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HGGSP Révision

Droit d’ingérence et non-ingérence : quelle différence ?

Deux notions du programme de HGGSP que l’on prend l’une pour l’autre, travaillées dans les thèmes Guerre et paix, Puissances internationales. Voici ce qui les sépare, et comment employer le mot juste.

Ce qui les sépare

Le droit d’ingérence est précisément ce que l’on a avancé contre ce principe à la fin du XXe siècle, lorsqu’une population est en péril dans son propre pays.

Droit d’ingérence

Possibilité, avancée à la fin du XXe siècle, pour des États ou des organisations d’intervenir dans un pays sans son accord lorsque sa population est en péril.

La notion est portée par des organisations de secours avant d’être discutée par les États.

Non-ingérence

Principe selon lequel aucun État ne peut se mêler des affaires intérieures d’un autre. La Charte des Nations unies le prolonge en interdisant à l’Organisation elle-même d’intervenir dans ce qui relève essentiellement de la compétence nationale d’un État.

Les traités de Westphalie de 1648 posent ensemble l’équilibre des puissances, la souveraineté nationale et le refus de se mêler des affaires d’autrui.

Les deux côte à côte

Droit d’ingérenceNon-ingérence
NatureNotionNotion
Au programmeGuerre et paixGuerre et paix, Puissances internationales

Les exemples qui les incarnent

  • Les zones d’exclusion aérienne en Irak Protéger une population contre son propre gouvernement remet en cause la souveraineté de l’État, ce qui est le coeur du débat sur le droit d’ingérence. Cet exemple met en jeu droit d’ingérence.
  • L’intervention en Libye et la responsabilité de protéger La Libye montre que la responsabilité de protéger peut se traduire par une autorisation d’emploi de la force votée par le Conseil de sécurité. Cet exemple met en jeu droit d’ingérence.

Ne plus se tromper en copie

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre droit d’ingérence et non-ingérence ?

Le droit d’ingérence est précisément ce que l’on a avancé contre ce principe à la fin du XXe siècle, lorsqu’une population est en péril dans son propre pays.

Comment définir droit d’ingérence ?

Possibilité, avancée à la fin du XXe siècle, pour des États ou des organisations d’intervenir dans un pays sans son accord lorsque sa population est en péril.

Comment définir non-ingérence ?

Principe selon lequel aucun État ne peut se mêler des affaires intérieures d’un autre. La Charte des Nations unies le prolonge en interdisant à l’Organisation elle-même d’intervenir dans ce qui relève essentiellement de la compétence nationale d’un État.

Pour aller plus loin