Le lexique de HGGSP : environnement
Toutes les notions du thème « L’environnement, entre exploitation et protection : un enjeu planétaire », rangées par nature et définies pour être employées en copie. 105 entrées.
À quoi sert ce vocabulaire
Comment les sociétés arbitrent-elles entre l’exploitation de leurs milieux et leur protection, et pourquoi cet arbitrage est-il devenu un objet de négociation entre États ?
La précision du vocabulaire est ce qu’un correcteur vérifie en premier, et elle se joue dès l’introduction. Ces définitions sont écrites pour être recopiées telles quelles dans une introduction de dissertation.
Le thème est présenté en entier sur sa page de programme.
Processuss
- Adaptation Ensemble des mesures qui préparent une société aux effets déjà engagés du réchauffement : montée du niveau marin, sécheresses, vagues de chaleur.
- Aménagement Action d’organiser et d’équiper un espace pour l’adapter à un usage : accès, chemins, bâtiments, signalisation, équipements d’accueil. Le geste rend le lieu praticable et le transforme en même temps, ce qui le rend toujours discutable.
- Aménagement du territoire Action publique qui organise la répartition des équipements, des activités et des populations dans l’espace national afin d’en corriger les déséquilibres.
- Anthropisation Transformation durable d’un milieu par l’installation des sociétés humaines, par leurs prélèvements, leurs cultures et leurs aménagements.
- Appropriation Fait pour un État ou une entreprise de faire entrer un espace ou une ressource dans son domaine exclusif, par l’occupation, le titre juridique ou l’usage prolongé.
- Atténuation Ensemble des actions qui visent à réduire les rejets de gaz à effet de serre ou à en accroître l’absorption, afin de limiter l’ampleur du réchauffement à venir.
- Coopération Action menée ensemble par plusieurs acteurs qui mettent en commun des moyens, des savoirs ou des compétences pour obtenir un résultat qu’aucun d’eux n’atteindrait seul, sans renoncer pour autant à leurs intérêts propres.
- Coopération internationale Action conduite en commun par plusieurs États, ou par les organisations qu’ils ont créées, pour obtenir un résultat qu’aucun d’eux n’atteindrait seul.
- Déforestation Recul durable du couvert boisé d’un territoire sous l’effet des coupes, des défrichements agricoles ou des incendies.
- Déprise agricole Abandon de terres autrefois cultivées ou pâturées, faute de bras ou de rentabilité, qui laisse la friche puis la forêt regagner des versants et des plateaux entiers sans que personne l’ait décidé.
- Patrimonialisation de la nature Processus par lequel une société décide qu’un site, un paysage ou une espèce forme un héritage à conserver et à transmettre, et le soustrait par une règle aux usages ordinaires, en traçant un périmètre et en triant ce qui y reste permis.
- Reboisement Plantation d’arbres sur des terrains qui en avaient été dépouillés, conduite pour retenir les sols, freiner les crues et l’érosion, produire du bois ou stocker du carbone.
- Révolution industrielle Ensemble des mutations techniques, économiques et sociales qui, à partir de la machine à vapeur et du charbon, changent l’échelle de la production et des prélèvements.
- Révolution néolithique Passage de groupes humains de la chasse et de la cueillette à l’agriculture et à l’élevage, avec sédentarisation et remodelage durable des milieux.
- Sciences participatives Recherche dans laquelle des amateurs bénévoles recueillent ou traitent des données pour un laboratoire, selon un protocole établi et vérifié par des professionnels.
- Transition démographique Passage d’un régime ancien de fortes naissances et de forte mortalité à un régime où les deux sont faibles. La mortalité reculant la première, la population croît vivement pendant la phase intermédiaire, puis se stabilise à un niveau bien plus élevé.
- Transition écologique Ensemble des changements des modes de production, de consommation et d’aménagement par lesquels une société réduit ses atteintes aux milieux et sa dépendance aux ressources fossiles.
- Transition énergétique Passage progressif d’un système de production et de consommation fondé sur le charbon, le pétrole et le gaz à un autre, reposant sur des sources décarbonées.
Notions
- Aire marine protégée Étendue de mer délimitée par un État, où les activités humaines sont réduites ou interdites afin de conserver les milieux et les espèces qui s’y trouvent.
