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HGGSP Révision

Les citations à connaître : environnement

Les citations du thème « L’environnement, entre exploitation et protection : un enjeu planétaire », rangées par ce qu’elles servent à faire dans une copie, avec pour chacune sa source et l’amorce qui la relie au sujet. 20 entrées vérifiées.

Ce qui compte n’est pas la citation, c’est l’amorce

Une citation ne rapporte aucun point par elle-même. Ce qui en rapporte, c’est la phrase qui la suit : celle qui dit pourquoi elle est là et ce que le sujet en fait. Chaque citation ci-dessous est donc donnée avec son amorce, déjà écrite.

Une citation posée sans lien avec le sujet est un ornement, et le correcteur la sanctionne : il y voit un élève qui a appris une phrase et qui cherche où la caser. Mieux vaut aucune citation qu’une citation plaquée.

Toutes les formulations ci-dessous ont été confrontées à une source, et la source est donnée. En cas de doute sur les mots exacts, écrivez l’idée sans les guillemets : une citation approximative, ou mise dans la bouche du mauvais auteur, est la faute qu’un correcteur voit le plus vite.

Comment les sociétés arbitrent-elles entre l’exploitation de leurs milieux et leur protection, et pourquoi cet arbitrage est-il devenu un objet de négociation entre États ?

Pour ouvrir une introduction

Ces citations se placent en première phrase. Posez le texte, puis reliez-le au sujet dès la phrase suivante : c’est ce lien que le correcteur attend, et il ne se devine pas.

Freedom in a commons brings ruin to all.

Garrett Hardin, The Tragedy of the Commons, article paru dans la revue Science le 13 décembre 1968

La haute mer est exactement le cas que décrit cette phrase. Chacun y prélève pour son compte, tandis que l’épuisement se répartit sur tous. La liberté qui fonde le droit de la mer depuis le XVIIe siècle est ainsi devenue le problème que la négociation doit résoudre, et non plus l’acquis qu’elle doit protéger.

Ce que soutient Garrett Hardin par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le raisonnement vaut pour une ressource ouverte sans aucune règle, non pour une ressource gérée en commun. Elinor Ostrom a montré, cas à l’appui, que des usagers savent se donner des règles : il existe donc une autre issue que la privatisation ou la mise sous tutelle d’un État. Hardin a lui-même reconnu plus tard que son article aurait dû parler de biens communs non gérés.

les États ont le droit souverain d’exploiter leurs propres ressources selon leur politique d’environnement et ils ont le devoir de faire en sorte que les activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de dommage à l’environnement dans d’autres États

Déclaration de la conférence des Nations unies sur l’environnement, Principe 21, Stockholm, 1972. Extrait : la phrase s’ouvre par un renvoi à la Charte des Nations unies et se poursuit sur les espaces ne relevant d’aucune juridiction nationale

Toute la difficulté du thème tient dans cette phrase. Elle reconnaît d’abord à chaque État le droit d’exploiter ses ressources comme il l’entend, puis lui interdit d’en faire porter les effets au dehors. Or aucune autorité ne surplombe les États pour arbitrer entre les deux, et les pollutions se moquent des frontières : voilà pourquoi la question environnementale se traite depuis lors par la négociation, et non par la contrainte.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : C’est une déclaration, non un traité : elle n’oblige personne et ne prévoit aucune sanction. Et l’ordre des deux propositions compte. Une copie qui ne retient que le devoir de ne pas nuire fait passer pour un principe écologique ce qui est d’abord une garantie de souveraineté, obtenue par les États qui redoutaient qu’on leur dicte l’usage de leurs ressources.

Contenant l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation de la température à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels

Accord de Paris, Article 2, paragraphe 1 a), 2015

L’objectif est commun, mais l’accord ne dit nulle part comment le répartir : chaque État annonce lui-même sa contribution et rien n’est prévu s’il ne la tient pas. La question n’est donc pas de savoir si le but est ambitieux, elle est de savoir si une gouvernance sans contrainte peut l’atteindre.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ne dites pas que l’accord de Paris est contraignant. L’obligation porte sur la procédure, publier une contribution nationale et la réviser, non sur le résultat. C’est exactement ce qui le sépare du protocole de Kyoto, et c’est aussi ce qui a permis de le faire signer par presque tous les États.

Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Charte de l’environnement, Article 1er de la Charte de 2004, adossée à la Constitution française en 2005

En une phrase, la protection du milieu cesse d’être une politique parmi d’autres pour devenir un droit de rang constitutionnel. Reste à savoir ce qu’un juge en fait lorsque ce droit se heurte à une activité économique installée, et c’est là que le thème commence vraiment.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : La Charte est rédigée en 2004 et n’acquiert sa valeur constitutionnelle qu’avec la loi constitutionnelle de 2005 qui l’adosse à la Constitution. Donnez les deux dates, ou n’en donnez aucune.

Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.

Jacques Chirac, Discours au Sommet mondial du développement durable, Johannesburg, 2 septembre 2002

La formule a fait le tour du monde, mais elle décrit un constat et non une politique. Depuis, la question n’est plus de savoir si les États sont informés : elle est de comprendre pourquoi un savoir établi ne suffit pas à produire une décision commune.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Elle sert d’accroche, jamais d’argument. Une copie qui l’emploie doit enchaîner sur ce que le sommet de Johannesburg a réellement produit et sur ses limites, faute de quoi elle ouvre sur une émotion au lieu d’ouvrir sur un problème.

Le ministère de l’impossible

Robert Poujade, Titre du livre où il revient sur son passage au ministère de la Protection de la nature et de l’Environnement, 1975

Le premier titulaire du poste résume ainsi une administration créée en 1971, et dont la presse se demandait dès le lendemain avec quels fonctionnaires et quelles attributions elle allait travailler. La question environnementale entre dans l’État français par un ministère faible, chargé de peser sur des décisions prises ailleurs.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : La formule dit la difficulté d’un ministère, non l’impossibilité d’une politique. Ne l’employez pas pour conclure que rien n’a été fait : la loi Montagne, la loi Littoral puis la Charte de l’environnement montrent l’inverse.

in Wildness is the preservation of the World

Henry David Thoreau, Walking, essai publié en 1862

Ce qui sauve le monde, dit-il, c’est le caractère sauvage, une qualité et non un territoire. Un demi-siècle plus tard, les États-Unis feront l’inverse en traçant sur des cartes des périmètres protégés : c’est ce passage d’une valeur morale à un dispositif juridique que le thème demande d’analyser.

Ce que soutient Henry David Thoreau par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Deux fautes courantes. La phrase vient de l’essai Walking, non de Walden, où on la place presque toujours. Et Thoreau écrit Wildness, le caractère sauvage, non wilderness, l’espace sauvage : la confusion est ancienne, très répandue, et un correcteur informé la relève.

I went to the woods because I wished to live deliberately, to front only the essential facts of life

Henry David Thoreau, Walden, 1854, chapitre II

Le retrait dans les bois est présenté comme une expérience morale, non comme un goût du paysage : il s’agit de vivre à dessein et de n’affronter que l’essentiel. C’est cette lecture de la nature comme lieu d’exercice de soi qui prépare, aux États-Unis, l’idée qu’un espace mérite d’être soustrait à l’usage commun.

Ce que soutient Henry David Thoreau par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Thoreau n’est pas un militant de la protection de l’environnement : la notion n’existe pas encore de son vivant. Faites-en une source des représentations américaines de la nature, jamais un précurseur des politiques publiques.

Dam Hetch Hetchy! As well dam for water-tanks the people’s cathedrals and churches, for no holier temple has ever been consecrated by the heart of man.

John Muir, The Yosemite, 1912, chapitre consacré à la vallée de Hetch Hetchy

Le registre est religieux parce que l’argument l’est : Muir refuse que la valeur d’une vallée se compare à un volume d’eau. Le barrage sera pourtant autorisé, et cette défaite dit assez bien qui l’emporte lorsque la préservation d’un lieu se heurte au besoin chiffré d’une ville.

Ce que soutient John Muir par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ne racontez pas Hetch Hetchy comme une victoire des protecteurs. Muir perd, et c’est ce qui rend l’exemple utile : il montre les limites d’une position qui refuse par principe le calcul d’utilité. Signalez aussi que la vallée dite intacte était fréquentée par des populations amérindiennes.

to waste, to destroy, our natural resources, to skin and exhaust the land instead of using it so as to increase its usefulness, will result in undermining in the days of our children the very prosperity which we ought by right to hand down to them amplified and developed

Theodore Roosevelt, Septième message annuel au Congrès, 3 décembre 1907. Extrait : la phrase commence par « there must be a realization of the fact that »

L’argument n’est pas la beauté d’un paysage, c’est la durée d’une puissance : un pays qui épuise ses sols et ses forêts prépare son propre déclassement. La protection est ici commandée par un calcul économique et national, ce qui explique qu’elle ait pu être menée par un État par ailleurs très favorable à l’exploitation.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Roosevelt protège pour produire. Le ranger parmi les défenseurs de la nature sauvage est une faute d’analyse : sa politique est celle de la conservation, dont Pinchot est l’artisan au sein de son administration, et non celle de la préservation défendue par Muir.

