Aller au contenu
HGGSP Révision

Neutralité et tolérance : quelle différence ?

Deux notions du programme de HGGSP que l’on prend l’une pour l’autre, travaillées dans les thèmes États et religions. Voici ce qui les sépare, et comment employer le mot juste.

Ce qui les sépare

La neutralité place l’État à égale distance de toutes les convictions ; la tolérance suppose au contraire qu’il en ait une et qu’il en supporte d’autres.

Neutralité

Obligation faite à l’État et à ses agents de ne privilégier ni défavoriser aucune conviction, et de traiter également les usagers du service public.

Un agent public ne peut manifester ses convictions dans l’exercice de ses fonctions, alors que l’usager du service reste libre de le faire.

Tolérance

Concession par laquelle un pouvoir laisse subsister des cultes qu’il n’approuve pas, sans les reconnaître à égalité avec celui qu’il soutient.

L’édit de Nantes accorde en 1598 aux protestants un droit de culte limité dans un royaume qui reste catholique ; il est révoqué en 1685.

Les deux côte à côte

NeutralitéTolérance
NatureNotionNotion
Au programmeÉtats et religionsÉtats et religions

Les exemples qui les incarnent

  • La loi française de séparation des Églises et de l’État Un État peut garantir la liberté de croire sans reconnaître aucune confession : la neutralité est alors la condition de l’égalité entre citoyens, et non une hostilité au fait religieux. Cet exemple met en jeu neutralité.
  • Le régime local des cultes en Alsace-Moselle Un même État peut appliquer deux régimes des cultes différents sur son territoire, ce qui interdit de parler de la laïcité comme d’un bloc uniforme. Cet exemple met en jeu neutralité.
  • La liberté de religion dans le droit international Il existe un étalon commun de la liberté de conscience, ce qui permet de comparer les États entre eux au lieu de les classer par leur distance à un modèle national. Cet exemple met en jeu tolérance.
  • L’État russe et l’Église orthodoxe depuis 1991 Une sortie d’athéisme d’État ne conduit pas mécaniquement à l’égalité des cultes : un État peut hiérarchiser les confessions tout en se déclarant séculier. Cet exemple met en jeu tolérance.

Ne plus se tromper en copie

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre neutralité et tolérance ?

La neutralité place l’État à égale distance de toutes les convictions ; la tolérance suppose au contraire qu’il en ait une et qu’il en supporte d’autres.

Comment définir neutralité ?

Obligation faite à l’État et à ses agents de ne privilégier ni défavoriser aucune conviction, et de traiter également les usagers du service public.

Comment définir tolérance ?

Concession par laquelle un pouvoir laisse subsister des cultes qu’il n’approuve pas, sans les reconnaître à égalité avec celui qu’il soutient.

Pour aller plus loin