Aller au contenu
HGGSP Révision

Que dit Peter Drucker ? Sa thèse et ce qu’on lui oppose

Ce que soutient Peter Drucker, en une phrase, puis ce que cette thèse permet de démontrer dans une copie et ce qu’on lui oppose.

Sa thèse

Le savoir est devenu la ressource première du développement économique, devant la terre, le travail et le capital. La richesse d’une société tient désormais à sa capacité de produire, de diffuser et d’appliquer des connaissances.

Elle est développée dans The Age of Discontinuity, 1969.

Ce que cette thèse permet de démontrer

Une référence ne vaut que par ce qu’elle fait avancer dans un paragraphe. Voici les démonstrations que celle-ci autorise, et qu’une copie peut conduire jusqu’au bout.

  • Justifier dès l’introduction que la connaissance soit traitée comme un enjeu de puissance, et non comme un simple bien culturel.
  • Expliquer pourquoi les États et les organisations internationales financent la formation et la recherche comme on finance un investissement.
  • Nommer d’un mot ce que le thème entier examine, à condition de dire aussitôt que ce mot est discuté.

Ce qu’on lui oppose

La formule est optimiste. On lui reproche de sous-estimer les inégalités sociales et territoriales que le poids accru du savoir engendre, et de présenter comme une évolution générale ce qui ne vaut que pour une partie du monde.

C’est cette objection qui distingue une copie qui cite d’une copie qui pense. Convoquez la thèse, montrez ce qu’elle explique, puis dites où elle s’arrête : le correcteur voit alors un élève qui a lu, et non un élève qui a retenu un nom.

Les notions rattachées à Drucker

Ces notions du lexique sont celles que la thèse met en jeu. Les employer sans savoir les définir revient à citer un auteur sans l’avoir lu, et cela se voit dès l’introduction.

  • Société de la connaissance Modèle d’organisation dans lequel le savoir, la recherche et la formation deviennent le premier facteur de production et de puissance, devant les matières premières et les machines.
  • Connaissance Savoir construit selon des règles explicites, validé par un groupe qui l’examine, puis transmis et réutilisable par d’autres.
  • Capital humain Ensemble des savoirs, des qualifications et des aptitudes acquis par un individu, qui accroissent sa productivité et se prêtent à un calcul d’investissement.
  • Innovation Passage d’une découverte ou d’une idée à un produit, un procédé ou une organisation effectivement mis sur le marché ou en service.

Où placer cette référence dans le programme

Un auteur ne se place pas partout. Voici les jalons du programme où la référence est attendue, avec ce que chacun sert à démontrer.

ThèmeJalonCe que le jalon sert à démontrer
La connaissanceLa notion de « société de la connaissance » (Peter Drucker, 1969), portée et débats.Il pose l’idée que le savoir est devenu un facteur de production et de puissance à part entière, et rappelle que cette idée est elle-même discutée.
La connaissanceLes acteurs et les modalités de la circulation de la connaissance.Il installe la grille de lecture du thème : tout savoir a des producteurs, des relais, des supports et des obstacles.

Qui écrit, et à quelle époque

Théoricien américain du management, 1909-2005.

Cette ligne sert à situer, pas à être recopiée. Ce qu’un correcteur attend d’une référence, ce n’est pas une date de naissance : c’est la thèse, et ce qu’elle démontre du sujet posé.

Questions fréquentes

Que dit Peter Drucker ?

Le savoir est devenu la ressource première du développement économique, devant la terre, le travail et le capital. La richesse d’une société tient désormais à sa capacité de produire, de diffuser et d’appliquer des connaissances.

Que peut-on opposer à Drucker ?

La formule est optimiste. On lui reproche de sous-estimer les inégalités sociales et territoriales que le poids accru du savoir engendre, et de présenter comme une évolution générale ce qui ne vaut que pour une partie du monde.

Dans quel thème de HGGSP citer Drucker ?

La référence sert dans le thème la connaissance. Elle y est attendue sur 2 jalons du programme.

Pour aller plus loin