- Aire protégée Portion de terre ou de mer délimitée par un acte juridique, où les usages sont réglementés ou interdits pour conserver la biodiversité, et dont la superficie sert d’indicateur international des politiques de conservation.
- Aléa Phénomène naturel ou technologique susceptible de survenir en un lieu donné, indépendamment de la présence d’une population qui en subirait les effets.
- Bien commun Ressource matérielle ou immatérielle dont l’usage profite à tous et dont la préservation engage l’ensemble d’une société, au-delà des intérêts de son détenteur.
- Bien commun mondial Ressource ou équilibre dont dépend l’humanité entière, qu’aucun État ne peut préserver seul et dont la dégradation par un seul pays retombe sur tous les autres.
- Bien public mondial Ressource ou état de fait dont chacun profite sans en priver les autres, qu’aucun État ne peut assurer seul à l’échelle de la planète, et dont la charge se répartit mal.
- Biodiversité Ensemble des formes du vivant, de la variété des gènes à celle des espèces et des milieux, ainsi que des relations qui les unissent.
- Capacité de charge Nombre maximal de visiteurs qu’un lieu peut recevoir en même temps sans que son état, ses équipements ou la vie quotidienne de ses habitants se dégradent.
- Changement climatique Modification durable de l’état moyen de l’atmosphère et des océans, mesurée sur plusieurs décennies, aujourd’hui liée pour l’essentiel aux gaz à effet de serre rejetés par les activités humaines.
- Climatoscepticisme Position qui met en doute la réalité du réchauffement en cours, son origine humaine ou sa gravité, alors que les travaux scientifiques publiés concordent sur ces points.
- Conflit d’usage Opposition entre des acteurs qui veulent affecter un même espace ou un même bien à des fonctions incompatibles entre elles.
- Conservation de la nature Doctrine qui admet la mise en valeur des milieux à condition de régler les prélèvements pour qu’ils durent et profitent au plus grand nombre.
- Crise climatique Rupture, brève ou durable, des conditions de température, de pluie ou de vent auxquelles une société avait ajusté ses cultures, son habitat et ses circulations, et qui la met en difficulté.
- Développement Amélioration durable des conditions de vie d’une population : revenu, santé, instruction, libertés réelles. Il ne se confond pas avec la croissance, qui n’est qu’une augmentation de la production mesurée.
- Développement durable Mode de croissance qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs.
- Échelle Niveau d’observation choisi pour analyser un fait, du local au mondial, dont le changement fait apparaître des acteurs, des causes et des enjeux que le niveau précédent laissait invisibles.
- Écoblanchiment Communication par laquelle une entreprise ou un État met en avant un engagement écologique invérifiable ou marginal, afin de se donner une image vertueuse sans modifier réellement ce qu’il produit ni ce qu’il rejette.
- Écosystème Ensemble formé par un milieu physique et par les êtres vivants qui l’occupent, reliés entre eux par des échanges de matière et d’énergie, en sorte qu’une atteinte portée à l’un se répercute sur les autres.
- Effet de serre Phénomène par lequel certains gaz de l’atmosphère retiennent une partie du rayonnement renvoyé par la surface du globe et réchauffent les basses couches de l’air.
- Environnement Ensemble des éléments physiques et vivants qui entourent une société et avec lesquels elle est en rapport constant. Ce que l’on y range dépend de l’époque et du regard porté sur le monde.
- Espace commun Étendue qui ne relève de la souveraineté d’aucun État, ouverte à l’usage de tous, et dont la préservation dépend donc d’une règle acceptée et non d’un propriétaire.
- Espace protégé Territoire délimité où la loi restreint la chasse, la coupe, l’extraction ou la construction afin de conserver des milieux, des paysages ou des populations d’êtres vivants, sous la surveillance d’un gestionnaire.
- Expertise Avis rendu par un ou plusieurs spécialistes reconnus, à la demande d’une autorité, pour éclairer une décision que l’état des connaissances ne tranche pas à lui seul.
- Expertise scientifique Avis rendu par des chercheurs à la demande des pouvoirs publics, qui rassemble l’état des connaissances sur une question, distingue ce qui est établi de ce qui reste incertain, et présente les options possibles sans décider à la place du politique.
- Exploitation Mise en valeur d’un milieu ou d’un gisement afin d’en tirer une ressource utile : bois, minerai, poisson, énergie. Le mot ne dit rien par lui-même du caractère durable ou destructeur du prélèvement, et c’est tout l’enjeu des règles qui l’encadrent.
