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HGGSP Révision

Garder ou abandonner HGGSP en fin de première ?

En fin de première, une spécialité sur trois s’arrête. Cette page n’est pas là pour vous dire de garder HGGSP : elle est là pour vous aider à décider, dans le bon ordre, avec les bons critères.

Ce que devient la spécialité abandonnée

Abandonner une spécialité ne l’efface pas de votre baccalauréat. Elle change de statut, et c’est tout.

  • Elle n’a pas d’épreuve terminale. Vous ne composerez pas dessus, et elle ne pèse pas 16 dans le total.
  • Elle compte au contrôle continu, par vos moyennes de bulletin de première.
  • Elle reste visible dans votre dossier. Les bulletins de première sont transmis aux formations du supérieur, avec leurs appréciations.

Deux conséquences. On ne relâche pas la spécialité qu’on abandonne : un troisième trimestre saboté coûte deux fois. Et une spécialité abandonnée avec de bons résultats reste un argument au dossier.

Regardez d’abord l’après, la note ensuite

C’est la règle la plus importante de cette page, et elle est presque toujours prise à l’envers. La plupart des élèves partent de leur moyenne, puis cherchent quelles études elle autorise. Faites le contraire.

  1. Commencez par ce que vous envisagez après le lycée, même vaguement, même avec trois pistes sans rapport entre elles.
  2. Regardez ce que ces pistes attendent. Les attendus des formations sont publics, et certaines recommandent explicitement des enseignements.
  3. Ne regardez votre moyenne qu’en troisième, pour arbitrer entre deux options également compatibles avec le point 1.

La raison est simple : une moyenne se redresse en un an de travail ciblé, une spécialité abandonnée ne se reprend pas.

Les mauvaises raisons d’abandonner

Elles se ressemblent toutes : des raisons de fin d’année, prises sur une impression, pour une décision qui engage deux ans.

  • Une mauvaise note ponctuelle. Une dissertation ratée en mars n’est pas un verdict. Regardez la tendance, et surtout si vos notes montent quand vous travaillez la méthode : c’est le seul indicateur qui prédit quelque chose.
  • Un professeur qui ne vous convient pas. Vous n’aurez pas forcément le même en terminale. Abandonner une matière à cause d’une personne, c’est laisser quelqu’un décider de vos études à votre place.
  • La réputation de difficulté. Ce qui compte, c’est ce qui vous coûte à vous, pas la rumeur du couloir : voyez la spé HGGSP est-elle difficile ?.
  • « C’est la spé sans débouché ». C’est faux : voyez quelles études après HGGSP.

Les bonnes raisons d’abandonner

Il y en a trois, parfaitement légitimes. Abandonner HGGSP pour l’une d’elles n’est pas un échec, c’est une décision.

  1. Votre projet d’études réclame l’autre spécialité. Certaines poursuites s’appuient sur des enseignements précis, et s’en priver impose un rattrapage lourd.
  2. La charge de travail est intenable. Non pas lourde : intenable. Vos autres matières décrochent, l’année se passe dans l’urgence. Deux spécialités bien tenues valent mieux que trois subies.
  3. Une autre spécialité vous sert davantage. Pas « vous plaît davantage un jour de mai », mais vous sert : elle correspond mieux à ce que vous visez.

Ces trois raisons ont un point commun : aucune ne parle de la note du dernier devoir. Elles parlent de projet, de temps et d’utilité.

Cinq questions pour décider

Prenez-les dans l’ordre, par écrit. Cinq minutes suffisent, à condition d’être honnête.

  1. Qu’est-ce que je vise après le baccalauréat, même approximativement ? Si vous n’en savez rien, gardez la combinaison la plus ouverte : HGGSP en fait généralement partie.
  2. Une des trois spécialités est-elle explicitement attendue par ce que je vise ? Si oui, elle reste, et l’arbitrage se fait entre les deux autres.
  3. Dans quelle spécialité est-ce que je progresse quand je travaille ? Pas celle où j’ai la meilleure moyenne : celle où l’effort paie. Ce n’est pas toujours la même.
  4. Est-ce que je supporte de rédiger longuement ? Tout s’évalue à l’écrit, sur quatre heures. Si écrire une page est une épreuve en soi, six heures par semaine le seront aussi.
  5. Est-ce que je tiendrai deux ans dessus ? L’année de terminale est plus dense et plus abstraite. Choisir en juin une spécialité qu’on aime à peine, c’est signer pour douze mois difficiles.

Dernière vérification : parlez-en à votre professeur de la spécialité. Il voit vos copies, il connaît le programme de terminale, et son avis vaut mieux qu’un forum.

Les situations les plus fréquentes

Quatre cas reviennent chaque année en fin de première. Voici ce qu’ils indiquent.

Votre situationCe qu’elle suggère
Moyenne correcte, mais la matière ne vous intéresse pasDeux ans d’ennui à six heures par semaine se paient cher.
Moyenne moyenne, mais vous aimez la matière et vous progressezArgument fort pour garder : c’est le profil qui décolle en terminale.
Moyenne élevée obtenue par coeur, sans aimer rédigerPrudence : l’exigence de rédaction monte, et la restitution ne suffira plus.
Vous croulez sous les trois spécialitésAbandonnez celle qui sert le moins à votre projet, pas celle où la note est la plus basse.

Quand et comment la décision se prend

La décision se prépare pendant le dernier trimestre de première, dans le dialogue avec le lycée. Le conseil de classe donne un avis ; le choix revient à l’élève et à sa famille. Les échéances varient d’un établissement à l’autre.

Deux points se vérifient auprès de votre lycée : la combinaison visée est-elle compatible avec les emplois du temps, et quelles possibilités de changement existent après la rentrée. Elles sont très encadrées : décidez comme si elles n’existaient pas.

Le calendrier complet, du choix de fin de seconde jusqu’au Grand Oral, est récapitulé dans le calendrier des épreuves.

Questions fréquentes

Que devient la spécialité abandonnée en fin de première ?

Elle n’a pas d’épreuve terminale, mais elle compte au contrôle continu par vos moyennes de bulletin de première, et elle reste visible dans le dossier transmis aux formations du supérieur.

Faut-il abandonner HGGSP si on a une moyenne moyenne ?

Pas sur ce seul critère. Une moyenne se redresse en un an de travail ciblé, une spécialité abandonnée ne se reprend pas. Regardez d’abord si HGGSP sert à ce que vous visez.

Peut-on reprendre une spécialité abandonnée en terminale ?

Non, sauf cas exceptionnel très encadré par l’établissement. Décidez comme si la porte se fermait, et vérifiez auprès de votre lycée ce qui reste possible.

Qui décide de la spécialité abandonnée ?

Le conseil de classe donne un avis en fin de première, mais le choix appartient à l’élève et à sa famille. L’offre du lycée et l’emploi du temps peuvent limiter les combinaisons possibles.

Pour aller plus loin