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HGGSP Révision

Le lexique de HGGSP : environnement

Toutes les notions du thème « L’environnement, entre exploitation et protection : un enjeu planétaire », rangées par nature et définies pour être employées en copie. 54 entrées.

À quoi sert ce vocabulaire

Comment les sociétés arbitrent-elles entre l’exploitation de leurs milieux et leur protection, et pourquoi cet arbitrage est-il devenu un objet de négociation entre États ?

La précision du vocabulaire est ce qu’un correcteur vérifie en premier, et elle se joue dès l’introduction. Ces définitions sont écrites pour être recopiées telles quelles dans une introduction de dissertation.

Le thème est présenté en entier sur sa page de programme.

Processuss

  • Adaptation Ensemble des mesures qui préparent une société aux effets déjà engagés du réchauffement : montée du niveau marin, sécheresses, vagues de chaleur.
  • Anthropisation Transformation durable d’un milieu par l’installation des sociétés humaines, par leurs prélèvements, leurs cultures et leurs aménagements.
  • Atténuation Ensemble des actions qui visent à réduire les rejets de gaz à effet de serre ou à en accroître l’absorption, afin de limiter l’ampleur du réchauffement à venir.
  • Déforestation Recul durable du couvert boisé d’un territoire sous l’effet des coupes, des défrichements agricoles ou des incendies.
  • Révolution industrielle Ensemble des mutations techniques, économiques et sociales qui, à partir de la machine à vapeur et du charbon, changent l’échelle de la production et des prélèvements.
  • Révolution néolithique Passage de groupes humains de la chasse et de la cueillette à l’agriculture et à l’élevage, avec sédentarisation et remodelage durable des milieux.
  • Transition énergétique Passage progressif d’un système de production et de consommation fondé sur le charbon, le pétrole et le gaz à un autre, reposant sur des sources décarbonées.

Notions

  • Aléa Phénomène naturel ou technologique susceptible de survenir en un lieu donné, indépendamment de la présence d’une population qui en subirait les effets.
  • Bien commun Ressource matérielle ou immatérielle dont l’usage profite à tous et dont la préservation engage l’ensemble d’une société, au-delà des intérêts de son détenteur.
  • Biodiversité Ensemble des formes du vivant, de la variété des gènes à celle des espèces et des milieux, ainsi que des relations qui les unissent.
  • Capacité de charge Nombre maximal de visiteurs qu’un lieu peut recevoir en même temps sans que son état, ses équipements ou la vie quotidienne de ses habitants se dégradent.
  • Changement climatique Modification durable de l’état moyen de l’atmosphère et des océans, mesurée sur plusieurs décennies, aujourd’hui liée pour l’essentiel aux gaz à effet de serre rejetés par les activités humaines.
  • Climatoscepticisme Position qui met en doute la réalité du réchauffement en cours, son origine humaine ou sa gravité, alors que les travaux scientifiques publiés concordent sur ces points.
  • Conflit d’usage Opposition entre des acteurs qui veulent affecter un même espace ou un même bien à des fonctions incompatibles entre elles.
  • Conservation de la nature Doctrine qui admet la mise en valeur des milieux à condition de régler les prélèvements pour qu’ils durent et profitent au plus grand nombre.
  • Développement durable Mode de croissance qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs.
  • Effet de serre Phénomène par lequel certains gaz de l’atmosphère retiennent une partie du rayonnement renvoyé par la surface du globe et réchauffent les basses couches de l’air.
  • Environnement Ensemble des éléments physiques et vivants qui entourent une société et avec lesquels elle est en rapport constant. Ce que l’on y range dépend de l’époque et du regard porté sur le monde.
  • Fédéralisme Organisation d’un État où les compétences sont partagées entre un pouvoir central et des entités qui disposent de leurs propres lois, budgets et administrations.
  • Front pionnier Zone de contact mobile où la mise en culture, l’élevage ou l’extraction minière progressent aux dépens d’un espace jusque-là peu mis en valeur par les sociétés.
  • Gouvernance climatique Ensemble des règles, des institutions et des négociations par lesquelles des États et d’autres acteurs tentent de conduire ensemble l’action contre le réchauffement.
  • Histoire environnementale Domaine de recherche qui étudie sur la longue durée les rapports entre les sociétés et leurs milieux, et fait de ces rapports un objet du passé comme un autre.
  • Justice climatique Exigence de répartir l’effort de réduction des rejets et le coût des dommages en tenant compte de la part inégale des pays dans les émissions passées et de leurs moyens.
  • Justice environnementale Exigence d’une répartition équitable des nuisances, des pollutions et des dangers industriels entre les groupes sociaux et les territoires d’un même pays.
  • Marché carbone Dispositif où des quotas de rejet de gaz à effet de serre sont attribués à des installations industrielles, puis échangés entre elles à un prix variable.
  • Milieu Portion d’espace considérée à travers ses caractères physiques, sa faune, sa flore et les usages qu’une société en fait. La géographie l’étudie toujours en relation avec ceux qui l’occupent.
  • Nature Ce qu’une société se représente comme extérieur à elle et non produit par elle. Le partage entre ce qui en relève et ce qui n’en relève pas change selon les époques et les cultures.
  • Parc national Espace délimité par l’État, où la faune, la flore et les paysages sont soumis à une réglementation stricte, tout en restant ouverts aux visiteurs.
  • Patrimoine naturel Sites, formations géologiques et milieux abritant des espèces menacées, protégés pour leur intérêt scientifique, esthétique ou écologique.
  • Petit Âge glaciaire Période de refroidissement relatif observée en Europe entre la fin du Moyen Âge et le XIXe siècle, marquée par l’avancée des masses de glace et par des récoltes médiocres.
  • Pollueur-payeur Règle qui met le coût de la prévention et de la réparation des atteintes au milieu à la charge de celui qui les provoque.
  • Préservation Doctrine qui veut soustraire certains espaces à toute mise en valeur, pour les maintenir dans l’état où on les a trouvés et pour leur valeur propre.
  • Principe de précaution Règle selon laquelle l’absence de certitude scientifique complète ne doit pas retarder l’adoption de mesures destinées à éviter un dommage grave et irréversible.
  • Résilience Capacité d’un territoire ou d’une société à absorber un choc, puis à retrouver un fonctionnement, parfois en se réorganisant autrement.
  • Responsabilités différenciées Règle des négociations sur le climat selon laquelle tous les États doivent agir, à un degré qui tient compte de leur part dans les rejets passés et de leurs capacités.
  • Ressource naturelle Élément d’un milieu qu’une société prélève et transforme parce qu’elle lui trouve un usage : l’eau, le bois, les sols, les minerais, le charbon ou le pétrole.
  • Risque Éventualité d’un dommage, née de la rencontre entre un phénomène dangereux et une population ou des biens exposés à celui-ci.
  • Service écosystémique Bénéfice qu’une société tire du fonctionnement d’un milieu vivant : l’eau filtrée, les sols fertiles, la pollinisation des vergers, le bois, le carbone stocké.
  • Sylviculture Ensemble des pratiques de plantation, d’entretien et de coupe par lesquelles on conduit un peuplement d’arbres pour en tirer un revenu qui dure.
  • Vulnérabilité Degré auquel une population ou un territoire peut être atteint par un phénomène dangereux, compte tenu de son exposition, de ses moyens et de son organisation.
  • Wilderness Représentation d’une contrée sauvage et vierge de toute présence humaine, qui a servi aux États-Unis à justifier la mise à part de certains espaces.

