Que dit Gifford Pinchot ? Sa thèse, ses citations, ce qu’on lui oppose
Ce que soutient Gifford Pinchot, en une phrase, puis ce que cette thèse permet de démontrer dans une copie et ce qu’on lui oppose. 1 citation vérifiée, chacune avec l’amorce qui la relie au sujet.
Sa thèse
Les ressources d’un pays existent pour être employées, mais leur emploi doit être réglé de façon à durer. La règle qu’il donne au service forestier fédéral, dont il est le premier chef en 1905, est de trancher tout conflit d’usage par le plus grand bien du plus grand nombre, et sur le long terme.
Elle est développée dans The Fight for Conservation, 1910.
Ce que cette thèse permet de démontrer
Une référence ne vaut que par ce qu’elle fait avancer dans un paragraphe. Voici les démonstrations que celle-ci autorise, et qu’une copie peut conduire jusqu’au bout.
- Nommer la doctrine qui a réellement organisé l’administration américaine des forêts, plus efficace en pratique que la préservation.
- Montrer que protéger et exploiter ne s’excluent pas toujours : la conservation les articule, et c’est la question même de l’axe 1.
- Éclairer par comparaison la politique forestière française, qui protège elle aussi pour produire.
Ce qu’on lui oppose
Le critère du plus grand nombre ne dit pas qui compte dans ce nombre, ni sur quelle durée. Surtout, il ne protège que ce qui a un usage : un milieu sans valeur économique n’a, dans cette logique, aucune raison d’être défendu.
C’est cette objection qui distingue une copie qui cite d’une copie qui pense. Convoquez la thèse, montrez ce qu’elle explique, puis dites où elle s’arrête : le correcteur voit alors un élève qui a lu, et non un élève qui a retenu un nom.
Les citations de Pinchot, vérifiées
Chaque citation est donnée avec son amorce, c’est-à-dire la phrase qui la relie au sujet. Sans elle, la citation reste un ornement, et le correcteur le sanctionne.
Conservation means the greatest good to the greatest number for the longest time.
Gifford Pinchot, The Fight for Conservation, 1910
Les trois derniers mots sont l’apport de Pinchot, qui ajoute la durée à une formule utilitariste ancienne et fait de la gestion forestière une décision engageant plusieurs générations. C’est cette doctrine, et non celle de Muir, qui organise réellement l’administration américaine des forêts.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : La conservation ne protège que ce qui sert. Un milieu sans valeur d’usage n’a, dans cette logique, aucune raison d’être défendu : dites-le, sinon l’opposition avec la préservation de Muir perd tout objet et devient une simple querelle de personnes.
Les notions rattachées à Pinchot
Ces notions du lexique sont celles que la thèse met en jeu. Les employer sans savoir les définir revient à citer un auteur sans l’avoir lu, et cela se voit dès l’introduction.
- Conservation de la nature Doctrine qui admet la mise en valeur des milieux à condition de régler les prélèvements pour qu’ils durent et profitent au plus grand nombre.
- Ressource naturelle Élément d’un milieu qu’une société prélève et transforme parce qu’elle lui trouve un usage : l’eau, le bois, les sols, les minerais, le charbon ou le pétrole.
- Sylviculture Ensemble des pratiques de plantation, d’entretien et de coupe par lesquelles on conduit un peuplement d’arbres pour en tirer un revenu qui dure.
- Développement durable Mode de croissance qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs.
Où placer cette référence dans le programme
Un auteur ne se place pas partout. Voici les jalons du programme où la référence est attendue, avec ce que chacun sert à démontrer.
| Thème | Jalon | Ce que le jalon sert à démontrer |
|---|---|---|
| Environnement | L’environnement aux États-Unis : entre protection de la nature, exploitation des ressources et transformation des milieux depuis le XIXe siècle ; les rôles respectifs de l’État fédéral et des États fédérés | Montrer que la décision environnementale s’y partage entre plusieurs niveaux de pouvoir, ce qui produit des politiques contrastées à l’intérieur d’un même pays. |
| Environnement | Exploiter et protéger une ressource « naturelle » : la forêt française depuis Colbert | Montrer sur un cas français que l’exploitation et la protection d’une même ressource sont réclamées par des acteurs aux intérêts opposés, et que la puissance publique arbitre selon les besoins de son temps. |
Qui écrit, et à quelle époque
Forestier et haut fonctionnaire américain, 1865-1946.
Cette ligne sert à situer, pas à être recopiée. Ce qu’un correcteur attend d’une référence, ce n’est pas une date de naissance : c’est la thèse, et ce qu’elle démontre du sujet posé.
Questions fréquentes
Que dit Gifford Pinchot ?
Les ressources d’un pays existent pour être employées, mais leur emploi doit être réglé de façon à durer. La règle qu’il donne au service forestier fédéral, dont il est le premier chef en 1905, est de trancher tout conflit d’usage par le plus grand bien du plus grand nombre, et sur le long terme.
Que peut-on opposer à Pinchot ?
Le critère du plus grand nombre ne dit pas qui compte dans ce nombre, ni sur quelle durée. Surtout, il ne protège que ce qui a un usage : un milieu sans valeur économique n’a, dans cette logique, aucune raison d’être défendu.
Dans quel thème de HGGSP citer Pinchot ?
La référence sert dans le thème environnement. Elle y est attendue sur 2 jalons du programme.
Quelle citation de Pinchot retenir ?
« Conservation means the greatest good to the greatest number for the longest time. » Les trois derniers mots sont l’apport de Pinchot, qui ajoute la durée à une formule utilitariste ancienne et fait de la gestion forestière une décision engageant plusieurs générations. C’est cette doctrine, et non celle de Muir, qui organise réellement l’administration américaine des forêts.
Pour aller plus loin
- Tous les auteurs de HGGSP Leur thèse en une phrase, thème par thème.
- Les citations du thème environnement Rangées par usage, chacune avec son amorce.
- Le lexique du thème environnement Les notions du thème, définies pour être employées en copie.