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HGGSP Révision

Les repères à connaître : guerre et paix

Les dates du thème « Faire la guerre, faire la paix : formes de conflits et modes de résolution », rangées par période, avec pour chacune la phrase qu’elle permet d’écrire. 52 repères.

Pourquoi ces dates comptent

Une date seule ne rapporte aucun point. Ce qui en rapporte, c’est ce qu’elle permet de démontrer : chaque repère est donc accompagné de sa portée, c’est-à-dire de la phrase qu’il autorise à écrire dans une copie.

Comment les transformations de la guerre modifient-elles les conditions dans lesquelles on peut construire la paix ?

Avant le XIXe siècle

DateRepèreCe qu’il permet de démontrer
1648Les traités de WestphalieIls installent l’idée que les relations internationales reposent sur des souverains égaux en droit, chacun maître chez lui. C’est ce qui rend pensables à la fois la guerre entre États et la paix par le traité négocié. On évitera d’en faire une naissance instantanée de l’ordre international : ce qu’ils dessinent se met en place lentement, et les États de l’Empire n’y obtiennent pas la pleine souveraineté.
1756-1763La guerre de Sept AnsElle donne l’exemple d’une guerre conduite par des États pour un objectif politique mesuré, et close par un traité qui redistribue des possessions. C’est le cas sur lequel on montre ce que le modèle de Clausewitz explique bien. Son extension hors d’Europe sert par ailleurs à établir qu’une guerre entre puissances se joue déjà à l’échelle du monde.
1792-1815Les guerres de la Révolution et de l’EmpireElles montrent le passage d’une guerre de cabinets à une guerre où la nation entière est mobilisée, ce qui rapproche la guerre réelle du modèle extrême que Clausewitz appelle la guerre absolue. Le repère sert donc à établir qu’un changement politique intérieur transforme la manière même de faire la guerre.

Le XIXe siècle

DateRepèreCe qu’il permet de démontrer
1814-1815Le congrès de VienneIl fournit le modèle d’une paix fondée sur l’équilibre des puissances et sur des rencontres régulières entre quelques grands États. Il permet donc d’opposer deux façons d’organiser la paix : le concert d’un petit nombre de puissances, et la sécurité collective ouverte à tous les États, qui ne viendra qu’au siècle suivant.
1832De la guerre, de Carl von ClausewitzIl fournit la formule qui structure tout l’axe 1 : la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens, et elle se comprend donc à partir du but politique qu’elle sert. L’ouvrage distingue aussi la guerre absolue, qui est un modèle théorique poussé à l’extrême, et la guerre réelle, freinée par le hasard et par les frictions. Une copie qui ignore cette distinction croit trop vite que les faits démentent l’auteur.
1864La première convention de GenèveElle ouvre le droit qui encadre la conduite des hostilités : on ne cherche plus seulement à empêcher la guerre, on cherche à en limiter les effets. C’est le repère à mobiliser pour distinguer les règles qui portent sur le droit de recourir à la force de celles qui portent sur la manière de combattre.

