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HGGSP Révision

Que dit Arnaud Blin ? Sa thèse, ses citations, ce qu’on lui oppose

Ce que soutient Arnaud Blin, en une phrase, puis ce que cette thèse permet de démontrer dans une copie et ce qu’on lui oppose. 1 citation vérifiée, chacune avec l’amorce qui la relie au sujet.

Sa thèse

Les traités de Westphalie ne se bornent pas à clore une guerre : ils installent les principes qui organiseront ensuite les rapports entre États, soit l’équilibre des puissances, l’inviolabilité de la souveraineté et la non-ingérence dans les affaires d’autrui.

Elle est développée dans 1648. La paix de Westphalie ou la naissance de l’Europe moderne.

Ce que cette thèse permet de démontrer

Une référence ne vaut que par ce qu’elle fait avancer dans un paragraphe. Voici les démonstrations que celle-ci autorise, et qu’une copie peut conduire jusqu’au bout.

  • Répondre à la question du premier jalon de l’axe 2 : ce qu’un traité de paix fabrique au-delà de l’arrêt des combats.
  • Nommer les trois principes légués par le système westphalien, qui reviennent ensuite dans tout le thème et dans le programme de première.
  • Relier Westphalie et l’Organisation des Nations unies : la sécurité collective se construit contre les limites de la paix par l’équilibre.

Ce qu’on lui oppose

Cette mise en place fut en réalité progressive. Les traités ne donnent pas la pleine souveraineté aux États de l’Empire, et l’expression de système westphalien est une lecture faite après coup. Dater de 1648 la naissance instantanée de l’État souverain est le piège le plus fréquent sur ce jalon.

C’est cette objection qui distingue une copie qui cite d’une copie qui pense. Convoquez la thèse, montrez ce qu’elle explique, puis dites où elle s’arrête : le correcteur voit alors un élève qui a lu, et non un élève qui a retenu un nom.

Les citations de Blin, vérifiées

Chaque citation est donnée avec son amorce, c’est-à-dire la phrase qui la relie au sujet. Sans elle, la citation reste un ornement, et le correcteur le sanctionne.

La paix de Westphalie et le système “westphalien” qui en découla introduisirent les concepts directeurs des relations internationales modernes : l’équilibre des puissances, l’inviolabilité de la souveraineté nationale et le principe de non-ingérence dans les affaires d’autrui.

Arnaud Blin, Le désarroi de la puissance. Les États-Unis vers la « guerre permanente » ?, article en ligne sur le site Diploweb, extrait reproduit par la ressource d’accompagnement du programme, 2022

Trois principes, donc, et non un événement fondateur. C’est la façon la plus sûre de traiter le jalon : montrer ce que les traités installent durablement dans les relations entre États, sans faire de 1648 la naissance instantanée de l’État souverain.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : La ressource officielle qui cite ce passage ajoute aussitôt que cette mise en place fut en réalité plus progressive. Les États de l’Empire n’obtiennent pas la pleine souveraineté en 1648, et l’expression système westphalien est une lecture faite après coup.

Les notions rattachées à Blin

Ces notions du lexique sont celles que la thèse met en jeu. Les employer sans savoir les définir revient à citer un auteur sans l’avoir lu, et cela se voit dès l’introduction.

  • Traité Accord écrit conclu entre des États ou des organisations internationales, soumis au droit international et créant entre les parties des obligations juridiques.
  • Souveraineté Caractère d’un État qui détient sur son territoire le pouvoir suprême, ne relève d’aucune autorité extérieure et se voit reconnu comme tel par les autres États.
  • Équilibre des puissances Situation dans laquelle plusieurs États de force comparable se surveillent et s’allient au besoin, de sorte qu’aucun ne parvienne à dominer les autres.
  • Diplomatie Conduite des relations entre États par la représentation permanente, la négociation et les traités, plutôt que par la force.
  • État Groupement humain fixé sur un sol délimité et soumis à une autorité politique qui détient seule la contrainte légitime et se fait reconnaître par ses pairs.
  • Droit international Ensemble des règles qui régissent les rapports entre les États et les organisations qu’ils créent, issues des traités qu’ils signent et des coutumes qu’ils reconnaissent.

Où placer cette référence dans le programme

Un auteur ne se place pas partout. Voici les jalons du programme où la référence est attendue, avec ce que chacun sert à démontrer.

ThèmeJalonCe que le jalon sert à démontrer
Guerre et paixFaire la paix par les traités : les traités de Westphalie (1648)Montrer qu’une paix négociée entre souverains ne se contente pas d’arrêter la guerre : elle fixe un ordre entre États, au terme de négociations longues et menées pendant que les combats continuent.

Qui écrit, et à quelle époque

Historien et politologue franco-américain, né en 1960.

Cette ligne sert à situer, pas à être recopiée. Ce qu’un correcteur attend d’une référence, ce n’est pas une date de naissance : c’est la thèse, et ce qu’elle démontre du sujet posé.

Questions fréquentes

Que dit Arnaud Blin ?

Les traités de Westphalie ne se bornent pas à clore une guerre : ils installent les principes qui organiseront ensuite les rapports entre États, soit l’équilibre des puissances, l’inviolabilité de la souveraineté et la non-ingérence dans les affaires d’autrui.

Que peut-on opposer à Blin ?

Cette mise en place fut en réalité progressive. Les traités ne donnent pas la pleine souveraineté aux États de l’Empire, et l’expression de système westphalien est une lecture faite après coup. Dater de 1648 la naissance instantanée de l’État souverain est le piège le plus fréquent sur ce jalon.

Dans quel thème de HGGSP citer Blin ?

La référence sert dans le thème guerre et paix. Elle y est attendue sur un jalon du programme.

Quelle citation de Blin retenir ?

« La paix de Westphalie et le système “westphalien” qui en découla introduisirent les concepts directeurs des relations internationales modernes : l’équilibre des puissances, l’inviolabilité de la souveraineté nationale et le principe de non-ingérence dans les affaires d’autrui. » Trois principes, donc, et non un événement fondateur. C’est la façon la plus sûre de traiter le jalon : montrer ce que les traités installent durablement dans les relations entre États, sans faire de 1648 la naissance instantanée de l’État souverain.

Pour aller plus loin