Le jour du Grand Oral : le déroulé de l’épreuve
Le Grand Oral se joue en deux temps de parole, après vingt minutes de préparation. Voici ce qui se passe, dans l’ordre, et ce que le règlement autorise vraiment : le support, le tableau, et ce que le jury a le droit de vous demander.
Avant d’entrer dans la salle
Présentez-vous en avance : les passages s’enchaînent. Emportez votre convocation, une pièce d’identité et de quoi écrire.
Vous remettez au jury la feuille portant vos deux questions, signée par vos professeurs de spécialité et frappée du cachet de votre établissement d’origine.
Les deux examinateurs ne sont pas vos professeurs. Ils sont choisis parmi les correcteurs et examinateurs de l’académie.
Vous n’êtes pas informé de la composition du jury. Vous savez seulement que l’un des deux enseigne la spécialité de la question retenue. L’autre relève d’une autre discipline, et peut être professeur documentaliste.
Le jury choisit l’une de vos deux questions
Vous présentez deux questions. Le jury en retient une, et une seule. Ce choix ne vous appartient pas.
Vos deux questions ne peuvent pas reposer sur le même enseignement de spécialité. Chacune s’adosse à une spécialité distincte, ou aux deux à la fois. Rien ne garantit donc que ce soit votre question de HGGSP qui sera retenue : les deux se préparent avec le même soin. Une question de réserve se voit dès les premières phrases.
Un thème de terminale hors de la rotation de l’écrit reste mobilisable ici : le Grand Oral n’y est pas soumis. Les thèmes évaluables à l’écrit ne bornent pas votre question.
Les vingt minutes de préparation
La préparation se déroule en principe dans une autre salle, sous surveillance. Vingt minutes, c’est court, et c’est suffisant si vous savez à quoi les employer.
- Votre plan, en trois ou quatre moments, avec la phrase qui ouvre chacun.
- Les exemples précis que vous citerez : ils distinguent un exposé d’un propos général.
- Votre première et votre dernière phrase, rédigées : ce sont celles que l’on retient.
- La fin, pour les questions que le jury posera.
Vous pouvez réaliser un support, sur papier : des notes, un plan, au besoin un schéma. Il est facultatif et son absence ne coûte aucun point. Il sert votre parole, mais vous pouvez le montrer au jury. Le jury ne peut ni le conserver ni l’évaluer.
Rien d’autre n’est admis : ni support numérique, ni réalisation préparée pendant l’année. La calculatrice est exclue, en préparation comme pendant l’épreuve.
Les dix minutes de présentation
Vous parlez dix minutes, debout, sauf aménagement prévu pour les candidats à besoins particuliers.
Le texte attend trois choses : les motivations qui vous ont conduit à choisir cette question, la question elle-même, puis la réponse que vous y apportez. La première n’est pas une politesse.
Le jury attend un exposé construit, non une récitation. Un plan solide tient en quatre temps.
- D’où vient votre question. Un fait concret suffit à l’ancrer.
- Ce qu’elle met en tension : deux logiques qui s’opposent.
- Ce que vous en dites, appuyé sur des exemples datés et situés.
- Ce que vous en concluez, et ce qu’elle laisse ouvert.
Un exposé trop court laisse une impression de vide ; un exposé interrompu laisse sa conclusion en suspens.
Les dix minutes d’échange
L’échange dure dix minutes. Vous êtes assis ou debout, à votre choix.
Le jury peut vous interroger sur toute partie du programme du cycle terminal de vos spécialités, dès lors que la question se rattache à votre exposé. En HGGSP, cela couvre les six thèmes de terminale, rotation ou non, et le programme de première.
C’est là que l’on gagne le plus : un exposé récité masque parfois une compréhension fragile, l’échange non. Les questions sont prévisibles :
- Définir une notion que vous avez employée : la puissance, la souveraineté, la mémoire.
- Préciser un exemple : de quand date-t-il, où se situe-t-il, quels en sont les acteurs.
- Dire d’où vient votre information, et ce qui la rend fiable.
- Répondre à qui soutiendrait l’inverse.
Votre propos doit tenir devant un spécialiste comme devant un non-spécialiste : définissez vos notions en une phrase simple.
Vous disposez d’un tableau, dont vous vous servez si vous le voulez. Le jury ne peut pas vous demander d’écrire, ni au tableau ni sur une feuille, pour répondre à ses questions.
Le trac, les blancs, les questions sans réponse
Ne pas savoir répondre arrive à presque tout le monde, et ce n’est pas éliminatoire. Dites-le en une phrase, puis donnez ce que vous savez d’approchant : une notion voisine, un exemple proche.
Ce qui coûte cher, c’est d’inventer. Une date fausse, un auteur attribué au hasard : le jury l’entend. Un blanc de quelques secondes, lui, ne s’entend presque pas.
S’entraîner à voix haute, debout, devant quelqu’un, change plus de choses que de relire ses fiches.
Questions fréquentes
Combien de temps dure le Grand Oral ?
Vingt minutes de préparation, puis vingt minutes d’épreuve : dix minutes de présentation, dix minutes d’échange. Depuis la session 2024, il n’y a plus de troisième temps.
Est-ce qu’on choisit sa question le jour du Grand Oral ?
Non. Vous présentez deux questions, et c’est le jury qui retient celle que vous traiterez. Les deux se préparent avec le même soin.
Peut-on avoir ses notes pendant le Grand Oral ?
Oui, mais seulement le support que vous réalisez sur papier pendant la préparation. Le jury ne peut ni le conserver ni l’évaluer. Les réalisations préparées pendant l’année, les supports numériques et la calculatrice sont exclus.
Le Grand Oral porte-t-il forcément sur la HGGSP ?
Non. Vos deux questions reposent sur des spécialités distinctes, et le jury choisit celle qu’il retient. Pendant l’échange, il peut vous interroger sur toute partie du programme du cycle terminal de vos spécialités.
Que faire si on ne sait pas répondre à une question du jury ?
Dites que vous ne savez pas, puis proposez ce que vous savez d’approchant : une notion voisine, un exemple proche. N’inventez ni date ni référence : le jury l’entend.
Pour aller plus loin
- Choisir sa question de Grand Oral Ce qui fait une question qui tient dix minutes.
- Des exemples de questions Thème par thème, avec ce qu’il faut en faire.
- Les thèmes évaluables à l’écrit La rotation annuelle, qui ne s’applique pas à l’oral.
- Les épreuves et les coefficients Ce que pèse le Grand Oral dans la note finale.
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