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HGGSP Révision

Mobilité étudiante et soft power : quelle différence ?

Deux notions du programme de HGGSP que l’on prend l’une pour l’autre, travaillées dans les thèmes La connaissance, Puissances internationales. Voici ce qui les sépare, et comment employer le mot juste.

Ce qui les sépare

La première est le flux d’étudiants lui-même ; le second est le bénéfice d’influence que le pays d’accueil en retire.

Mobilité étudiante

Départ d’un jeune vers un autre pays pour y suivre une formation et y obtenir un diplôme, avec un retour possible dans son pays d’origine.

De nombreux jeunes Indiens suivent leur formation supérieure aux États-Unis ou au Royaume-Uni.

Soft power

Capacité d’un État à obtenir des autres qu’ils veuillent la même chose que lui, par l’attrait de son mode de vie, de ses œuvres et de ses valeurs plutôt que par la contrainte.

La notion est rattachée à Joseph Nye.

Des étudiants étrangers formés dans les universités d’un pays y nouent des liens qu’ils conservent une fois devenus dirigeants chez eux.

Les deux côte à côte

Mobilité étudianteSoft power
NatureProcessusConcept
Au programmeLa connaissancePuissances internationales, Espaces de conquête, Guerre et paix, Patrimoine, La connaissance

Les exemples qui les incarnent

  • Le programme Erasmus Erasmus montre que la circulation de la connaissance se construit par des institutions et des règles, et non par la seule bonne volonté des personnes. Cet exemple met en jeu mobilité étudiante.
  • Les universités américaines, attirer pour dominer La formation supérieure est un instrument de puissance : accueillir des étudiants étrangers, c’est diffuser une langue, des méthodes et des réseaux durables. Cet exemple met en jeu mobilité étudiante.
  • La francophonie institutionnelle La francophonie montre qu’une langue soutenue par des institutions garde un rang international supérieur à ce que le nombre de ses locuteurs laisserait attendre. Cet exemple met en jeu soft power.
  • La prééminence de l’anglais La place de l’anglais montre qu’une langue devient dominante par accumulation : chaque nouvel utilisateur la rend plus utile aux suivants, indépendamment de la volonté des États. Cet exemple met en jeu soft power.

Ne plus se tromper en copie

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre mobilité étudiante et soft power ?

La première est le flux d’étudiants lui-même ; le second est le bénéfice d’influence que le pays d’accueil en retire.

Comment définir mobilité étudiante ?

Départ d’un jeune vers un autre pays pour y suivre une formation et y obtenir un diplôme, avec un retour possible dans son pays d’origine.

Comment définir soft power ?

Capacité d’un État à obtenir des autres qu’ils veuillent la même chose que lui, par l’attrait de son mode de vie, de ses œuvres et de ses valeurs plutôt que par la contrainte.

Pour aller plus loin