Les citations à connaître : la connaissance
Les citations du thème « L’enjeu de la connaissance », rangées par ce qu’elles servent à faire dans une copie, avec pour chacune sa source et l’amorce qui la relie au sujet. 19 entrées vérifiées.
Ce qui compte n’est pas la citation, c’est l’amorce
Une citation ne rapporte aucun point par elle-même. Ce qui en rapporte, c’est la phrase qui la suit : celle qui dit pourquoi elle est là et ce que le sujet en fait. Chaque citation ci-dessous est donc donnée avec son amorce, déjà écrite.
Une citation posée sans lien avec le sujet est un ornement, et le correcteur la sanctionne : il y voit un élève qui a appris une phrase et qui cherche où la caser. Mieux vaut aucune citation qu’une citation plaquée.
Toutes les formulations ci-dessous ont été confrontées à une source, et la source est donnée. En cas de doute sur les mots exacts, écrivez l’idée sans les guillemets : une citation approximative, ou mise dans la bouche du mauvais auteur, est la faute qu’un correcteur voit le plus vite.
Pourquoi la production, la circulation et le contrôle du savoir sont-ils devenus un enjeu majeur pour les sociétés et pour les États ?
Pour ouvrir une introduction
Ces citations se placent en première phrase. Posez le texte, puis reliez-le au sujet dès la phrase suivante : c’est ce lien que le correcteur attend, et il ne se devine pas.
Ipsa scientia potestas est
Francis Bacon, Meditationes Sacrae, chapitre « De Haeresibus », 1597
La formule dit que le savoir est par lui-même une puissance. Elle est écrite à un moment où la connaissance reste l’affaire de quelques lettrés. Le thème demande d’examiner ce qu’elle devient quand le savoir est produit par des laboratoires, financé par des États et transporté par des câbles.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : On la traduit couramment par « savoir, c’est pouvoir » et on l’attribue parfois à Hobbes. La forme « scientia potentia est » se lit bien chez Hobbes, dans la version latine du Léviathan de 1668, mais elle est postérieure : celle de Bacon est « ipsa scientia potestas est ». Elle est prise à l’intérieur d’une phrase plus longue : citez-la comme une formule, non comme une phrase entière de l’ouvrage.
Que, les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix
Acte constitutif de l’Unesco, Préambule, texte signé à Londres le 16 novembre 1945
La phrase ouvre l’acte qui fonde l’Unesco en 1945 et fait de l’éducation un instrument de paix. Elle situe d’emblée le thème hors de la seule histoire des sciences : ce que les États attendent du savoir est aussi politique.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : C’est le premier considérant d’un traité, donc une déclaration d’intention. Ne la donnez pas comme un constat historique, et n’en concluez pas que la circulation des savoirs apaise d’elle-même les rivalités.
Une théorie qui n’est réfutable par aucun événement qui se puisse concevoir est dépourvue de caractère scientifique. Pour les théories, l’irréfutabilité n’est pas (comme on l’imagine souvent) vertu mais défaut.
Karl Popper, Conjectures et Réfutations, traduction M.-I. et M. B. de Launay, Payot, 1985, p. 64
Le critère est simple et il se manie : un énoncé n’est scientifique que si l’on peut dire ce qui le rendrait faux. Il donne à une copie le moyen de séparer une connaissance d’une opinion, et d’expliquer pourquoi un désaccord entre chercheurs n’affaiblit pas la science.
Ce que soutient Karl Popper par ailleurs dit comment l’employer.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Réfutable ne veut pas dire faux, ni fragile. Une théorie que rien ne pourrait contredire n’est pas plus solide : elle est seulement hors du champ de la science.
Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
Déclaration universelle des droits de l’homme, Article 27, 1948
Le texte fait de la participation au progrès scientifique un droit, donc une question d’accès. Il ouvre exactement le débat du jalon sur la circulation : accès libre aux publications, brevets, ou savoirs retenus par le secret.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le même article protège aussi les intérêts de l’auteur d’une production scientifique. Ne l’employez donc pas comme un argument contre toute propriété intellectuelle : il porte les deux exigences à la fois.
L’instruction publique est un devoir de la société à l’égard des citoyens.