De 1914 à 1945

DateRepèreCe qu’il permet de démontrer
1918Les Quatorze Points du président WilsonC’est le moment où les États-Unis proposent au monde un ordre international, et non plus seulement une politique extérieure. Le repère prend toute sa valeur avec la suite : le Sénat refuse la participation du pays à l’organisation issue de ces principes, ce qui montre qu’une puissance peut concevoir un cadre commun sans s’y engager.
1919Le traité de VersaillesIl sert d’exemple d’une paix imposée au vaincu plutôt que négociée avec lui, et il permet de poser la question qui traverse l’axe 2 : un règlement qui humilie l’adversaire prépare-t-il la paix ou le conflit suivant ? On présentera le débat plutôt qu’une conclusion, car les historiens n’attribuent pas au seul traité les crises des années suivantes.
1919L’article 231 du traité de VersaillesIl fait d’une question d’historien une question d’État : discuter les responsabilités du déclenchement de la guerre revient dès lors à discuter la légitimité du traité lui-même. C’est le point de départ de l’axe 1. Dans les années qui suivent, plusieurs gouvernements publient des recueils de documents diplomatiques choisis pour appuyer leur version, ce qui montre qu’une controverse savante peut être alimentée par les archives que les États décident d’ouvrir.
1920La Société des NationsElle est le premier essai de sécurité collective : une agression contre un membre doit appeler la réponse de tous. Ses insuffisances servent à expliquer ce que les fondateurs des Nations unies ont voulu corriger, en particulier l’absence de moyens de contrainte propres et le fait que plusieurs grandes puissances n’en aient pas été membres, ou ne le soient restées que peu de temps.
1928Le pacte Briand-KelloggIl marque le moment où le recours à la guerre cesse d’être tenu pour un droit ordinaire des États, ce qui prépare l’interdiction inscrite plus tard dans la Charte des Nations unies. Il ne prévoit aucune sanction : c’est donc aussi l’exemple type d’un texte dont la portée juridique dépasse de loin l’effet immédiat.
1942Lancement du projet ManhattanLe régime de la connaissance s’inverse complètement : les résultats ne se publient plus, les chercheurs ne savent pas ce que font leurs voisins, et l’État devient à la fois le commanditaire, le propriétaire et le censeur du savoir. Le repère clôt le jalon sur la radioactivité et ouvre celui sur le renseignement.
1945La Charte des Nations unies et la fondation de l’ONUC’est le texte de référence de l’axe 2 : il fait de la paix une affaire collective et réserve au Conseil de sécurité le pouvoir d’autoriser la contrainte. Le droit de veto des cinq membres permanents explique du même coup la plupart des blocages observés ensuite, ce qui permet d’expliquer l’action de l’organisation et ses limites par une seule et même cause.
1945-1946Le procès de NurembergIl fait entrer dans le droit l’idée qu’un dirigeant répond personnellement d’actes commis au nom de l’État, et il consacre les catégories de crime de guerre et de crime contre l’humanité. C’est la première étape d’une justice pénale internationale qui conduit ensuite aux tribunaux créés pour l’ex-Yougoslavie et pour le Rwanda, puis à une juridiction permanente.
1945L’accord de Londres et le statut du Tribunal militaire internationalC’est le texte qui fait entrer la catégorie de crime contre l’humanité dans le droit, quelques mois avant l’ouverture du procès de Nuremberg. Il permet de dater précisément une notion que l’on emploie souvent comme si elle avait toujours existé. Il porte aussi la première objection qu’on lui a opposée : ces chefs d’accusation ont été écrits par les vainqueurs après les faits, pour juger les vaincus.

