Porte-avions et sous-marin nucléaire lanceur d’engins : quelle différence ?
Deux notions du programme de HGGSP que l’on prend l’une pour l’autre, travaillées dans les thèmes Espaces de conquête. Voici ce qui les sépare, et comment employer le mot juste.
Ce qui les sépare
Celui-ci se cache pour ne jamais servir, celui-là se montre pour peser : l’un fonde la dissuasion, l’autre la projection.
Vu depuis sous-marin nucléaire lanceur d’engins : La visibilité fait la différence : ce bâtiment vaut parce qu’on le voit arriver, l’autre parce qu’on ignore où il se trouve.
Porte-avions
Grand bâtiment de guerre servant de base flottante à un groupe aérien, ce qui permet à un État d’intervenir très loin de ses côtes sans dépendre d’une escale alliée.
Peu d’États en possèdent, et moins encore savent en faire naviguer un durablement loin de leurs bases.
Sous-marin nucléaire lanceur d’engins
Bâtiment de guerre à propulsion atomique conçu pour rester très longtemps immergé et emporter des missiles balistiques, ce qui rend la riposte d’un État impossible à neutraliser d’un seul coup.
La permanence à la mer d’au moins un de ces bâtiments est le coeur de la dissuasion française.
Les deux côte à côte
| Porte-avions | Sous-marin nucléaire lanceur d’engins | |
|---|---|---|
| Nature | Notion | Notion |
| Au programme | Espaces de conquête | Espaces de conquête |
Les exemples qui les incarnent
- La montée en puissance de la marine chinoise Une puissance industrielle qui dépend du commerce maritime finit par vouloir protéger elle-même ses routes : la flotte suit l’économie. Cet exemple met en jeu porte-avions.
- Le porte-avions Charles de Gaulle La haute mer permet de projeter une force sans base terrestre : le navire tient lieu de territoire mobile, hors de toute souveraineté étrangère. Cet exemple met en jeu porte-avions.
- La montée en puissance de la marine chinoise Une puissance industrielle qui dépend du commerce maritime finit par vouloir protéger elle-même ses routes : la flotte suit l’économie. Cet exemple met en jeu sous-marin nucléaire lanceur d’engins.
- La dissuasion nucléaire française à la mer L’océan offre ce qu’aucun territoire terrestre ne donne, la discrétion, qui rend la capacité de riposte crédible et donc la dissuasion effective. Cet exemple met en jeu sous-marin nucléaire lanceur d’engins.
Ne plus se tromper en copie
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre porte-avions et sous-marin nucléaire lanceur d’engins ?
Celui-ci se cache pour ne jamais servir, celui-là se montre pour peser : l’un fonde la dissuasion, l’autre la projection.
Comment définir porte-avions ?
Grand bâtiment de guerre servant de base flottante à un groupe aérien, ce qui permet à un État d’intervenir très loin de ses côtes sans dépendre d’une escale alliée.
Comment définir sous-marin nucléaire lanceur d’engins ?
Bâtiment de guerre à propulsion atomique conçu pour rester très longtemps immergé et emporter des missiles balistiques, ce qui rend la riposte d’un État impossible à neutraliser d’un seul coup.
Pour aller plus loin
- Le lexique de HGGSP Toutes les notions du programme, définies et distinguées.