Nicolas de Condorcet, Premier mémoire, Nature et objet de l’instruction publique, dans Cinq mémoires sur l’instruction publique, 1791
La phrase ouvre le mémoire et fait de l’instruction une obligation de la collectivité, non une faveur. L’accès au savoir devient alors une question de régime politique, et non une question d’équipement scolaire.
Ce que soutient Nicolas de Condorcet par ailleurs dit comment l’employer.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : C’est un texte de 1791, écrit dans un débat, non le récit de ce qui a eu lieu. Les projets de Condorcet ne sont pas adoptés, et l’écart avec la scolarisation réelle du XIXe siècle est précisément ce qu’il faut montrer.
Enfin, les femmes ont les mêmes droits que les hommes ; elles ont donc celui d’obtenir les mêmes facilités pour acquérir les lumières qui seules peuvent leur donner les moyens d’exercer réellement ces droits avec une même indépendance et dans une égale étendue.
Nicolas de Condorcet, Premier mémoire, Nature et objet de l’instruction publique, dans Cinq mémoires sur l’instruction publique, 1791
L’argument ne porte pas sur l’utilité de l’instruction des filles mais sur l’égalité des droits : un droit qu’on ne sait pas lire, on ne l’exerce pas. C’est exactement la question que le jalon pose, du XVIe siècle à nos jours.
Ce que soutient Nicolas de Condorcet par ailleurs dit comment l’employer.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ne datez pas de là l’égalité scolaire. Pendant plus d’un siècle après ce texte, l’instruction des filles reste pensée comme une préparation au rôle d’épouse et de mère, en France comme dans les sociétés coloniales.
Nous avons déjà plus de femmes de lettres qu’un pays civilisé ne peut en supporter. Que les dieux favorables nous épargnent une génération de femmes de sciences !
Le Figaro, Article de presse de 1910, lors de la candidature de Marie Curie à l’Académie des sciences, cité par Pierre Merle, La démocratisation de l’enseignement, La Découverte, 2017, et repris par la fiche ressource Éduscol du thème
La femme dont il est question a déjà reçu un prix Nobel de physique quand elle se présente à l’Académie. Elle montre que l’accès au savoir ne dépend pas seulement de l’école : une communauté savante décide aussi qui elle admet en son sein. C’est la question que les deux jalons de l’axe 1 posent ensemble.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : C’est un texte de presse, non une position officielle de l’Académie. Dites-le, et rappelez que Marie Curie reçoit un second prix Nobel en 1911 : la copie montre alors un écart entre la reconnaissance internationale et la fermeture d’une institution nationale.
Governments of the Industrial World, you weary giants of flesh and steel, I come from Cyberspace, the new home of Mind.
John Perry Barlow, A Declaration of the Independence of Cyberspace, Davos, 8 février 1996
Le texte annonce un espace que les États ne pourraient ni borner ni gouverner. L’objet de travail conclusif consiste précisément à montrer ce qu’est devenue cette promesse : des câbles, des centres de données, des droits nationaux et quelques entreprises dominantes.
Ce que soutient John Perry Barlow par ailleurs dit comment l’employer.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Les traductions françaises qui circulent diffèrent les unes des autres : citez l’original, ou rendez l’idée sans guillemets. Et n’en faites pas une description du cyberespace : c’est un texte militant, que les faits ont démenti.
Espace de communication constitué par l’interconnexion mondiale d’équipements de traitement automatisé de données numériques.
Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, Glossaire de l’ANSSI
La définition est administrative, et c’est ce qui la rend précieuse : elle parle d’équipements. Elle installe dès la première ligne ce que le sujet demande de démontrer, à savoir que le cyberespace a une matière, donc des lieux, donc une géographie.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Elle ne décrit que l’interconnexion des machines. Elle ne dit rien des contenus ni des acteurs, qu’il faut ajouter pour traiter le sujet, et elle ne suffit donc pas à elle seule.
capacité à rester maîtres de nos choix, de nos décisions et de nos valeurs dans une société numérisée
Claire Landais, Audition au Sénat du 23 mai 2019, commission d’enquête sur le devoir de souveraineté numérique, formule citée par la fiche ressource Éduscol du thème, janvier 2024
La définition est donnée par la secrétaire générale de la défense et de la sécurité nationale devant une commission d’enquête. Elle est datée et située, ce qui vaut mieux qu’une définition de manuel, et elle pose la question du jalon français : garder la décision quand les outils viennent d’ailleurs.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ainsi définie, la souveraineté numérique n’est pas la fermeture du réseau. Ne la confondez pas avec le contrôle des contenus et le filtrage pratiqués par certains États, qui relèvent d’une autre conception.
