Sujets de bac tombés sur le thème 6, l’enjeu de la connaissance
Le dernier thème du programme fournit le moins de sujets, et il n’est évaluable qu’une année sur deux. Ses intitulés se répètent beaucoup d’une session à l’autre. Voici ce qui est tombé depuis 2021.
Ce que pèse ce thème dans les sujets
Les sujets rassemblés pour les sessions 2021 à 2026 comptent 307 exercices. 34 portent sur ce thème, soit 11 pour cent. C’est le thème de terminale le moins servi.
Ils se partagent en 20 dissertations et 14 études critiques. Le thème n’est évaluable à l’écrit que les années de session impaires, depuis la rotation des thèmes applicable à compter de la session 2026.
Le relevé ne compte aucun exercice de ce thème aux sessions 2022 et 2026. La session 2026, première de la rotation, n’a porté que sur les thèmes 1, 2, 3 et 5.
| Partie du programme | Exercices |
|---|---|
| Introduction | 1 |
| Axe 1. Produire et diffuser des connaissances | 6 |
| Axe 2. La connaissance, enjeu politique et géopolitique | 15 |
| Objet de travail conclusif. Le cyberespace : conflictualité et coopération entre les acteurs | 12 |
L’axe 2 et l’objet de travail conclusif pèsent à eux deux vingt-sept exercices sur trente-quatre. Si votre temps est compté, commencez par l’axe 2.
Ce que les intitulés demandent le plus souvent
Alignez les vingt dissertations : onze nomment l’État dans leur intitulé, plus d’une sur deux. C’est la première entrée du thème, non pas le savoir en général, mais ce que les États en font : le produire, le diffuser, le contrôler, le protéger, le dérober.
Deuxième trait : les bornes chronologiques sont larges, « à partir du XXe siècle » ou « des années 1950 à nos jours ». Le correcteur attend des exemples datés, pas un récit continu.
Les angles récurrents en dissertation
Cinq formulations reviennent.
- La connaissance comme outil de puissance. Le sujet demande un lien, pas un catalogue : « Connaissance et puissance des États, un lien fondamental. » (Amérique du Nord, 2025).
- Le contrôle et la diffusion du savoir. Deux verbes à tenir ensemble : « Quels moyens les États mettent-ils en œuvre pour diffuser et contrôler la connaissance ? » (Amérique du Sud, 2023).
- La circulation de la connaissance et ses obstacles. « La production et la circulation de la connaissance connaissent-elles des frontières ? » (Métropole, 2023).
- L’accès au savoir et le développement. L’angle est social autant que géopolitique : « L’accès à la connaissance, un enjeu pour les sociétés et les États à partir du XXe siècle. » (Polynésie, 2023).
- La construction et la protection du savoir. « Comment construire et protéger la connaissance ? » (Métropole, 2021).
Le cyberespace, le cœur de l’objet de travail conclusif
Sur les trente-quatre exercices du thème, quatorze portent sur le cyberespace, en dissertation comme en étude critique, souvent en toutes lettres dans l’intitulé.
- « Le cyberespace : quelles réalités et quels défis ? » (Métropole, 2021)
- « Quels défis le cyberespace représente-t-il pour les États ? » (sujet spécimen, 2023)
- « Le cyberespace, acteurs et enjeux » (Polynésie, 2025)
Un cas domine, la cyberdéfense française, jusque dans l’intitulé : « La cyberdéfense : un enjeu pour la souveraineté nationale de la France » (Amérique du Nord, 2025).
Préparez-le avec précision : acteurs publics, doctrine officielle, attaques subies, coopération européenne.
Ce qui tombe en étude critique, et avec quels documents
Les quatorze études critiques du thème se concentrent : sept relèvent de l’objet de travail conclusif, dix touchent au cyberespace. D’où des documents surtout récents et officiels, et peu d’images anciennes.
- Textes de doctrine et discours officiels de défense, dont le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.
- Pages institutionnelles et travaux de chercheurs en géopolitique du numérique.
- Articles de presse sur une cyberattaque précise, datés.
- Cartes et infographies d’atlas, sur la guerre froide ou sur les réseaux.
- Plus rarement une image : une peinture de salle de classe au XIXe siècle, une une de journal de 1945, une photographie d’archives.
La consigne est souvent longue et fléchée : elle vous dit ce qu’il faut montrer. Suivez-la mot à mot, puis rendez l’analyse critique, nature, auteur, date et intention comprises. Voyez la méthode de l’étude critique.
Les pièges propres à ce thème
- Traiter le cyberespace comme un sujet de technologie. Ce qu’on attend est géopolitique : des acteurs, des territoires, des infrastructures, des rapports de force.
- Oublier l’État. Onze dissertations sur vingt le nomment. Un devoir qui ignore la puissance publique passe à côté.
- Ne réviser que le cyberespace. L’axe 2 fournit plus d’exercices que l’objet conclusif : le renseignement de la guerre froide et le contrôle de la connaissance par les États ont donné des sujets entiers.
- Rester dans le présent. Plusieurs intitulés remontent au XXe siècle, un à la fin du XIXe.
- Confondre diffuser et contrôler. Les sujets demandent souvent les deux dans la même question.
La production graphique reste facultative et son absence ne pénalise pas. Le contenu du thème est dans sa page de programme.
Questions fréquentes
Quels sujets sont déjà tombés sur l’enjeu de la connaissance ?
Trente-quatre exercices depuis la session 2021, dont vingt dissertations. Les angles qui reviennent : la connaissance comme outil de puissance, le contrôle et la diffusion du savoir par les États, l’accès au savoir comme enjeu de développement.
Le thème 6 tombe-t-il tous les ans au bac de HGGSP ?
Non. Depuis la session 2026, il n’est évaluable à l’écrit que les années de session impaires. Il reste enseigné chaque année, et il reste mobilisable au Grand Oral.
Quelle partie du thème 6 tombe le plus souvent ?
L’axe 2, la connaissance comme enjeu politique et géopolitique, avec quinze exercices sur trente-quatre. Vient ensuite l’objet de travail conclusif sur le cyberespace, avec douze. L’axe 1 en fournit six.
Quels documents tombent en étude critique sur la connaissance ?
Surtout des textes récents : doctrine de défense, pages institutionnelles, travaux de chercheurs sur le cyberespace, articles de presse sur une cyberattaque. On trouve aussi des cartes d’atlas. Le sujet peut ne comporter qu’un seul document.
Le cyberespace est-il le seul sujet possible sur ce thème ?
Non. Quatorze exercices sur trente-quatre portent sur lui, mais le renseignement pendant la guerre froide, le contrôle de la connaissance par les États et l’accès à la connaissance ont fourni des sujets entiers.
Pour aller plus loin
- Le thème dans le programme Les notions, les jalons et les exemples à connaître.
- La méthode de l’épreuve Dissertation, étude critique, gestion des quatre heures.
- La dissertation
- L’étude critique de documents
- Les thèmes évaluables à l’épreuve La rotation, année paire et année impaire.
- Toutes les annales par thème