De 1945 à 1990

DateRepèreCe qu’il permet de démontrer
1947Le plan de partage de la PalestineC’est le point de départ de l’objet de travail conclusif : une tentative de règlement conçue par une organisation internationale, acceptée par une partie et refusée par l’autre. Elle établit qu’un plan de paix élaboré à l’extérieur ne s’applique pas sans l’accord de ceux qu’il concerne, ce que les tentatives ultérieures retrouveront.
1947Création de la CIA aux États-UnisLe renseignement devient une administration permanente en temps de paix, avec un budget, un personnel et une doctrine, et non plus un service improvisé pour la durée d’une guerre. Le repère ouvre le jalon sur l’affrontement des services et montre que savoir ce que fait l’adversaire est tenu pour une capacité militaire à part entière.
1948La création de l’État d’Israël et la première guerre israélo-arabeCe repère ouvre la séquence des conflits israélo-arabes et fixe les questions que toutes les négociations ultérieures retrouveront : les frontières, le statut de Jérusalem et le sort des réfugiés. Il montre aussi qu’un armistice n’est pas une paix, puisque ce sont des lignes de cessez-le-feu, et non des frontières reconnues d’un commun accord, qui servent ensuite de référence.
1948La convention pour la prévention et la répression du crime de génocideElle donne au terme une définition juridique précise, qui n’est pas son usage courant : il y faut l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe comme tel. En copie, elle sert à justifier qu’on n’emploie pas le mot comme un synonyme de massacre, et elle fonde l’obligation d’agir dont on discute à propos des années quatre-vingt-dix.
1949Les conventions de GenèveElles forment le socle du droit international humanitaire et reposent sur un critère : la distinction entre le combattant et le civil. C’est précisément ce critère que rendent difficile à appliquer les conflits où l’un des adversaires n’est pas un État et ne porte pas d’uniforme, ce qui fait servir le repère à l’axe 1 autant qu’à l’axe 2.
1953 (signature)L’armistice de PanmunjomC’est le repère qui sépare l’arrêt des combats de la paix, distinction que les copies confondent. La ligne obtenue est une limite militaire issue d’un accord de cessation des hostilités, et non un tracé arrêté par un traité de paix : cela explique la permanence du dispositif et la difficulté à le normaliser.
1954-1962La guerre d’AlgérieC’est le cas du programme sur lequel on montre que les mémoires d’un même conflit sont plurielles et longtemps restées cloisonnées : appelés du contingent, combattants de l’indépendance, rapatriés, harkis, familles installées en France. Aucune de ces mémoires ne recouvre les autres, et leur reconnaissance publique n’est venue ni en même temps ni au même degré. Le sujet porte sur ces mémoires et sur l’écriture de l’histoire, non sur le déroulement des opérations.
1954 (adoptée le 14 mai, entrée en vigueur en 1956)La convention de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit arméElle fait entrer la destruction du patrimoine dans le droit international, alors qu’elle n’était jusque-là qu’un dommage parmi d’autres. Le repère ouvre la chaîne qui mène à la justice pénale : sans une règle écrite en 1954, on ne pourrait pas juger en 2016 une destruction commise en 2012.
13 mars 1954Création du KGB en Union soviétiqueLe repère donne au jalon son second acteur et rend visible une différence de structure : un seul organisme rassemble ici ce que les États-Unis répartissent entre plusieurs services, et il surveille l’intérieur autant qu’il renseigne sur l’extérieur. La comparaison des deux appareils vaut mieux, dans une copie, qu’une liste d’affaires d’espionnage.
1956La première force de maintien de la paix des Nations uniesC’est la naissance des casques bleus, c’est-à-dire d’un instrument que la Charte n’avait pas prévu : des contingents fournis par les États membres, déployés avec l’accord des parties et n’employant la force qu’en cas de légitime défense. Le repère sert à montrer que l’organisation a inventé ses moyens d’action en cours de route, et que ces moyens dépendent des États.
4 octobre 1957Mise en orbite de Spoutnik 1Un succès technique est lu comme la preuve de la supériorité d’un système de formation et de recherche, et non comme un exploit isolé. Le repère est le meilleur exemple du lien entre connaissance et puissance : la réponse américaine porte autant sur les écoles et les laboratoires que sur les fusées.
1962La crise des missiles de CubaC’est l’exemple de référence de la dissuasion nucléaire : l’arme n’est pas employée, mais sa seule existence commande la conduite des deux camps et les pousse à négocier. Le repère sert aussi à établir que l’affrontement direct entre deux puissances nucléaires est évité au profit de conflits menés ailleurs et par intermédiaires.
1962Les accords d’ÉvianIls ferment la guerre sur le terrain sans clore ses mémoires, et c’est là leur intérêt pour le thème. Les mesures d’amnistie prises en France dans les années qui suivent empêchent les poursuites et retardent d’autant l’examen public des faits. Le travail des historiens et les reconnaissances officielles n’interviennent donc que plusieurs décennies après le cessez-le-feu, à mesure que les archives s’ouvrent.
1967La résolution 242 du Conseil de sécuritéElle formule le principe dit de la terre contre la paix, que toutes les négociations ultérieures reprennent, et elle sert donc de cadre juridique commun à des parties qui ne s’accordent sur rien d’autre. Sa rédaction fait depuis l’objet de lectures divergentes : un texte de compromis peut être adopté précisément parce qu’il demeure imprécis.
1968Le traité sur la non-prolifération des armes nucléairesIl montre une autre manière d’organiser la paix : non par le règlement d’un conflit, mais par le contrôle des moyens de le mener. Il en montre aussi la limite, car il inscrit une inégalité durable entre les États et n’oblige pas ceux qui ne l’ont pas ratifié.
1971 (admission au service actif), 1972 (première patrouille)Entrée en service du premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins françaisIl donne le cas concret de ce que l’océan apporte à la dissuasion : un engin que l’on ne sait pas localiser ne peut pas être détruit en premier, donc la riposte reste possible et la menace reste crédible. La mer sert ici moins de route que de cachette.
1975L’acte final d’HelsinkiLe texte fournit la formule la plus citable du thème : l’intangibilité y est un engagement politique, pas une interdiction de tout changement. Il permet de tenir ensemble la stabilité des tracés européens et les recompositions qui ont suivi, sans se contredire.
1979Le traité de paix entre l’Égypte et IsraëlC’est le premier traité de paix conclu entre Israël et un État arabe, et il a tenu : le repère est donc l’argument à opposer à l’idée que toute négociation aurait échoué dans la région. Il sert à mesurer ce qu’une médiation extérieure peut obtenir, et à rappeler qu’un accord entre deux États peut laisser entière la question palestinienne.

