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HGGSP Révision

Que dit François Queyrel ? Sa thèse, ses citations, ce qu’on lui oppose

Ce que soutient François Queyrel, en une phrase, puis ce que cette thèse permet de démontrer dans une copie et ce qu’on lui oppose. 1 citation vérifiée, chacune avec l’amorce qui la relie au sujet.

Sa thèse

Le Parthénon n’a jamais cessé de changer de fonction et de sens : temple, église, mosquée, dépôt de poudre, puis monument national grec. Son statut de bien à protéger est donc lui-même un produit de l’histoire, et l’enlèvement des sculptures au début du XIXe siècle se juge à son résultat, un monument endommagé et un profit recherché, plutôt qu’aux intentions déclarées.

Elle est développée dans Le Parthénon. Un monument dans l’Histoire, Bartillat, 2008.

Ce que cette thèse permet de démontrer

Une référence ne vaut que par ce qu’elle fait avancer dans un paragraphe. Voici les démonstrations que celle-ci autorise, et qu’une copie peut conduire jusqu’au bout.

  • Éviter le contresens qui ferait du Parthénon un symbole national grec de toute éternité : cette valeur se construit après l’indépendance.
  • Séparer dans un conflit de patrimoine le titre juridique invoqué et le jugement porté sur les conditions de l’acquisition.
  • Adosser l’argument grec à un spécialiste, ce qui vaut mieux que d’écrire « les Grecs pensent que ».

Ce qu’on lui oppose

Établir les torts du XIXe siècle ne règle pas la question du XXIe : le droit applicable, la sécurité de conservation et le précédent créé pour d’autres collections sont des arguments distincts, que le jugement historique ne tranche pas. Une copie doit tenir les deux plans séparés.

C’est cette objection qui distingue une copie qui cite d’une copie qui pense. Convoquez la thèse, montrez ce qu’elle explique, puis dites où elle s’arrête : le correcteur voit alors un élève qui a lu, et non un élève qui a retenu un nom.

Les citations de Queyrel, vérifiées

Chaque citation est donnée avec son amorce, c’est-à-dire la phrase qui la relie au sujet. Sans elle, la citation reste un ornement, et le correcteur le sanctionne.

Il y a entre les deux hommes la différence qui sépare l’amateur éclairé du spéculateur.

François Queyrel, Le Parthénon. Un monument dans l’Histoire, Bartillat, 2008

Les deux hommes sont Choiseul-Gouffier et lord Elgin, tous deux ambassadeurs auprès du sultan et tous deux amateurs d’art grec. Ce qui les sépare n’est pas l’intention affichée mais le résultat : un monument endommagé d’un côté, un profit recherché de l’autre. Le jugement porté sur l’acquisition se distingue ainsi du titre de propriété invoqué.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Établir les torts du XIXe siècle ne règle pas le contentieux du XXIe. Le droit applicable, les conditions de conservation et le précédent créé pour d’autres collections sont des arguments distincts, qu’une copie doit tenir séparés.

Les notions rattachées à Queyrel

Ces notions du lexique sont celles que la thèse met en jeu. Les employer sans savoir les définir revient à citer un auteur sans l’avoir lu, et cela se voit dès l’introduction.

  • Restitution Retour d’un objet culturel à l’État ou à la communauté dont il provient, après un accord, une décision de justice ou une loi.
  • Pillage Vol organisé d’objets anciens sur un site archéologique, dans un musée ou dans un édifice de culte, souvent à la faveur d’un conflit.
  • Patrimoine matériel Ensemble des biens physiques hérités du passé, édifices, sites, objets et oeuvres d’art, que l’on peut voir, toucher et localiser.
  • Identité Ensemble des traits par lesquels un groupe ou une personne se reconnaît et se distingue des autres, et que le passé sert souvent à fonder.
  • Souveraineté Caractère d’un État qui détient sur son territoire le pouvoir suprême, ne relève d’aucune autorité extérieure et se voit reconnu comme tel par les autres États.

Où placer cette référence dans le programme

Un auteur ne se place pas partout. Voici les jalons du programme où la référence est attendue, avec ce que chacun sert à démontrer.

ThèmeJalonCe que le jalon sert à démontrer
PatrimoineConflits de patrimoine. Les frises du Parthénon depuis le XIXe siècle.Établir que le déplacement d’un ensemble sculpté au XIXe siècle nourrit encore un contentieux entre deux États, où un titre de propriété se heurte à une revendication identitaire.
PatrimoineLa construction et l’élargissement de la notion de patrimoine : de la transmission entre individus à l’héritage au profit de l’humanitéÉtablir que la notion a changé d’échelle et de contenu, du bien de famille au bien reconnu comme commun, et qu’elle est donc construite et datée.

Qui écrit, et à quelle époque

Archéologue, spécialiste de la Grèce antique.

Cette ligne sert à situer, pas à être recopiée. Ce qu’un correcteur attend d’une référence, ce n’est pas une date de naissance : c’est la thèse, et ce qu’elle démontre du sujet posé.

Questions fréquentes

Que dit François Queyrel ?

Le Parthénon n’a jamais cessé de changer de fonction et de sens : temple, église, mosquée, dépôt de poudre, puis monument national grec. Son statut de bien à protéger est donc lui-même un produit de l’histoire, et l’enlèvement des sculptures au début du XIXe siècle se juge à son résultat, un monument endommagé et un profit recherché, plutôt qu’aux intentions déclarées.

Que peut-on opposer à Queyrel ?

Établir les torts du XIXe siècle ne règle pas la question du XXIe : le droit applicable, la sécurité de conservation et le précédent créé pour d’autres collections sont des arguments distincts, que le jugement historique ne tranche pas. Une copie doit tenir les deux plans séparés.

Dans quel thème de HGGSP citer Queyrel ?

La référence sert dans le thème patrimoine. Elle y est attendue sur 2 jalons du programme.

Quelle citation de Queyrel retenir ?

« Il y a entre les deux hommes la différence qui sépare l’amateur éclairé du spéculateur. » Les deux hommes sont Choiseul-Gouffier et lord Elgin, tous deux ambassadeurs auprès du sultan et tous deux amateurs d’art grec. Ce qui les sépare n’est pas l’intention affichée mais le résultat : un monument endommagé d’un côté, un profit recherché de l’autre. Le jugement porté sur l’acquisition se distingue ainsi du titre de propriété invoqué.

Pour aller plus loin