Liberté de conscience et liberté de culte : quelle différence ?
Deux notions du programme de HGGSP que l’on prend l’une pour l’autre, travaillées dans les thèmes États et religions, La démocratie. Voici ce qui les sépare, et comment employer le mot juste.
Ce qui les sépare
La première protège le for intérieur, y compris le refus de croire et le changement de conviction ; la seconde protège la pratique collective. Un État peut accorder la seconde en refusant la première.
Vu depuis liberté de culte : Pratiquer librement n’est pas choisir librement : un État peut ouvrir les lieux de rassemblement et punir malgré tout l’abandon de la foi.
Liberté de conscience
Faculté reconnue à chacun de choisir ses convictions, de croire, de ne pas croire ou de changer d’avis en la matière, sans avoir à s’en justifier devant l’État.
Le droit de changer de conviction ou de n’en professer aucune est reconnu par la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.
Liberté de culte
Droit de pratiquer sa foi, seul ou avec d’autres, en privé comme en public, et d’accomplir les rites de sa tradition sans entrave de la puissance publique.
Un État peut reconnaître le droit de pratiquer sans reconnaître celui de changer de conviction ou de ne pas croire.
Les deux côte à côte
| Liberté de conscience | Liberté de culte | |
|---|---|---|
| Nature | Notion | Notion |
| Au programme | États et religions, La démocratie | États et religions |
Les exemples qui les incarnent
- La loi française de séparation des Églises et de l’État Un État peut garantir la liberté de croire sans reconnaître aucune confession : la neutralité est alors la condition de l’égalité entre citoyens, et non une hostilité au fait religieux. Cet exemple met en jeu liberté de conscience.
- La loi française de 2004 sur les signes religieux à l’école publique La neutralité de l’État peut être étendue aux usagers d’un service public déterminé, ce qui n’est pas la règle générale et doit donc être justifié au cas par cas. Cet exemple met en jeu liberté de conscience.
- La loi française de séparation des Églises et de l’État Un État peut garantir la liberté de croire sans reconnaître aucune confession : la neutralité est alors la condition de l’égalité entre citoyens, et non une hostilité au fait religieux. Cet exemple met en jeu liberté de culte.
- L’Église d’Angleterre, une Église établie Une démocratie libérale peut conserver une Église liée à l’État sans que la liberté religieuse des autres confessions en soit supprimée. Cet exemple met en jeu liberté de culte.
Ne plus se tromper en copie
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre liberté de conscience et liberté de culte ?
La première protège le for intérieur, y compris le refus de croire et le changement de conviction ; la seconde protège la pratique collective. Un État peut accorder la seconde en refusant la première.
Comment définir liberté de conscience ?
Faculté reconnue à chacun de choisir ses convictions, de croire, de ne pas croire ou de changer d’avis en la matière, sans avoir à s’en justifier devant l’État.
Comment définir liberté de culte ?
Droit de pratiquer sa foi, seul ou avec d’autres, en privé comme en public, et d’accomplir les rites de sa tradition sans entrave de la puissance publique.
Pour aller plus loin
- Le lexique de HGGSP Toutes les notions du programme, définies et distinguées.