Pour poser une notion avec l’autorité d’un auteur
Ces citations ne remplacent pas une définition, elles la prolongent. Définissez d’abord avec vos mots, citez ensuite : l’inverse donne une copie qui récite sans comprendre.
La société de savoir ou de la connaissance serait ce stade de développement où l’éducation, la science, les innovations technologiques et l’information occuperaient une place prépondérante comme vecteur de la croissance économique et de la justice sociale
Alain Mounier, Critique de la société de la connaissance : les paradoxes de la réforme éducative en Thaïlande, dans La société des savoirs : trompe-l’œil ou perspectives ?, L’Harmattan, 2006, formule citée par la fiche ressource Éduscol du thème, janvier 2024
La définition est donnée par un auteur qui discute la notion, et c’est ce qui la rend utile : le conditionnel annonce que la chose reste à démontrer. Vous pouvez la poser en introduction, puis demander quelle part du monde participe réellement à cette société.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ne l’attribuez pas à Peter Drucker. Drucker forge la notion en 1969 ; Alain Mounier en donne cette formulation en la critiquant, et lui reproche notamment de sous-estimer les inégalités.
The ethos of science is that affectively toned complex of values and norms which is held to be binding on the man of science.
Robert K. Merton, The Normative Structure of Science, texte de 1942, repris dans The Sociology of Science, 1973
La phrase n’a pas de traduction française de référence : citez l’original, ou rendez l’idée sans guillemets. Elle dit que ce qui garantit un résultat n’est pas la vertu du chercheur mais les règles du groupe. C’est ce qui permet ensuite de mesurer ce que le secret militaire retire à la recherche sur la radioactivité.
Ce que soutient Robert K. Merton par ailleurs dit comment l’employer.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Les quatre normes qu’il en tire, universalisme, communalisme, désintéressement et scepticisme organisé, circulent en français sous des traductions variables. Nommez-les sans les mettre entre guillemets.
Non seulement celles qui ont été méconnues en leur temps le restent généralement, mais d’autres, qui ont eu leur jour de célébrité, ont été depuis effacées de l’histoire
Margaret W. Rossiter, The Matthew/Matilda Effect in Science, Social Studies of Science, 1993, traduit par Irène Jami sous le titre L’effet Matthieu Mathilda en sciences, Les cahiers du CEDREF, 2003
Le jalon parle des hommes et des femmes de science, et cette phrase dit ce qu’il faut y chercher : non pas une somme d’oublis isolés, mais la façon dont une communauté attribue le crédit d’une découverte. Produire un résultat et en recevoir le crédit sont deux choses distinctes.
Ce que soutient Margaret W. Rossiter par ailleurs dit comment l’employer.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : L’effet nomme un mécanisme, il ne dispense pas d’examiner un cas. Si vous citez Lise Meitner, dites ce qu’elle a établi et à quelle date, sinon l’exemple ne démontre rien.
produit par le recueil et le traitement des informations
Olivier Forcade, Formule citée par la fiche ressource Éduscol du thème, janvier 2024
La définition sépare deux gestes que les copies confondent : recueillir, puis traiter. Elle permet d’écrire qu’une information brute n’est pas encore un renseignement, et donc d’expliquer un échec autrement que par le manque de données.
Ce que soutient Olivier Forcade par ailleurs dit comment l’employer.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : C’est un fragment de phrase, non une phrase entière. Introduisez-le vous-même, en écrivant par exemple que le renseignement est, selon Olivier Forcade, produit par le recueil et le traitement des informations.
Education, training, and health are the most important investments in human capital.
Gary S. Becker, Notice Human Capital, The Concise Encyclopedia of Economics
La phrase n’a pas de traduction française de référence : citez l’original, ou rendez l’idée sans guillemets. Elle traite la dépense d’éducation comme un placement, ce qui explique qu’un État crée des instituts de technologie avant même d’avoir l’industrie qui les emploiera.
