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HGGSP Révision

Que dit Pierre Rosanvallon ? Sa thèse et ce qu’on lui oppose

Ce que soutient Pierre Rosanvallon, en une phrase, puis ce que cette thèse permet de démontrer dans une copie et ce qu’on lui oppose.

Sa thèse

La démocratie n’est jamais achevée : le vote ne suffit plus à fonder à lui seul la légitimité de ceux qui gouvernent. À côté de la légitimité tirée des urnes se sont développés des pouvoirs de surveillance, d’empêchement et de jugement, que les citoyens exercent entre deux élections.

Elle est développée dans La Démocratie inachevée, 2000 ; La Contre-démocratie, 2006.

Ce que cette thèse permet de démontrer

Une référence ne vaut que par ce qu’elle fait avancer dans un paragraphe. Voici les démonstrations que celle-ci autorise, et qu’une copie peut conduire jusqu’au bout.

  • Soutenir que l’abstention et la défiance ne signifient pas nécessairement un désintérêt pour la politique.
  • Donner un contenu précis au reproche adressé à l’Union européenne, en distinguant la régularité des procédures et la reconnaissance par les citoyens.
  • Relier l’axe 2 et l’objet de travail conclusif : une démocratie se juge sur ses formes de contrôle autant que sur ses scrutins.

Ce qu’on lui oppose

Multiplier les instances de contestation peut affaiblir la capacité de décider. Une démocratie a besoin d’autorités responsables devant des électeurs, et la surveillance permanente ne remplace pas le mandat confié par un vote.

C’est cette objection qui distingue une copie qui cite d’une copie qui pense. Convoquez la thèse, montrez ce qu’elle explique, puis dites où elle s’arrête : le correcteur voit alors un élève qui a lu, et non un élève qui a retenu un nom.

Les notions rattachées à Pierre Rosanvallon

Ces notions du lexique sont celles que la thèse met en jeu. Les employer sans savoir les définir revient à citer un auteur sans l’avoir lu, et cela se voit dès l’introduction.

  • Légitimité Reconnaissance par les gouvernés du droit de commander de ceux qui exercent le pouvoir, qui les fait obéir sans qu’il soit besoin de les contraindre.
  • Déficit démocratique Écart reproché à une organisation entre l’étendue des décisions qu’elle prend et la faiblesse du contrôle exercé sur elles par les citoyens et par leurs élus.
  • Abstention Fait, pour un électeur inscrit, de ne pas prendre part à un scrutin, mesuré par la part des inscrits qui ne se sont pas déplacés.
  • Souveraineté populaire Principe selon lequel l’autorité suprême appartient à l’ensemble des citoyens, chacun en détenant une part égale qu’il exerce par son vote.
  • Contre-pouvoir Force organisée, juridictionnelle, médiatique ou associative, capable de faire obstacle aux décisions de ceux qui gouvernent et de les obliger à s’expliquer.
  • Société civile Ensemble des associations, syndicats et mouvements organisés qui, sans être des partis ni des administrations, permettent aux gouvernés de s’exprimer entre deux élections.

Où placer cette référence dans le programme

Un auteur ne se place pas partout. Voici les jalons du programme où la référence est attendue, avec ce que chacun sert à démontrer.

ThèmeJalonCe que le jalon sert à démontrer
La démocratieL’inquiétude de Tocqueville : de la démocratie à la tyrannie ? Une analyse politiqueMontrer que la menace peut naître du fonctionnement même d’un régime démocratique, et pas seulement d’un adversaire extérieur.
La démocratieL’Union européenne face aux citoyens et aux États : les remises en question depuis 1992Situer les contestations de la construction européenne, exprimées par des votes nationaux comme par des gouvernements, et le débat sur la légitimité des décisions prises à cette échelle.

Qui écrit, et à quelle époque

Historien du politique, né en 1948.

Cette ligne sert à situer, pas à être recopiée. Ce qu’un correcteur attend d’une référence, ce n’est pas une date de naissance : c’est la thèse, et ce qu’elle démontre du sujet posé.

Questions fréquentes

Que dit Pierre Rosanvallon ?

La démocratie n’est jamais achevée : le vote ne suffit plus à fonder à lui seul la légitimité de ceux qui gouvernent. À côté de la légitimité tirée des urnes se sont développés des pouvoirs de surveillance, d’empêchement et de jugement, que les citoyens exercent entre deux élections.

Que peut-on opposer à Pierre Rosanvallon ?

Multiplier les instances de contestation peut affaiblir la capacité de décider. Une démocratie a besoin d’autorités responsables devant des électeurs, et la surveillance permanente ne remplace pas le mandat confié par un vote.

Dans quel thème de HGGSP citer Pierre Rosanvallon ?

La référence sert dans le thème la démocratie. Elle y est attendue sur 2 jalons du programme.

Pour aller plus loin