Justice restaurative et tribunal pénal international pour le rwanda (tpir) : quelle différence ?
Deux notions du programme de HGGSP que l’on prend l’une pour l’autre, travaillées dans les thèmes Histoire et mémoires. Voici ce qui les sépare, et comment employer le mot juste.
Ce qui les sépare
Une juridiction internationale juge un petit nombre de responsables ; les dispositifs locaux visaient l’aveu, la reconnaissance et le lien social.
Justice restaurative
Manière de traiter une infraction qui cherche d’abord la reconnaissance du tort causé, la réparation du dommage et le rétablissement du lien entre l’auteur et la victime.
Des juridictions locales ont été rouvertes après un crime de masse pour recueillir aveux et demandes de pardon devant la communauté.
Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR)
Juridiction créée par le Conseil de sécurité des Nations unies afin de juger les principaux responsables du génocide des Tutsis, commis en 1994 dans ce pays d’Afrique des Grands Lacs.
Date de référence : 1994.
Il a jugé un nombre limité de responsables, tandis que des juridictions locales traitaient la masse des dossiers.
Les deux côte à côte
| Justice restaurative | Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) | |
|---|---|---|
| Nature | Notion | Institution |
| Au programme | Histoire et mémoires | Histoire et mémoires |
Les exemples qui les incarnent
- Les juridictions gacaca au Rwanda Elles montrent qu’un crime de masse déborde la capacité de toute justice ordinaire, et qu’un État peut inventer une juridiction d’exception pour sortir de l’impasse. Cet exemple met en jeu justice restaurative.
- La commission de la vérité et de la réconciliation en Afrique du Sud Cette commission montre qu’une société sortant d’un régime de violence peut préférer une vérité établie publiquement à une punition systématique. Cet exemple met en jeu justice restaurative.
- Le tribunal pénal international pour le Rwanda, à Arusha Il montre que la justice internationale qualifie autant qu’elle punit : c’est le juge qui établit qu’il y a eu génocide, et cette qualification devient un fait opposable à ceux qui le nient. Cet exemple met en jeu tribunal pénal international pour le rwanda (tpir).
- Les gacaca dans l’ensemble des réponses judiciaires au génocide des Tutsi Il montre qu’une seule juridiction ne suffit jamais devant un crime de masse, et qu’une politique de justice se décrit par l’articulation de plusieurs échelles. Cet exemple met en jeu tribunal pénal international pour le rwanda (tpir).
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Questions fréquentes
Quelle est la différence entre justice restaurative et tribunal pénal international pour le rwanda (tpir) ?
Une juridiction internationale juge un petit nombre de responsables ; les dispositifs locaux visaient l’aveu, la reconnaissance et le lien social.
Comment définir justice restaurative ?
Manière de traiter une infraction qui cherche d’abord la reconnaissance du tort causé, la réparation du dommage et le rétablissement du lien entre l’auteur et la victime.
Comment définir tribunal pénal international pour le rwanda (tpir) ?
Juridiction créée par le Conseil de sécurité des Nations unies afin de juger les principaux responsables du génocide des Tutsis, commis en 1994 dans ce pays d’Afrique des Grands Lacs.
Pour aller plus loin
- Le lexique de HGGSP Toutes les notions du programme, définies et distinguées.