Depuis 1990

DateRepèreCe qu’il permet de démontrer
1991La guerre du Golfe de 1991C’est le cas d’école de la sécurité collective telle que la Charte l’avait prévue : une agression entre États, une autorisation du Conseil de sécurité, un objectif limité et atteint. Le repère ne prend toute sa valeur qu’en comparaison, puisque c’est à lui que l’on mesure l’intervention de 2003, conduite sans autorisation équivalente.
1993Les accords d’OsloC’est l’exemple d’une méthode de négociation : commencer par ce sur quoi l’accord est possible et différer le reste, en pariant sur la confiance que les premiers pas feront naître. Le repère sert surtout à montrer la limite de cette méthode, puisque les questions renvoyées à plus tard sont restées sans règlement.
1993La création du Tribunal pénal international pour l’ex-YougoslavieC’est la première juridiction pénale internationale créée depuis l’après-guerre, et la première instituée par un organe des Nations unies alors que le conflit se poursuit. Elle produit une jurisprudence, forme des équipes d’enquêteurs et rassemble des archives considérables. C’est ce qui en fait le précédent direct de la juridiction permanente créée à la fin des années quatre-vingt-dix, et une source pour les historiens du conflit.
1994Le génocide des Tutsi au RwandaC’est l’échec le plus lourd de la sécurité collective, et il commande une grande partie de la réflexion des années suivantes. De ce constat sortent un tribunal pénal international pour le Rwanda, la révision des mandats confiés aux opérations de maintien de la paix, et plus tard le principe selon lequel la communauté internationale doit agir quand un État ne protège pas sa population.
1994La création du Tribunal pénal international pour le RwandaIl établit qu’une justice internationale ne juge qu’un très petit nombre d’accusés, choisis parmi les organisateurs présumés, et qu’elle laisse donc entière la question des exécutants, bien plus nombreux. C’est exactement l’articulation que l’axe 2 demande d’établir entre l’échelle internationale et l’échelle locale, et ce qui explique le recours à une autre forme de justice à l’intérieur du pays.
1995Les accords de DaytonIls montrent ce qu’est une paix imposée par une pression extérieure et garantie par des troupes étrangères : les combats cessent, mais l’État qui en sort reste organisé selon les lignes du conflit. Le repère est celui par lequel on distingue l’arrêt des combats du règlement politique : la première condition est ici remplie, la seconde ne l’est qu’en partie.
1997-2006Les mandats de Kofi Annan à la tête des Nations uniesCes deux mandats sont le cadre chronologique du jalon de l’axe 2 : ils permettent de tenir ensemble ce que l’organisation parvient à faire, prévenir, servir de médiateur, déployer des forces et secourir des populations, et ce à quoi elle se heurte, le veto au Conseil de sécurité et sa dépendance à l’égard des moyens que les États veulent bien lui donner.
1998Le statut de Rome et la Cour pénale internationaleIl achève le mouvement ouvert à Nuremberg en installant une juridiction permanente, et non plus un tribunal créé après coup pour un conflit donné. Sa limite fournit le meilleur argument de la copie : elle ne peut juger que dans les situations que les États parties ou le Conseil de sécurité lui ouvrent, et plusieurs grandes puissances ne l’ont pas rejointe.
1998Le jugement AkayesuIl fait passer la convention de 1948 de l’état de texte à celui de droit appliqué : cinquante ans après son adoption, le crime qu’elle définissait est jugé pour la première fois à l’échelle internationale. Le jugement retient en outre les violences sexuelles parmi les actes constitutifs du génocide, ce qui élargit durablement la jurisprudence des tribunaux qui suivent.
2001Les attentats du 11 septembre 2001C’est le repère central de l’axe 1 : un acteur non étatique frappe la première puissance militaire du monde, qui lui répond par une guerre. Il oblige à discuter le modèle de Clausewitz, puisque l’adversaire n’est pas un État, ne tient pas de territoire à ce moment et ne poursuit pas un objectif que l’on pourrait régler par un traité.