Concepts

  • Anthropocène Époque géologique proposée pour nommer le moment où l’action des sociétés devient une force capable de modifier le fonctionnement du système Terre lui-même. Rattaché à Paul Crutzen et Eugene Stoermer.
  • Communs Ressource partagée qu’un groupe d’usagers administre lui-même, par des règles qu’il s’est données, sans propriété privée ni tutelle extérieure. Rattaché à Elinor Ostrom.
  • Empreinte écologique Mesure exprimée en surface : celle qu’il faudrait mobiliser pour produire ce qu’une population consomme et pour absorber ce qu’elle rejette. Rattaché à William Rees et Mathis Wackernagel.
  • Société du risque État d’un monde industriel avancé où les dangers produits par la technique elle-même deviennent l’objet central du débat public et de la décision politique. Rattaché à Ulrich Beck.
  • Tragédie des communs Situation où une ressource ouverte à tous se dégrade parce que chaque usager a intérêt à prélever davantage sans supporter seul le coût de l’épuisement. Rattaché à Garrett Hardin.

Institutions

  • CCNUCC Traité adopté au Sommet de la Terre de Rio, par lequel les États s’engagent à stabiliser les gaz à effet de serre à un niveau qui évite une perturbation dangereuse du globe. 1992.
  • Conférence des parties (COP) Réunion annuelle des États signataires d’une convention internationale, ici celle sur le climat, où se négocient les engagements et où l’on examine leur application. 1995.
  • EPA Administration fédérale des États-Unis chargée d’appliquer la réglementation sur l’air, l’eau et les déchets, et de contrôler les installations industrielles. 1970.
  • GIEC Organe créé par deux institutions des Nations unies pour établir, à partir des travaux publiés, l’état des connaissances sur le réchauffement, ses causes et ses effets. 1988.
  • PNUE Programme des Nations unies chargé de coordonner l’action des États en matière d’environnement, d’alerter sur son état et de préparer des conventions internationales. 1972.

Acteurs

  • Lobby Groupe organisé qui cherche à peser sur une décision publique dans le sens des intérêts qu’il représente, auprès des élus et des administrations.
  • ONG environnementale Association privée, à but non lucratif et souvent internationale, qui agit pour la défense des milieux par l’alerte, l’expertise, le recours en justice ou l’action de terrain.
  • Peuples autochtones Groupes humains installés sur un territoire avant sa colonisation, qui y maintiennent des institutions, des langues et des usages propres, parfois reconnus par un statut particulier.

