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HGGSP Révision

Concurrence mémorielle et reconnaissance : quelle différence ?

Deux notions du programme de HGGSP que l’on prend l’une pour l’autre, travaillées dans les thèmes Histoire et mémoires. Voici ce qui les sépare, et comment employer le mot juste.

Ce qui les sépare

La rivalité naît de la rareté supposée de l’acte public : plusieurs groupes le demandent, et chacun craint que l’autre l’obtienne à sa place.

Concurrence mémorielle

Rivalité entre des groupes qui demandent chacun que la souffrance inscrite dans leur passé soit reconnue en priorité par la société et par l’État.

Des associations issues de groupes différents peuvent demander en même temps une journée commémorative et une loi qui les concerne.

Reconnaissance

Acte public par lequel une autorité admet la réalité d’un fait du passé, en désigne les responsables et confère aux personnes qui l’ont subi leur qualité de victimes.

Un discours officiel qui nomme un crime commis par l’État marque souvent une étape décisive pour les familles.

Les deux côte à côte

Concurrence mémorielleReconnaissance
NatureNotionNotion
Au programmeHistoire et mémoiresHistoire et mémoires

Les exemples qui les incarnent

  • La répression du 17 octobre 1961 à Paris Le 17 octobre 1961 montre qu’un État peut effacer un événement de la mémoire publique, et que cet effacement devient lui-même un objet d’histoire. Cet exemple met en jeu concurrence mémorielle.
  • Les harkis, une mémoire longtemps sans reconnaissance Ils montrent que la guerre d’Algérie n’a pas une mémoire mais plusieurs, portées par des groupes aux demandes opposées : appelés du contingent, rapatriés, immigrés algériens et leurs descendants ne réclament pas la même chose. Cet exemple met en jeu concurrence mémorielle.
  • Le Kurdistan irakien Un peuple sans État peut obtenir une autonomie territoriale réelle sans jamais obtenir la reconnaissance internationale qui ferait de lui un État. Cet exemple met en jeu reconnaissance.
  • L’UNRWA, agence des Nations unies pour les réfugiés de Palestine Il montre qu’un dispositif humanitaire conçu comme provisoire peut devenir une institution durable, et que cette durée est en elle-même la mesure de l’échec des tentatives de résolution du conflit. Cet exemple met en jeu reconnaissance.

Ne plus se tromper en copie

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre concurrence mémorielle et reconnaissance ?

La rivalité naît de la rareté supposée de l’acte public : plusieurs groupes le demandent, et chacun craint que l’autre l’obtienne à sa place.

Comment définir concurrence mémorielle ?

Rivalité entre des groupes qui demandent chacun que la souffrance inscrite dans leur passé soit reconnue en priorité par la société et par l’État.

Comment définir reconnaissance ?

Acte public par lequel une autorité admet la réalité d’un fait du passé, en désigne les responsables et confère aux personnes qui l’ont subi leur qualité de victimes.

Pour aller plus loin