The “control of nature” is a phrase conceived in arrogance, born of the Neanderthal age of biology and philosophy, when it was supposed that nature exists for the convenience of man.

Rachel Carson, Silent Spring, 1962, dernier chapitre

La critique ne porte pas sur un produit mais sur une façon de penser le rapport aux milieux : la nature y était supposée faite pour la commodité de l’homme. C’est à ce moment que l’environnement cesse d’être un décor à aménager pour devenir un ensemble de relations que l’action humaine dérègle.

Ce que soutient Rachel Carson par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le livre traite des pesticides, non du climat. Servez-vous en pour dater l’entrée de la question environnementale dans le débat public américain, et pour montrer comment l’industrie chimique y a répondu, non comme d’une annonce du réchauffement.

Freedom in a commons brings ruin to all.

Garrett Hardin, The Tragedy of the Commons, revue Science, 1968

Le raisonnement vaut pour un pâturage ouvert à tous et sans règle ; il vaut donc aussi pour l’atmosphère, qui n’appartient à personne. Il énonce le problème de fond de toute négociation climatique : un État supporte seul le coût de son effort et en partage le bénéfice avec tous les autres.

Ce que soutient Garrett Hardin par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Elinor Ostrom a établi que la démonstration ne tient que pour une ressource en libre accès, sans règle ni surveillance, situation rare. Citez Hardin, puis l’objection : une copie qui s’arrête à la tragédie fait passer pour une loi générale ce qui est un cas particulier.

Pour poser une notion avec l’autorité d’un auteur

Ces citations ne remplacent pas une définition, elles la prolongent. Définissez d’abord avec vos mots, citez ensuite : l’inverse donne une copie qui récite sans comprendre.

Le présent Accord a pour objectif d’assurer la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, dans l’immédiat et à long terme, grâce à la mise en œuvre effective des dispositions pertinentes de la Convention et au renforcement de la coopération et de la coordination internationales.

Accord sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, Article 2 de l’accord dit BBNJ, adopté par consensus aux Nations unies le 19 juin 2023

Quarante et un ans après Montego Bay, la négociation revient sur ce que la convention avait laissé de côté : la vie qui peuple la colonne d’eau au-delà des juridictions nationales. L’accord ne crée aucun propriétaire ; il organise une gestion commune, ce qui suppose que les États acceptent d’être contrôlés là où personne ne commande.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ne confondez pas l’adoption du texte et son entrée en vigueur, qui exige un nombre minimal de ratifications. Écrivez ce que vous savez sûrement, la date d’adoption, plutôt qu’un état des ratifications qui change d’une année sur l’autre.

L’objectif ultime de la présente Convention et de tous instruments juridiques connexes que la Conférence des Parties pourrait adopter est de stabiliser, conformément aux dispositions pertinentes de la Convention, les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique.

Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Article 2 de la convention adoptée en 1992 et ouverte à la signature au sommet de la Terre de Rio

Le texte fondateur de la négociation climatique fixe un objectif qui n’en est pas tout à fait un : il revient aux États eux-mêmes de dire ce qu’est une perturbation dangereuse, donc de fixer la limite qu’ils s’engagent à ne pas franchir. Trente ans de conférences des parties tiennent dans cette phrase laissée ouverte.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ne présentez pas la convention de 1992 comme un accord de réduction. Elle ne contient aucun objectif chiffré ni aucune sanction : elle installe un cadre, un principe de responsabilité et une conférence annuelle. Les objectifs chiffrés viendront avec le protocole de Kyoto.

Il incombe aux Parties de préserver le système climatique dans l’intérêt des générations présentes et futures, sur la base de l’équité et en fonction de leurs responsabilités communes mais différenciées et de leurs capacités respectives.

Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Article 3, paragraphe 1, 1992

Le principe est posé dès 1992 : tous les États sont concernés, aucun ne l’est au même titre. C’est de cette phrase que les pays en développement tirent leur argument dans chaque négociation, et c’est elle que les pays industrialisés retournent à leur tour quand les émissions des grands émergents dépassent les leurs.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : La formule répartit une charge sans la chiffrer. Elle ne dit ni qui paie, ni combien, ni jusqu’à quand : c’est pour cela qu’elle sert aux deux camps. Ne l’employez pas comme si elle avait tranché le débat sur la justice climatique.

Sustainable development is development that meets the needs of the present without compromising the ability of future generations to meet their own needs.

Rapport Brundtland, Our Common Future, rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, 1987

La commission présidée par Gro Harlem Brundtland, alors chef du gouvernement norvégien, met ainsi face à face deux parties dont l’une ne peut pas négocier, puisqu’elle n’existe pas encore. La question environnementale quitte le terrain technique pour celui de la justice entre les générations, et c’est à ce titre qu’elle entre dans les négociations climatiques cinq ans plus tard.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Les traductions françaises de cette phrase diffèrent d’une édition à l’autre. Citez l’anglais, ou rendez l’idée sans guillemets, mais n’inventez pas une version française : c’est la faute la plus facile à repérer sur une citation aussi connue.

Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. À cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social.

Charte de l’environnement, Article 6 de la Charte de 2004

Le verbe est le mot important : concilier, et non arbitrer. Le texte suppose que les trois objectifs peuvent tenir ensemble, alors que tout le thème présente des situations où l’un se paie de l’autre, de la forêt de Colbert aux forages autorisés sur les terres fédérales américaines.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ce n’est pas une définition du développement durable, c’est une obligation faite aux pouvoirs publics. Servez-vous en pour établir que la notion est entrée dans le droit, et non pour définir la notion elle-même : la définition, on la prend au rapport de 1987.

Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.

Charte de l’environnement, Article 5 de la Charte de 2004

La phrase retourne l’usage ordinaire de l’incertitude : celle-ci n’autorise plus à attendre, elle oblige à agir. C’est précisément le point que les stratégies du doute cherchent à défaire, en entretenant l’incertitude assez longtemps pour que l’action reste facultative.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Précaution n’est pas prévention. La prévention porte sur un risque connu et mesuré, la précaution sur un risque seulement soupçonné. Les copies emploient les deux mots l’un pour l’autre, et le correcteur le relève à chaque fois.

Conservation means the greatest good to the greatest number for the longest time.

Gifford Pinchot, The Fight for Conservation, 1910

Les trois derniers mots sont l’apport de Pinchot, qui ajoute la durée à une formule utilitariste ancienne et fait de la gestion forestière une décision engageant plusieurs générations. C’est cette doctrine, et non celle de Muir, qui organise réellement l’administration américaine des forêts.

Ce que soutient Gifford Pinchot par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : La conservation ne protège que ce qui sert. Un milieu sans valeur d’usage n’a, dans cette logique, aucune raison d’être défendu : dites-le, sinon l’opposition avec la préservation de Muir perd tout objet et devient une simple querelle de personnes.

A wilderness, in contrast with those areas where man and his own works dominate the landscape, is hereby recognized as an area where the earth and its community of life are untrammeled by man, where man himself is a visitor who does not remain.

Wilderness Act, Section 2 c) de la loi fédérale américaine de 1964

Une valeur littéraire devient ici une catégorie juridique : le sauvage se définit par l’absence durable de l’homme et se délimite sur une carte. La définition suppose donc des espaces vides, ce que les vallées et les plateaux ainsi classés n’avaient pas toujours été.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ne confondez pas ce statut avec celui de parc national. Le parc est ouvert au public et aménagé ; l’aire de wilderness est un régime plus strict, qui interdit les équipements permanents à l’intérieur même de terres fédérales parfois déjà protégées.

Ces citations savent aussi poser une notion. Elles sont détaillées plus haut, sous l’usage pour lequel elles servent d’abord, et c’est là que se trouve leur amorce.

  • « les États ont le droit souverain d’exploiter leurs propres ressources selon leur politique d’environnement et ils ont le devoir de faire en sorte que les activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de dommage à l’environnement dans d’autres États » Déclaration de la conférence des Nations unies sur l’environnement.
  • « Contenant l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation de la température à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels » Accord de Paris.
  • « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. » Charte de l’environnement.

