flotte au large d’un littoral disputé et interdire à ses entreprises de commercer avec un État relèvent du même registre.

Soft power

Capacité d’un État à obtenir des autres qu’ils veuillent la même chose que lui, par l’attrait de son mode de vie, de ses œuvres et de ses valeurs plutôt que par la contrainte.

La notion est rattachée à Joseph Nye.

Des étudiants étrangers formés dans les universités d’un pays y nouent des liens qu’ils conservent une fois devenus dirigeants chez eux.

Les deux côte à côte

Hard powerSoft power
NatureConceptConcept
Au programmePuissances internationales, Espaces de conquête, Guerre et paixPuissances internationales, Espaces de conquête, Guerre et paix, Patrimoine, La connaissance

Les exemples qui les incarnent

  • Le dollar, monnaie des échanges et moyen de contrainte Le dollar montre qu’une monnaie largement employée par les autres devient un moyen de puissance : elle donne prise sur des transactions auxquelles l’État émetteur n’est pas partie. Cet exemple met en jeu hard power.
  • Le porte-avions, outil de projection Le porte-avions montre que la puissance militaire ne se mesure pas au nombre de soldats mais à la capacité de porter la force loin de son territoire. Cet exemple met en jeu hard power.
  • La francophonie institutionnelle La francophonie montre qu’une langue soutenue par des institutions garde un rang international supérieur à ce que le nombre de ses locuteurs laisserait attendre. Cet exemple met en jeu soft power.
  • La prééminence de l’anglais La place de l’anglais montre qu’une langue devient dominante par accumulation : chaque nouvel utilisateur la rend plus utile aux suivants, indépendamment de la volonté des États. Cet exemple met en jeu soft power.

Ne plus se tromper en copie

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre hard power et soft power ?

Les deux registres se distinguent par le moyen, non par le résultat : contraindre l’autre à céder d’un côté, lui donner envie de vous suivre de l’autre.

Comment définir hard power ?

Capacité d’un État à obtenir ce qu’il veut par la contrainte, en employant la force armée, la menace ou la pression sur les échanges.

Comment définir soft power ?

Capacité d’un État à obtenir des autres qu’ils veuillent la même chose que lui, par l’attrait de son mode de vie, de ses œuvres et de ses valeurs plutôt que par la contrainte.

Pour aller plus loin