- Fédéralisme Organisation d’un État où les compétences sont partagées entre un pouvoir central et des entités qui disposent de leurs propres lois, budgets et administrations.
- Forêt Formation végétale où les arbres dominent, à la fois milieu vivant, réserve de matière première et espace aménagé par les sociétés qui l’exploitent.
- Front pionnier Zone de contact mobile où la mise en culture, l’élevage ou l’extraction minière progressent aux dépens d’un espace jusque-là peu mis en valeur par les sociétés.
- Gaz à effet de serre Composant gazeux de l’atmosphère qui absorbe une partie du rayonnement infrarouge renvoyé par le sol et le réémet vers le bas, ce qui réchauffe les basses couches ; le dioxyde de carbone et le méthane sont ceux que les activités humaines rejettent le plus.
- Gestion durable Conduite d’un milieu ou d’une ressource qui règle les prélèvements sur la capacité de renouvellement, afin que l’usage puisse se poursuivre sans appauvrir ce qui est transmis.
- Gouvernance Manière de conduire une action collective sans autorité supérieure unique, par la négociation entre États, entreprises, spécialistes et associations.
- Gouvernance climatique Ensemble des règles, des institutions et des négociations par lesquelles des États et d’autres acteurs tentent de conduire ensemble l’action contre le réchauffement.
- Gouvernance environnementale Ensemble des règles, des institutions et des négociations par lesquelles États, organisations et associations décident en commun de la protection des milieux et du partage des ressources naturelles.
- Histoire environnementale Domaine de recherche qui étudie sur la longue durée les rapports entre les sociétés et leurs milieux, et fait de ces rapports un objet du passé comme un autre.
- Justice climatique Exigence de répartir l’effort de réduction des rejets et le coût des dommages en tenant compte de la part inégale des pays dans les émissions passées et de leurs moyens.
- Justice environnementale Exigence d’une répartition équitable des nuisances, des pollutions et des dangers industriels entre les groupes sociaux et les territoires d’un même pays.
- Marché carbone Dispositif où des quotas de rejet de gaz à effet de serre sont attribués à des installations industrielles, puis échangés entre elles à un prix variable.
- Milieu Portion d’espace considérée à travers ses caractères physiques, sa faune, sa flore et les usages qu’une société en fait. La géographie l’étudie toujours en relation avec ceux qui l’occupent.
- Mobilisation Action collective par laquelle des habitants, des associations ou des groupes organisés se rassemblent pour peser sur une décision, par la manifestation, l’occupation d’un lieu, la pétition ou le recours devant un juge.
- Nature Ce qu’une société se représente comme extérieur à elle et non produit par elle. Le partage entre ce qui en relève et ce qui n’en relève pas change selon les époques et les cultures.
- Néolithique Dernière période de la préhistoire, ouverte au Proche-Orient vers 10 000 avant notre ère et close à des dates très inégales selon les régions, marquée par l’agriculture, l’élevage, la céramique et l’installation durable en villages.
- Neutralité carbone Équilibre atteint lorsque les rejets de gaz à effet de serre d’un territoire ne dépassent plus ce que ses forêts, ses sols et ses dispositifs de captage retirent de l’atmosphère. L’Union européenne s’est fixé cette cible pour 2050.
- Optimum climatique médiéval Phase relativement douce repérée en Europe et dans l’Atlantique nord entre le Xe et le XIVe siècle, favorable aux récoltes et aux traversées vers le nord ; elle n’a pas touché toute la planète au même moment.
- Parc national Espace délimité par l’État, où la faune, la flore et les paysages sont soumis à une réglementation stricte, tout en restant ouverts aux visiteurs.
- Patrimoine naturel Sites, formations géologiques et milieux abritant des espèces menacées, protégés pour leur intérêt scientifique, esthétique ou écologique.
- Paysage culturel Portion d’espace façonnée durablement par le travail d’une société sur un milieu, et retenue comme une oeuvre commune des hommes et de la nature.
- Petit Âge glaciaire Période de refroidissement relatif observée en Europe entre la fin du Moyen Âge et le XIXe siècle, marquée par l’avancée des masses de glace et par des récoltes médiocres.