Ce que soutient Gary S. Becker par ailleurs dit comment l’employer.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le raisonnement mesure l’éducation à son rendement et ne dit rien de ce qu’elle vaut par elle-même. Écrivez cette limite si vous l’employez sur l’Inde, sinon la copie paraît défendre une thèse au lieu de l’examiner.
Ensemble des mesures techniques et non techniques permettant à un État de défendre dans le cyberespace les systèmes d’information jugés essentiels.
Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, Glossaire de l’ANSSI
Deux mots de cette définition portent tout le jalon. La protection ne vise que les systèmes jugés essentiels, ce qui suppose un choix politique. Et elle passe aussi par des mesures qui ne sont pas techniques, donc par du droit et de l’organisation.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ne la confondez pas avec la cybersécurité, qui désigne l’état recherché pour un système d’information, ni avec la cybercriminalité, qui relève de la police et de la justice.
la transcription d’un phénomène en un certain nombre de chiffres qui vont pouvoir être organisés et analysés
Amaël Cattaruzza, Formule citée par la fiche ressource Éduscol du thème, janvier 2024
Une donnée est donc produite par quelqu’un qui choisit ce qu’il transcrit : elle n’est jamais le reflet neutre du réel. Le même géographe montre ensuite que ces données sont fabriquées, stockées et acheminées en des lieux précis, relevant chacun d’un droit national. C’est l’argument central de l’objet de travail conclusif.
Ce que soutient Amaël Cattaruzza par ailleurs dit comment l’employer.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : La définition porte sur la donnée, non sur la connaissance. Une masse de données n’est pas un savoir : il y faut encore un traitement et une validation, ce que rappelle l’introduction du thème.
Ces citations savent aussi poser une notion. Elles sont détaillées plus haut, sous l’usage pour lequel elles servent d’abord, et c’est là que se trouve leur amorce.
- « Une théorie qui n’est réfutable par aucun événement qui se puisse concevoir est dépourvue de caractère scientifique. Pour les théories, l’irréfutabilité n’est pas (comme on l’imagine souvent) vertu mais défaut. » Karl Popper.
- « Espace de communication constitué par l’interconnexion mondiale d’équipements de traitement automatisé de données numériques. » Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.
- « capacité à rester maîtres de nos choix, de nos décisions et de nos valeurs dans une société numérisée » Claire Landais.
Pour formuler la tension du sujet
Ces citations disent un paradoxe. Elles servent à écrire la problématique, et non à l’illustrer une fois qu’elle est posée.
Il faut choisir, Citoyens : il faut que la femme appartienne à la Science, ou qu’elle appartienne à l’Église.
Jules Ferry, De l’égalité d’éducation, conférence du 10 avril 1870
La phrase montre que l’instruction des filles est alors saisie comme un enjeu de rivalité entre la République et l’Église. Elle explique pourquoi la scolarisation des filles devient une priorité politique dans les années 1880, et à quel titre.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ce n’est pas un plaidoyer pour l’égalité des sexes. L’argument porte sur l’influence exercée sur la famille par celui qui instruit la femme, et c’est ce raisonnement qu’il faut restituer si vous citez le texte.
Certes, les agences recueillent la part majeure en volume de leur renseignement par le Sigint, mais l’on ne doit pas oublier que la qualité du Humint est souvent supérieure.
Olivier Forcade et Sébastien Laurent, Formule citée par la fiche ressource Éduscol du thème, janvier 2024
La phrase corrige une idée reçue : pendant la guerre froide, les moyens techniques ne remplacent pas la source humaine, ils s’y ajoutent. L’affaire Farewell, où un officier du KGB livre des documents, s’explique alors sans difficulté.
Ce que soutient Olivier Forcade par ailleurs dit comment l’employer.
Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ne l’inversez pas. Elle ne dit pas que le renseignement technique compte peu : il fournit le plus gros du volume, mais pas toujours l’information qui décide.
Ces citations savent aussi formuler une tension. Elles sont détaillées plus haut, sous l’usage pour lequel elles servent d’abord, et c’est là que se trouve leur amorce.
