Aller au contenu
HGGSP Révision

Sujets de bac tombés sur le thème 3, histoire et mémoires

Ce thème n’est évaluable qu’une année sur deux, et la justice y pèse la moitié des exercices. Voici les 42 sujets tombés de 2021 à 2026, avec les intitulés authentiques.

Ce que pèse ce thème dans les sujets

Les sujets des sessions 2021 à 2026 comptent 307 exercices. 42 portent sur ce thème, soit près de 14 pour cent du total : 24 dissertations et 18 études critiques.

Ils ne viennent que de quatre sessions : 2021 et 2023 n’en ont donné aucun. Comptez une dizaine d’exercices par session évaluable.

L’étude critique fait plus de deux exercices sur cinq : réviser ce thème pour la seule dissertation est un mauvais calcul.

Il n’est évaluable à l’écrit que les années de session paires : vérifiez si la vôtre est concernée.

Partie du programmeExercices
Introduction. Histoire et mémoire, histoire et justice3
Axe 1. Histoire et mémoires des conflits10
Axe 2. Histoire, mémoire et justice21
Objet conclusif. Les mémoires du génocide des Juifs et des Tsiganes8

L’axe 2, celui de la justice, est la partie à réviser en premier.

La justice, la moitié du thème

L’axe 2 porte sur le jugement des crimes de masse : douze dissertations, neuf études critiques. Trois formulations y reviennent.

  • Juger, sans autre précision. « Juger les crimes de masse et les génocides depuis 1945 » (Métropole, 2024).
  • La question des échelles. « Juger les génocides et les crimes de masse, une justice uniquement internationale ? » (Amérique du Nord, 2022).
  • Les finalités de la justice. « Réparer les sociétés après un génocide : moyens et enjeux » (Centres étrangers, 2022).

La borne de départ change peu : cinq des douze dissertations de l’axe 2 s’ouvrent sur « depuis 1945 », une sixième sur « depuis Nuremberg ».

Deux échelles sont attendues : l’internationale, avec les tribunaux pénaux internationaux et la Cour pénale internationale ; la locale, avec les gacaca au Rwanda. Pour chacune, citez un procès et une limite.

L’échelle locale n’est pas un ornement : les gacaca apparaissent dans les documents de sept des dix-huit études critiques.

Les mémoires des conflits : une question d’acteurs

L’axe 1 donne dix exercices, dont quatre dissertations. Trois des quatre demandent de nommer les acteurs des mémoires.

  • « Les acteurs de la construction des mémoires. » (Métropole, 2026)
  • « La construction des mémoires des conflits : quels acteurs pour quelles finalités ? » (Centres étrangers, 2026)

Préparez une liste d’acteurs illustrables par un fait daté : l’État, les associations de victimes, les témoins, les historiens, la justice, l’école, le cinéma.

Ne réduisez pas cet axe à la guerre d’Algérie, qui donne trois de ses six études critiques. Celle de 2026, aux Antilles-Guyane, portait sur le débat historique autour des causes de la Première Guerre mondiale.

L’introduction du thème a donné trois dissertations, toutes en 2022, dont « L’État, seul acteur de la construction des mémoires ? » et une consigne rare : expliquer une citation de l’historien Pierre Nora.

L’objet conclusif : reconnaître et transmettre

L’objet de travail conclusif porte sur les mémoires du génocide des Juifs et des Tsiganes : huit exercices, dont cinq dissertations.

  • « Acteurs et enjeux de la construction des mémoires du génocide des Juifs et des Tsiganes depuis 1945. » (Centres étrangers, 2025)
  • « Comment conserver, écrire et transmettre les mémoires des génocides des Juifs et des Tsiganes ? » (Asie, 2026)

N’ajoutez pas de borne que l’intitulé ne donne pas : deux des huit seulement portent la mention « depuis 1945 ».

Trois verbes reviennent : reconnaître, construire, transmettre. Le sujet ne demande pas le récit du génocide, mais l’histoire de sa reconnaissance et de sa transmission : procès, textes officiels, mémoriaux, témoignages.

Ce qui tombe en étude critique, et avec quels documents

Les dix-huit études critiques se répartissent en trois blocs : neuf sur la justice, six sur les mémoires d’un conflit, trois sur le génocide des Juifs et des Tsiganes.

Onze portent deux documents, le plus souvent un texte d’analyse confronté à une trace de la mémoire vive.

  • Des textes d’historiens sur la guerre d’Algérie, les gacaca, le témoin ; trois sont signés Benjamin Stora.
  • Des photographies d’audience : une juridiction gacaca, la salle du procès Eichmann, qui revient trois fois.
  • Des discours officiels : le lancement des gacaca, l’inauguration d’un mémorial.
  • Des traces matérielles ou filmées : mémoriaux, pavés de mémoire, documentaires.

Les sept autres ne portent qu’un document : ne comptez pas sur la confrontation. La consigne demande une analyse critique : nature, auteur, date, intention. Voyez la méthode.

Les pièges propres à ce thème

  • Confondre histoire et mémoire. Une mémoire est un rapport vécu et sélectif au passé ; l’histoire est une démarche critique, qui met des sources à l’épreuve.
  • Traiter les mémoires comme une seule. Le pluriel domine les intitulés : elles sont plusieurs, et parfois concurrentes.
  • Raconter le conflit au lieu de sa mémoire. Un sujet sur la guerre d’Algérie attend ce que les sociétés en ont fait depuis.
  • Oublier les acteurs. Sans acteurs nommés, une copie ne répond pas aux sujets de l’axe 1.
  • Ignorer la borne de départ. La date qui ouvre l’intitulé est une consigne, pas un décor.

Un croquis reste facultatif, et son absence ne pénalise pas. Le contenu du thème est dans sa page de programme.

Questions fréquentes

Quels sujets sont déjà tombés sur histoire et mémoires ?

Quarante-deux exercices depuis 2021, dont vingt-quatre dissertations, sur quatre sessions seulement. Trois angles reviennent : juger les crimes de masse depuis 1945, les acteurs de la construction des mémoires, les mémoires du génocide des Juifs et des Tsiganes.

Le thème histoire et mémoires tombe-t-il tous les ans au bac de HGGSP ?

Non. Depuis la rotation des thèmes évaluables, il ne tombe à l’écrit que les années de session paires. Il reste enseigné, et mobilisable au Grand Oral.

Quelle partie du thème 3 tombe le plus souvent ?

L’axe 2, histoire, mémoire et justice, avec vingt et un exercices sur quarante-deux. Viennent ensuite l’axe 1, avec dix, puis l’objet de travail conclusif, avec huit.

Quelle est la différence entre histoire et mémoire au bac de HGGSP ?

Une mémoire est le rapport vécu et sélectif d’un groupe à son passé. L’histoire est une démarche critique, qui confronte des sources pour établir des faits. Presque tous les sujets du thème testent cette distinction.

Quels documents tombent en étude critique sur ce thème ?

Le plus souvent un texte d’analyse confronté à une trace de la mémoire vive : photographie d’audience, discours officiel, mémorial, film. Sept des dix-huit n’en portent qu’un seul.

Pour aller plus loin