- Politique environnementale Ensemble des mesures publiques destinées à protéger les milieux, à réguler les pollutions et à gérer les ressources : lois, agences, budgets, normes et contentieux, dont la cohérence dépend du niveau qui décide, fédéral, fédéré ou local.
- Politique publique Ensemble cohérent d’objectifs, de règles, de moyens financiers et d’administrations qu’un pouvoir met en oeuvre dans la durée sur un problème donné, et qui ne se confond pas avec la somme des mesures prises au fil des urgences.
- Pollueur-payeur Règle qui met le coût de la prévention et de la réparation des atteintes au milieu à la charge de celui qui les provoque.
- Préservation Doctrine qui veut soustraire certains espaces à toute mise en valeur, pour les maintenir dans l’état où on les a trouvés et pour leur valeur propre.
- Prévention Ensemble des mesures prises avant qu’un dommage ne survienne, pour en réduire la probabilité ou la gravité : réglementation, surveillance, travaux, et campagnes d’information adressées aux populations exposées.
- Principe de précaution Règle selon laquelle l’absence de certitude scientifique complète ne doit pas retarder l’adoption de mesures destinées à éviter un dommage grave et irréversible.
- Prix du carbone Valeur monétaire attachée à chaque tonne de gaz à effet de serre rejetée, par une taxe ou par un marché de quotas, afin que celui qui émet supporte le coût du dommage et réoriente ses investissements.
- Protection Ensemble des mesures juridiques et matérielles qui mettent un milieu, une espèce ou une ressource à l’abri des atteintes liées aux activités humaines.
- Puissance publique L’ensemble des autorités qui détiennent le pouvoir de contraindre au nom de l’intérêt général : gouvernement, administrations, collectivités. Elles seules peuvent interdire, autoriser, taxer ou exproprier, ce qu’aucun acteur privé ne saurait faire.
- Puits de carbone Milieu ou dispositif qui absorbe et stocke durablement plus de gaz à effet de serre qu’il n’en rejette : une forêt en croissance, un sol vivant, une tourbière, l’océan.
- Résilience Capacité d’un territoire ou d’une société à absorber un choc, puis à retrouver un fonctionnement, parfois en se réorganisant autrement.
- Responsabilité commune mais différenciée Principe du droit de l’environnement selon lequel tous les pays doivent agir contre le changement climatique, mais à des degrés inégaux : ceux qui ont émis le plus tôt et le plus longtemps doivent faire davantage et financer l’effort des autres.
- Responsabilités communes mais différenciées Principe des négociations climatiques, posé au sommet de Rio en 1992 : tous les États doivent agir, à un degré qui tient compte de leur part dans les rejets passés et de leurs capacités présentes.
- Responsabilités différenciées Règle des négociations sur le climat selon laquelle tous les États doivent agir, à un degré qui tient compte de leur part dans les rejets passés et de leurs capacités.
- Ressource Élément matériel ou immatériel qu’une société sait exploiter et juge utile à un moment donné, ce qui en fait un objet d’appropriation et de rivalité entre acteurs.
- Ressource halieutique Ensemble des populations de poissons, de crustacés et de mollusques qu’une pêche peut prélever dans un milieu marin donné.
- Ressource naturelle Élément d’un milieu qu’une société prélève et transforme parce qu’elle lui trouve un usage : l’eau, le bois, les sols, les minerais, le charbon ou le pétrole.
- Risque Éventualité d’un dommage, née de la rencontre entre un phénomène dangereux et une population ou des biens exposés à celui-ci.
- Sécurité alimentaire Situation dans laquelle chacun dispose à tout moment d’un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et conforme à ses besoins, pour mener une vie active et en bonne santé. La formule vient d’un sommet mondial de la FAO tenu à Rome en 1996.
- Service écosystémique Bénéfice qu’une société tire du fonctionnement d’un milieu vivant : l’eau filtrée, les sols fertiles, la pollinisation des vergers, le bois, le carbone stocké.
- Sylviculture Ensemble des pratiques de plantation, d’entretien et de coupe par lesquelles on conduit un peuplement d’arbres pour en tirer un revenu qui dure.
- Tourisme Déplacement volontaire hors du lieu de vie habituel, pour au moins une nuit et pour l’agrément, la découverte ou le repos, et ensemble des activités économiques qui en vivent.