2003La guerre d’IrakLe repère est fait pour être comparé à celui de 1991 : même région, même adversaire, mais une intervention sans mandat et une guerre qui change de nature une fois le régime tombé. Il sert à démontrer qu’une victoire militaire rapide ne règle rien par elle-même, et à mesurer ce que le contournement du Conseil de sécurité coûte au multilatéralisme.
2005La responsabilité de protégerC’est l’aboutissement du chemin parcouru depuis les échecs des années quatre-vingt-dix : la souveraineté y est présentée comme une responsabilité envers sa population, et non plus seulement comme une protection contre l’intervention extérieure. La mise en oeuvre reste soumise à l’accord du Conseil de sécurité, ce qui explique que le principe soit invoqué de façon très inégale.
avril et mai 2007Cyberattaques contre l’EstonieUn pays très dépendant de ses services en ligne est paralysé sans qu’un coup de feu soit tiré. Le repère montre la vulnérabilité que crée la numérisation d’une administration, et il explique l’installation à Tallinn, l’année suivante, d’un centre d’expertise de l’OTAN consacré à la cyberdéfense.
2010Découverte du logiciel malveillant StuxnetUne attaque informatique produit des dégâts matériels sur une installation industrielle, et non plus seulement un vol de données ou une interruption de service. Le repère fait passer le cyberespace du domaine de la criminalité à celui du sabotage, et il pose la question, non tranchée en droit, du seuil à partir duquel une telle action relève de l’acte de guerre.
2012 (juin et juillet)Les destructions de mausolées à TombouctouIl montre qu’un bien est attaqué pour ce qu’il représente aux yeux d’une population, et non pour sa valeur marchande. Le repère sert à démontrer que la question patrimoniale est une composante du conflit lui-même, et que la reconstruction, en associant les habitants, participe autant du rétablissement de la paix que du chantier de maçonnerie.
2014La proclamation d’un califat par l’organisation État islamiqueLe cas relance la discussion de l’axe 1 : un acteur non étatique administre un territoire, y prélève des ressources et met sur pied une force organisée, tout en recourant au terrorisme et à une propagande diffusée en ligne. Il établit que la ligne entre acteurs étatiques et non étatiques ne recouvre pas celle entre guerre régulière et guerre irrégulière.
2016Sentence arbitrale sur la mer de Chine méridionaleC’est le repère qui sépare le droit de son exécution : une juridiction internationale peut dire le droit, elle ne dispose d’aucun moyen de contrainte contre un État qui s’y refuse. À placer dans tout sujet portant sur les limites de la gouvernance des espaces communs.
2016 (jugement rendu le 27 septembre)Le jugement de la Cour pénale internationale sur les destructions de TombouctouIl fait de la destruction du patrimoine un crime jugé pour lui-même, et non l’accessoire d’un autre. Le repère referme la chaîne ouverte en 1954 : une règle écrite, un crime qualifié, une juridiction qui l’applique. Il sert dans un devoir sur la protection comme dans un devoir sur la justice internationale, et donne une conclusion solide au jalon malien.
2017Création du commandement de la cyberdéfense françaisLe cyberespace est reconnu comme un milieu d’opérations militaires, au même titre que la terre, la mer, l’air et l’espace. Le repère complète le cas français demandé par le jalon : une agence civile d’un côté, une chaîne militaire de l’autre, une séparation qui distingue l’organisation française de modèles étrangers réunissant les deux.

Questions fréquentes

Quelles dates faut-il retenir sur guerre et paix ?

Ce thème demande environ 52 repères. Les retenir sans savoir ce qu’ils démontrent ne sert à rien : c’est la portée qui se place dans une copie, pas la date.

Faut-il citer des dates précises en dissertation ?

Oui, un exemple daté et localisé vaut bien mieux qu’une allusion vague. Mais une date fausse coûte plus cher qu’une date absente : dans le doute, écrivez le fait sans l’année.

Pour aller plus loin