Ce qu’il ne faut pas confondre

Ces distinctions sont celles qui coûtent le plus de points. Chacune a sa page, où les deux notions sont définies et confrontées.

  • Adaptation et atténuation : La seconde s’attaque aux causes du réchauffement ; la première en prépare les effets déjà inévitables. Les pays les plus exposés réclament surtout des moyens pour s’y préparer.
  • Adaptation et résilience : La première est un ensemble de mesures décidées à l’avance ; la seconde est une capacité constatée après le choc.
  • Aléa et risque : Le second suppose en outre une population ou des biens exposés ; le premier existe même là où personne n’habite.
  • Aléa et vulnérabilité : Le premier tient au phénomène lui-même ; la seconde tient à la société qui le subit, et c’est sur elle qu’une politique publique peut agir.
  • Anthropisation et anthropocène : La première décrit une transformation locale, observable depuis le néolithique ; le second propose une échelle géologique et planétaire.
  • Anthropocène et révolution industrielle : La seconde est un événement historique daté ; le premier est une catégorie qui englobe ses effets et dont le point de départ fait débat.
  • Bien commun et patrimoine : Tout ce qui est protégé n’est pas partagé : un édifice privé protégé reste à son détenteur, même si sa préservation intéresse tout le monde.
  • Bien commun et souveraineté : Dire qu’un site concerne l’humanité entière ne le soustrait pas au droit de l’État sur le territoire duquel il se trouve.
  • Bien commun et propriété intellectuelle : Le premier suppose un accès partagé sous conditions ; la seconde organise l’exclusion de tous au profit d’un titulaire.
  • Bien commun et science ouverte : Le premier est une manière de qualifier une ressource ; la seconde est le mouvement concret qui applique cette idée aux savoirs.
  • Biodiversité et service écosystémique : La première désigne la variété du vivant elle-même ; le second désigne le bénéfice qu’une société en tire, et se chiffre parfois.
  • Capacité de charge et surtourisme : L’un est un seuil que l’on estime pour décider d’une politique ; l’autre est la situation dans laquelle ce seuil est dépassé.
  • CCNUCC et conférence des parties (cop) : La première est le texte fondateur ; la seconde est la réunion qu’il institue et qui se tient chaque année depuis.
  • CCNUCC et giec : La première engage juridiquement des États signataires ; le second n’engage personne et se borne à établir l’état des connaissances.
  • Changement climatique et effet de serre : Le second est un mécanisme physique, ancien et nécessaire à la vie ; le premier est l’évolution observée aujourd’hui, que son renforcement provoque.
  • Changement climatique et petit âge glaciaire : Le second est une fluctuation ancienne, sans cause humaine établie ; le premier est attribué aux rejets des sociétés industrielles et se produit bien plus vite.
  • Climatoscepticisme et giec : Le premier conteste les conclusions ; le second les établit par la synthèse des travaux publiés. Le débat scientifique ordinaire, lui, porte sur les marges d’incertitude.
  • Communs et tragédie des communs : Les premiers sont gouvernés par des règles que les usagers se donnent ; la seconde décrit ce qui advient en l’absence de telles règles.
  • Conférence des parties (COP) et giec : La première réunit des États et négocie ; le second réunit des scientifiques et ne négocie rien.
  • Conflit d’usage et surtourisme : Le nombre de visiteurs n’est qu’un cas parmi d’autres : le logement, le bureau, la circulation et la protection s’opposent aussi sur le même espace.
  • Conservation de la nature et préservation : La première autorise l’exploitation et l’encadre ; la seconde la refuse et met l’espace hors d’atteinte. C’est le partage le plus attendu dans une copie.
  • Déforestation et sylviculture : La seconde coupe pour faire repousser et vise un rendement durable ; la première laisse le couvert boisé reculer sans retour.
  • Développement durable et transition énergétique : Le premier est un objectif général à trois volets, économique, social et écologique ; la seconde n’en est qu’un moyen, limité aux sources d’énergie.
  • Développement durable et justice climatique : Le premier raisonne entre générations successives ; la seconde raisonne entre pays et entre groupes sociaux d’une même époque.
  • Développement durable et empreinte écologique : Le second est un objectif politique ; la première est un indicateur, qui sert à mesurer l’écart entre cet objectif et les modes de vie réels.

Questions fréquentes

Quelles notions faut-il connaître sur environnement ?

Ce thème mobilise 54 notions, institutions, concepts et processus. Les plus structurantes sont adaptation, aléa, anthropisation, anthropocène.

Faut-il apprendre les définitions par coeur ?

Il faut pouvoir les écrire sans hésiter en introduction, ce qui n’est pas la même chose que les réciter. Une définition sue à peu près se voit immédiatement dans une copie.

Pour aller plus loin