- Tourisme de masse Forme de déplacement d’agrément pratiquée par un très grand nombre de personnes, organisée en séjours standardisés et concentrée sur quelques périodes de l’année et quelques lieux.
- Vulnérabilité Degré auquel une population ou un territoire peut être atteint par un phénomène dangereux, compte tenu de son exposition, de ses moyens et de son organisation.
- Wilderness Représentation d’une contrée sauvage et vierge de toute présence humaine, qui a servi aux États-Unis à justifier la mise à part de certains espaces.
Concepts
- Anthropocène Époque géologique proposée pour nommer le moment où l’action des sociétés devient une force capable de modifier le fonctionnement du système Terre lui-même. Rattaché à Paul Crutzen et Eugene Stoermer.
- Communs Ressource partagée qu’un groupe d’usagers administre lui-même, par des règles qu’il s’est données, sans propriété privée ni tutelle extérieure. Rattaché à Elinor Ostrom.
- Empreinte écologique Mesure exprimée en surface : celle qu’il faudrait mobiliser pour produire ce qu’une population consomme et pour absorber ce qu’elle rejette. Rattaché à William Rees et Mathis Wackernagel.
- Société du risque État d’un monde industriel avancé où les dangers produits par la technique elle-même deviennent l’objet central du débat public et de la décision politique. Rattaché à Ulrich Beck.
- Tragédie des communs Situation où une ressource ouverte à tous se dégrade parce que chaque usager a intérêt à prélever davantage sans supporter seul le coût de l’épuisement. Rattaché à Garrett Hardin.
Institutions
- CCNUCC Traité adopté au Sommet de la Terre de Rio, par lequel les États s’engagent à stabiliser les gaz à effet de serre à un niveau qui évite une perturbation dangereuse du globe. 1992.
- Conférence des parties Organe suprême d’une convention internationale, où tous les États signataires siègent, examinent l’application du texte et négocient de nouveaux engagements. Sur le climat, elle se réunit chaque année depuis 1995 et décide par consensus. 1995.
- Conférence des parties (COP) Réunion annuelle des États signataires d’une convention internationale, ici celle sur le climat, où se négocient les engagements et où l’on examine leur application. 1995.
- EPA Administration fédérale des États-Unis chargée d’appliquer la réglementation sur l’air, l’eau et les déchets, et de contrôler les installations industrielles. 1970.
- GIEC Organe créé par deux institutions des Nations unies pour établir, à partir des travaux publiés, l’état des connaissances sur le réchauffement, ses causes et ses effets. 1988.
- PNUE Programme des Nations unies chargé de coordonner l’action des États en matière d’environnement, d’alerter sur son état et de préparer des conventions internationales. 1972.
Acteurs
- Lobby Groupe organisé qui cherche à peser sur une décision publique dans le sens des intérêts qu’il représente, auprès des élus et des administrations.
- ONG environnementale Association privée, à but non lucratif et souvent internationale, qui agit pour la défense des milieux par l’alerte, l’expertise, le recours en justice ou l’action de terrain.
- Organisation non gouvernementale Association privée à but non lucratif, née de l’initiative de citoyens, qui agit par-delà les frontières dans l’aide humanitaire, la santé, la défense des droits ou la protection des milieux, sans dépendre d’un État.
- Peuples autochtones Groupes humains installés sur un territoire avant sa colonisation, qui y maintiennent des institutions, des langues et des usages propres, parfois reconnus par un statut particulier.
Ce qu’il ne faut pas confondre
Ces distinctions sont celles qui coûtent le plus de points. Chacune a sa page, où les deux notions sont définies et confrontées.
- Adaptation et atténuation : La seconde s’attaque aux causes du réchauffement ; la première en prépare les effets déjà inévitables. Les pays les plus exposés réclament surtout des moyens pour s’y préparer.
- Adaptation et résilience : La première est un ensemble de mesures décidées à l’avance ; la seconde est une capacité constatée après le choc.
- Aire marine protégée et zone économique exclusive : La zone attribue des droits d’exploitation à un État ; le classement dont il est question ici limite ce que l’on peut y faire, y compris à celui qui détient ces droits.
- Aire marine protégée et patrimoine commun de l’humanité : Le classement est décidé par un État dans ses propres eaux ; le statut de patrimoine commun s’applique au contraire à des espaces qui ne relèvent d’aucun État.