- « Ipsa scientia potestas est » Francis Bacon.
- « La société de savoir ou de la connaissance serait ce stade de développement où l’éducation, la science, les innovations technologiques et l’information occuperaient une place prépondérante comme vecteur de la croissance économique et de la justice sociale » Alain Mounier.
- « Enfin, les femmes ont les mêmes droits que les hommes ; elles ont donc celui d’obtenir les mêmes facilités pour acquérir les lumières qui seules peuvent leur donner les moyens d’exercer réellement ces droits avec une même indépendance et dans une égale étendue. » Nicolas de Condorcet.
- « Nous avons déjà plus de femmes de lettres qu’un pays civilisé ne peut en supporter. Que les dieux favorables nous épargnent une génération de femmes de sciences ! » Le Figaro.
- « Non seulement celles qui ont été méconnues en leur temps le restent généralement, mais d’autres, qui ont eu leur jour de célébrité, ont été depuis effacées de l’histoire » Margaret W. Rossiter.
- « Governments of the Industrial World, you weary giants of flesh and steel, I come from Cyberspace, the new home of Mind. » John Perry Barlow.
- « la transcription d’un phénomène en un certain nombre de chiffres qui vont pouvoir être organisés et analysés » Amaël Cattaruzza.
Pour fermer une conclusion sans pirouette
Ces citations ouvrent sur une question voisine, jamais sur une morale. Une conclusion qui élargit vers un problème réel vaut mieux qu’une conclusion qui commente le monde.
Ces citations savent aussi fermer une conclusion. Elles sont détaillées plus haut, sous l’usage pour lequel elles servent d’abord, et c’est là que se trouve leur amorce.
- « Que, les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix » Acte constitutif de l’Unesco.
- « Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. » Déclaration universelle des droits de l’homme.
Les auteurs de ce thème
Une citation se cite mieux quand on sait ce que son auteur soutient par ailleurs. Chaque page donne la thèse, ce qu’elle démontre et ce qu’on lui oppose.
- John Perry Barlow : militant américain des libertés numériques, 1947-2018.
- Gary S. Becker : économiste américain, 1930-2014.
- Amaël Cattaruzza : géographe français.
- Nicolas de Condorcet : mathématicien et homme politique français, 1743-1794.
- Peter Drucker : théoricien américain du management, 1909-2005.
- Olivier Forcade : historien français du renseignement.
- Thomas Kuhn : historien américain des sciences, 1922-1996.
- Robert K. Merton : sociologue américain des sciences, 1910-2003.
- Karl Popper : philosophe des sciences, austro-britannique, 1902-1994.
- Margaret W. Rossiter : historienne américaine des sciences, 1944-2025.
- Vannevar Bush : ingénieur américain, organisateur de la recherche publique, 1890-1974.
Questions fréquentes
Quelle citation utiliser sur la connaissance ?
Celle dont vous savez dire pourquoi vous la posez. Ce thème en compte 19 de vérifiées, rangées selon qu’elles ouvrent une introduction, posent une notion, formulent la tension du sujet ou ferment une conclusion.
Faut-il citer un auteur en dissertation de HGGSP ?
Ce n’est jamais obligatoire, et une copie sans citation peut obtenir la meilleure note. Une citation reliée au sujet en une phrase valorise la copie ; une citation plaquée la dessert.
Où placer une citation dans une copie ?
En première phrase d’introduction, pour ouvrir ; au seuil d’une partie, pour poser la notion qu’elle va traiter ; en conclusion, pour élargir. Jamais au milieu d’un paragraphe, où elle interrompt la démonstration au lieu de la servir.
Comment savoir si une citation est exacte ?
En la lisant dans son texte source, et non dans un recueil. Les citations de ce site ont été confrontées à un texte officiel, à la ressource d’accompagnement du programme ou à une édition dont le traducteur est nommé. Dans le doute, écrivez l’idée sans les guillemets.
Pour aller plus loin
- Toutes les citations de HGGSP Les onze thèmes du programme.
- Les auteurs de HGGSP Leur thèse, et ce qu’on leur oppose.
- Le lexique du thème la connaissance Les notions du thème, définies pour être employées en copie.