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HGGSP Révision

Que dit Jane Burbank et Frederick Cooper ? Sa thèse, ses citations, ce qu’on lui oppose

Ce que soutient Jane Burbank et Frederick Cooper, en une phrase, puis ce que cette thèse permet de démontrer dans une copie et ce qu’on lui oppose. 1 citation vérifiée, chacune avec l’amorce qui la relie au sujet.

Sa thèse

Les empires ont duré parce qu’ils n’ont pas cherché à uniformiser leurs sujets : ils ont gouverné différemment des peuples différents. Les religions monothéistes leur ont fourni à la fois une justification universelle et un réseau d’intermédiaires pour administrer cette diversité.

Elle est développée dans Empires. De la Chine ancienne à nos jours (édition originale 2010, traduction française 2011).

Ce que cette thèse permet de démontrer

Une référence ne vaut que par ce qu’elle fait avancer dans un paragraphe. Voici les démonstrations que celle-ci autorise, et qu’une copie peut conduire jusqu’au bout.

  • Traiter l’axe 1 comme la comparaison de trois façons d’associer un pouvoir et une autorité de croyance, au lieu de raconter trois histoires séparées.
  • Dire ce que chacun gagne à l’alliance : au souverain une légitimité et des relais administratifs, à l’autorité de culte une protection et une extension.
  • Écarter l’image d’empires homogènes : la diversité y est un instrument de gouvernement, non une faiblesse.

Ce qu’on lui oppose

Le modèle est construit sur la longue durée et lisse les crises. L’alliance des deux pouvoirs produit aussi des affrontements ouverts, entre empereurs et patriarches comme entre papes et empereurs.

C’est cette objection qui distingue une copie qui cite d’une copie qui pense. Convoquez la thèse, montrez ce qu’elle explique, puis dites où elle s’arrête : le correcteur voit alors un élève qui a lu, et non un élève qui a retenu un nom.

Les citations de Burbank et Cooper, vérifiées

Chaque citation est donnée avec son amorce, c’est-à-dire la phrase qui la relie au sujet. Sans elle, la citation reste un ornement, et le correcteur le sanctionne.

politiques de la distinction

Jane Burbank et Frederick Cooper, Empires. De la Chine ancienne à nos jours, 2011 ; expression citée par la fiche ressource Éduscol du thème

L’expression désigne l’art de gouverner différemment des peuples différents plutôt que de les uniformiser. Elle commande tout l’axe 1 : la religion monothéiste fournit à l’empereur comme au calife une justification universelle et, dans le même geste, des intermédiaires pour administrer la diversité. On ne raconte donc pas trois histoires séparées, on compare trois façons d’associer un pouvoir et une autorité de croyance.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : L’expression décrit une pratique de gouvernement, non une tolérance au sens moderne. Distinguer des groupes sert ici à les administrer, et non à leur reconnaître des droits égaux.

Les notions rattachées à Burbank et Cooper

Ces notions du lexique sont celles que la thèse met en jeu. Les employer sans savoir les définir revient à citer un auteur sans l’avoir lu, et cela se voit dès l’introduction.

  • Magistère Autorité reconnue à une institution de foi pour dire ce qui doit être cru et enseigné, et pour trancher les différends de doctrine.
  • Sacre Cérémonie religieuse au cours de laquelle un souverain reçoit l’onction et les insignes du pouvoir, ce qui donne à son autorité une origine tenue pour divine.
  • Califat Régime dans lequel un chef unique, tenu pour successeur du Prophète, exerce le gouvernement de la communauté des croyants et une autorité en matière de foi.
  • Pluralisme religieux Coexistence, dans une même société, de plusieurs traditions de foi et de convictions non croyantes, reconnue et organisée par le droit.

Où placer cette référence dans le programme

Un auteur ne se place pas partout. Voici les jalons du programme où la référence est attendue, avec ce que chacun sert à démontrer.

ThèmeJalonCe que le jalon sert à démontrer
États et religionsLe pape et l’empereur, deux figures de pouvoir : le couronnement de CharlemagneIl montre que le pouvoir politique et l’autorité religieuse se légitiment l’un l’autre, chacun tirant du geste une reconnaissance que l’autre seul pouvait lui donner.
États et religionsPouvoir politique et magistère religieux : le calife et l’empereur byzantin au IXe-Xe siècle, approche comparéeIl fait comparer deux façons d’articuler le gouvernement des hommes et l’autorité en matière de croyance, et interdit de traiter le monde chrétien et le monde musulman comme deux blocs homogènes.

Qui écrit, et à quelle époque

historiens des empires.

Cette ligne sert à situer, pas à être recopiée. Ce qu’un correcteur attend d’une référence, ce n’est pas une date de naissance : c’est la thèse, et ce qu’elle démontre du sujet posé.

Questions fréquentes

Que dit Jane Burbank et Frederick Cooper ?

Les empires ont duré parce qu’ils n’ont pas cherché à uniformiser leurs sujets : ils ont gouverné différemment des peuples différents. Les religions monothéistes leur ont fourni à la fois une justification universelle et un réseau d’intermédiaires pour administrer cette diversité.

Que peut-on opposer à Burbank et Cooper ?

Le modèle est construit sur la longue durée et lisse les crises. L’alliance des deux pouvoirs produit aussi des affrontements ouverts, entre empereurs et patriarches comme entre papes et empereurs.

Dans quel thème de HGGSP citer Burbank et Cooper ?

La référence sert dans le thème états et religions. Elle y est attendue sur 2 jalons du programme.

Quelle citation de Burbank et Cooper retenir ?

« politiques de la distinction » L’expression désigne l’art de gouverner différemment des peuples différents plutôt que de les uniformiser. Elle commande tout l’axe 1 : la religion monothéiste fournit à l’empereur comme au calife une justification universelle et, dans le même geste, des intermédiaires pour administrer la diversité. On ne raconte donc pas trois histoires séparées, on compare trois façons d’associer un pouvoir et une autorité de croyance.

Pour aller plus loin