Aller au contenu
HGGSP Révision

Rayonnement culturel et soft power : quelle différence ?

Deux notions du programme de HGGSP que l’on prend l’une pour l’autre, travaillées dans les thèmes Patrimoine, Puissances internationales. Voici ce qui les sépare, et comment employer le mot juste.

Ce qui les sépare

L’attrait ne devient une forme de puissance que si un État s’en sert pour obtenir quelque chose des autres.

Rayonnement culturel

Attrait exercé hors de ses frontières par la langue, les arts et les manières de vivre d’un pays, indépendamment de son poids économique ou militaire.

La fréquentation des sites français par des visiteurs étrangers est un signe de cet attrait autant qu’une ressource.

Soft power

Capacité d’un État à obtenir des autres qu’ils veuillent la même chose que lui, par l’attrait de son mode de vie, de ses œuvres et de ses valeurs plutôt que par la contrainte.

La notion est rattachée à Joseph Nye.

Des étudiants étrangers formés dans les universités d’un pays y nouent des liens qu’ils conservent une fois devenus dirigeants chez eux.

Les deux côte à côte

Rayonnement culturelSoft power
NatureNotionConcept
Au programmePatrimoinePuissances internationales, Espaces de conquête, Guerre et paix, Patrimoine, La connaissance

Les exemples qui les incarnent

  • Les marbres du Parthénon et le British Museum Les marbres du Parthénon montrent qu’un déplacement d’œuvres opéré au XIXe siècle reste deux siècles plus tard un contentieux entre deux États, parce que la question posée n’est pas seulement juridique. Cet exemple met en jeu rayonnement culturel.
  • Les usages politiques du château de Versailles Versailles montre qu’un même monument change de fonction à chaque régime, et que chaque pouvoir y met en scène le passé dont il entend se réclamer. Cet exemple met en jeu rayonnement culturel.
  • La francophonie institutionnelle La francophonie montre qu’une langue soutenue par des institutions garde un rang international supérieur à ce que le nombre de ses locuteurs laisserait attendre. Cet exemple met en jeu soft power.
  • La prééminence de l’anglais La place de l’anglais montre qu’une langue devient dominante par accumulation : chaque nouvel utilisateur la rend plus utile aux suivants, indépendamment de la volonté des États. Cet exemple met en jeu soft power.

Ne plus se tromper en copie

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre rayonnement culturel et soft power ?

L’attrait ne devient une forme de puissance que si un État s’en sert pour obtenir quelque chose des autres.

Comment définir rayonnement culturel ?

Attrait exercé hors de ses frontières par la langue, les arts et les manières de vivre d’un pays, indépendamment de son poids économique ou militaire.

Comment définir soft power ?

Capacité d’un État à obtenir des autres qu’ils veuillent la même chose que lui, par l’attrait de son mode de vie, de ses œuvres et de ses valeurs plutôt que par la contrainte.

Pour aller plus loin