- Aire protégée et parc national : Le second est l’un des statuts possibles, le plus contraignant en France ; la première est la catégorie générale, qui va de la réserve intégrale au parc habité et exploité.
- Aire marine protégée et aire protégée : La seconde en est la déclinaison en mer, où la délimitation se heurte à la mobilité des espèces et à la liberté de navigation.
- Aire protégée et espace protégé : Les deux nomment la même chose ; la première est le terme des conventions internationales, celui qui sert à compter des surfaces et à comparer les pays entre eux.
- Aléa et risque : Le second suppose en outre une population ou des biens exposés ; le premier existe même là où personne n’habite.
- Aléa et vulnérabilité : Le premier tient au phénomène lui-même ; la seconde tient à la société qui le subit, et c’est sur elle qu’une politique publique peut agir.
- Aménagement et aménagement du territoire : Le second est une politique nationale de répartition des activités entre régions ; le premier est le geste local d’équiper un lieu, et il se pratique sur un massif ou sur un monument.
- Aménagement et valorisation : La seconde vise à faire voir et comprendre un bien ; le premier n’est que le moyen matériel d’y parvenir, et il peut aussi servir la production ou la sécurité.
- Aménagement du territoire et reconversion : La première notion désigne l’organisation d’ensemble d’un pays ou d’une région ; la seconde désigne ce qu’on fait d’un site précis dont l’activité s’est arrêtée.
- Aménagement du territoire et conflit d’usage : L’une est la politique qui répartit les fonctions dans l’espace, l’autre l’opposition qui naît quand deux fonctions incompatibles visent le même lieu.
- Anthropisation et anthropocène : La première décrit une transformation locale, observable depuis le néolithique ; le second propose une échelle géologique et planétaire.
- Anthropocène et révolution industrielle : La seconde est un événement historique daté ; le premier est une catégorie qui englobe ses effets et dont le point de départ fait débat.
- Appropriation et souveraineté : Prendre ne vaut pas droit : la souveraineté est la compétence que les autres États reconnaissent, et elle peut manquer là où l’occupation est pourtant effective.
- Appropriation et res nullius : Ce statut désigne la chose encore sans maître, donc l’état antérieur ; la prise de possession est l’acte qui met fin à cet état.
- Bien commun et patrimoine : Tout ce qui est protégé n’est pas partagé : un édifice privé protégé reste à son détenteur, même si sa préservation intéresse tout le monde.
- Bien commun et souveraineté : Dire qu’un site concerne l’humanité entière ne le soustrait pas au droit de l’État sur le territoire duquel il se trouve.
- Bien commun et propriété intellectuelle : Le premier suppose un accès partagé sous conditions ; la seconde organise l’exclusion de tous au profit d’un titulaire.
- Bien commun et science ouverte : Le premier est une manière de qualifier une ressource ; la seconde est le mouvement concret qui applique cette idée aux savoirs.
- Bien commun et bien commun mondial : La forme sans qualificatif vaut à l’échelle d’une société, qui peut en régler l’usage par ses lois ; l’entrée définie ici suppose l’accord d’États souverains que rien n’oblige à s’entendre.
- Bien commun mondial et communs : Les communs désignent une ressource gérée par une communauté d’usagers qui en fixe les règles ; l’entrée définie ici n’a précisément aucune communauté constituée pour la gouverner.
- Bien commun mondial et patrimoine commun de l’humanité : La formule patrimoniale est une catégorie juridique inscrite dans des traités et attachée à des espaces précis ; l’entrée définie ici est un argument politique, invoqué pour obtenir une règle qui n’existe pas encore.
- Bien commun et bien public mondial : Le premier ne peut être ni divisé ni réservé et vaut pour l’humanité entière ; le second est une ressource localisée que ses usagers gèrent par des règles qu’ils se donnent.
Questions fréquentes
Quelles notions faut-il connaître sur environnement ?
Ce thème mobilise 105 notions, institutions, concepts et processus. Les plus structurantes sont adaptation, aire marine protégée, aire protégée, aléa.
Faut-il apprendre les définitions par coeur ?
Il faut pouvoir les écrire sans hésiter en introduction, ce qui n’est pas la même chose que les réciter. Une définition sue à peu près se voit immédiatement dans une copie.
Pour aller plus loin
- Le lexique complet Les onze thèmes du programme.