Pour formuler la tension du sujet

Ces citations disent un paradoxe. Elles servent à écrire la problématique, et non à l’illustrer une fois qu’elle est posée.

Ces citations savent aussi formuler une tension. Elles sont détaillées plus haut, sous l’usage pour lequel elles servent d’abord, et c’est là que se trouve leur amorce.

  • « Freedom in a commons brings ruin to all. » Garrett Hardin.
  • « les États ont le droit souverain d’exploiter leurs propres ressources selon leur politique d’environnement et ils ont le devoir de faire en sorte que les activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de dommage à l’environnement dans d’autres États » Déclaration de la conférence des Nations unies sur l’environnement.
  • « L’objectif ultime de la présente Convention et de tous instruments juridiques connexes que la Conférence des Parties pourrait adopter est de stabiliser, conformément aux dispositions pertinentes de la Convention, les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique. » Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.
  • « Il incombe aux Parties de préserver le système climatique dans l’intérêt des générations présentes et futures, sur la base de l’équité et en fonction de leurs responsabilités communes mais différenciées et de leurs capacités respectives. » Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.
  • « Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. À cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social. » Charte de l’environnement.
  • « Le ministère de l’impossible » Robert Poujade.
  • « in Wildness is the preservation of the World » Henry David Thoreau.
  • « Dam Hetch Hetchy! As well dam for water-tanks the people’s cathedrals and churches, for no holier temple has ever been consecrated by the heart of man. » John Muir.
  • « Conservation means the greatest good to the greatest number for the longest time. » Gifford Pinchot.
  • « A wilderness, in contrast with those areas where man and his own works dominate the landscape, is hereby recognized as an area where the earth and its community of life are untrammeled by man, where man himself is a visitor who does not remain. » Wilderness Act.
  • « The “control of nature” is a phrase conceived in arrogance, born of the Neanderthal age of biology and philosophy, when it was supposed that nature exists for the convenience of man. » Rachel Carson.
  • « Freedom in a commons brings ruin to all. » Garrett Hardin.

Pour fermer une conclusion sans pirouette

Ces citations ouvrent sur une question voisine, jamais sur une morale. Une conclusion qui élargit vers un problème réel vaut mieux qu’une conclusion qui commente le monde.

Ces citations savent aussi fermer une conclusion. Elles sont détaillées plus haut, sous l’usage pour lequel elles servent d’abord, et c’est là que se trouve leur amorce.

  • « Le présent Accord a pour objectif d’assurer la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, dans l’immédiat et à long terme, grâce à la mise en œuvre effective des dispositions pertinentes de la Convention et au renforcement de la coopération et de la coordination internationales. » Accord sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale.
  • « Sustainable development is development that meets the needs of the present without compromising the ability of future generations to meet their own needs. » Rapport Brundtland.
  • « to waste, to destroy, our natural resources, to skin and exhaust the land instead of using it so as to increase its usefulness, will result in undermining in the days of our children the very prosperity which we ought by right to hand down to them amplified and developed » Theodore Roosevelt.

Les auteurs de ce thème

Une citation se cite mieux quand on sait ce que son auteur soutient par ailleurs. Chaque page donne la thèse, ce qu’elle démontre et ce qu’on lui oppose.

Questions fréquentes

Quelle citation utiliser sur environnement ?

Celle dont vous savez dire pourquoi vous la posez. Ce thème en compte 20 de vérifiées, rangées selon qu’elles ouvrent une introduction, posent une notion, formulent la tension du sujet ou ferment une conclusion.

Faut-il citer un auteur en dissertation de HGGSP ?

Ce n’est jamais obligatoire, et une copie sans citation peut obtenir la meilleure note. Une citation reliée au sujet en une phrase valorise la copie ; une citation plaquée la dessert.

Où placer une citation dans une copie ?

En première phrase d’introduction, pour ouvrir ; au seuil d’une partie, pour poser la notion qu’elle va traiter ; en conclusion, pour élargir. Jamais au milieu d’un paragraphe, où elle interrompt la démonstration au lieu de la servir.

Comment savoir si une citation est exacte ?

En la lisant dans son texte source, et non dans un recueil. Les citations de ce site ont été confrontées à un texte officiel, à la ressource d’accompagnement du programme ou à une édition dont le traducteur est nommé. Dans le doute, écrivez l’idée sans les guillemets.

Pour aller plus loin