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HGGSP Révision

Les citations à connaître : espaces de conquête

Les citations du thème « De nouveaux espaces de conquête », rangées par ce qu’elles servent à faire dans une copie, avec pour chacune sa source et l’amorce qui la relie au sujet. 18 entrées vérifiées.

Ce qui compte n’est pas la citation, c’est l’amorce

Une citation ne rapporte aucun point par elle-même. Ce qui en rapporte, c’est la phrase qui la suit : celle qui dit pourquoi elle est là et ce que le sujet en fait. Chaque citation ci-dessous est donc donnée avec son amorce, déjà écrite.

Une citation posée sans lien avec le sujet est un ornement, et le correcteur la sanctionne : il y voit un élève qui a appris une phrase et qui cherche où la caser. Mieux vaut aucune citation qu’une citation plaquée.

Toutes les formulations ci-dessous ont été confrontées à une source, et la source est donnée. En cas de doute sur les mots exacts, écrivez l’idée sans les guillemets : une citation approximative, ou mise dans la bouche du mauvais auteur, est la faute qu’un correcteur voit le plus vite.

Comment l’océan et l’espace extra-atmosphérique, longtemps hors de portée, sont-ils devenus des lieux où se joue la puissance des États ?

Pour ouvrir une introduction

Ces citations se placent en première phrase. Posez le texte, puis reliez-le au sujet dès la phrase suivante : c’est ce lien que le correcteur attend, et il ne se devine pas.

Conscients que les problèmes des espaces marins sont étroitement liés entre eux et doivent être envisagés dans leur ensemble

Convention des Nations unies sur le droit de la mer, Préambule de la convention signée à Montego Bay le 10 décembre 1982

Les négociateurs ont mis neuf ans à écrire cette convention, et ils commencent par avertir qu’on ne peut pas traiter la mer par morceaux. La navigation, la pêche, les fonds, la recherche et la pollution ne se séparent pas. C’est exactement ce que le sujet vous demande de tenir ensemble, au lieu d’aligner des paragraphes indépendants.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Vous citez un considérant du préambule, donc une proposition et non une phrase autonome : introduisez-la, ne la posez pas seule. Rappelez-vous aussi qu’un préambule éclaire l’intention des parties et n’a pas la force obligatoire d’un article.

Aucun État ne peut légitimement prétendre soumettre une partie quelconque de la haute mer à sa souveraineté.

Convention des Nations unies sur le droit de la mer, Article 89 de la convention de Montego Bay, 1982

La phrase paraît régler la question ; elle la déplace. Ce que le droit refuse à la souveraineté, il l’accorde ailleurs sous forme de droits sur les ressources, dans des espaces mesurés depuis la côte. Les rivalités maritimes ne portent donc presque jamais sur la haute mer elle-même, mais sur l’endroit où elle commence.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : L’article ne vaut que pour la haute mer. Écrire qu’aucun État n’est souverain en mer est faux : dans sa mer territoriale, l’État riverain l’est pleinement, sol et espace aérien compris.

L’exploration et l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, doivent se faire pour le bien et dans l’intérêt de tous les pays, quel que soit le stade de leur développement économique ou scientifique ; elles sont l’apanage de l’humanité tout entière.

Traité sur l’espace extra-atmosphérique, Article premier du traité du 27 janvier 1967

Le texte fondateur du droit spatial ouvre ce milieu à tous au moment précis où deux États seulement savent y accéder. Il s’applique aujourd’hui à une dizaine de puissances et à des entreprises privées qui y placent leurs satellites par milliers. Un principe écrit pour un monde bipolaire encadre donc une activité qui ne lui ressemble plus.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ce n’est ni un traité de désarmement ni un partage des ressources. L’article pose un principe d’usage au bénéfice de tous ; il n’organise aucune exploitation commune et ne prévoit aucune redistribution.

We choose to go to the moon in this decade and do the other things, not because they are easy, but because they are hard…

John Fitzgerald Kennedy, Discours à l’université Rice, Houston, 12 septembre 1962

Le président des États-Unis ne parle pas ici de science. Il fait de la difficulté même de l’entreprise la preuve de ce que son pays vaut. La conquête spatiale devient une démonstration, adressée au monde autant qu’à l’adversaire soviétique, et c’est en ce sens qu’elle relève de la puissance et non de la seule technique.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le discours est prononcé alors que les États-Unis sont en retard dans la course. Le citer comme le départ triomphal du programme lunaire, c’est en manquer le ressort : c’est un discours de rattrapage, prononcé pour justifier une dépense.

Whether it will become a force for good or ill depends on man, and only if the United States occupies a position of pre-eminence can we help decide whether this new ocean will be a sea of peace or a new terrifying theater of war.

John Fitzgerald Kennedy, Discours à l’université Rice, Houston, 12 septembre 1962

La phrase dit deux choses à la fois, et c’est ce qui la rend utile. L’espace y est nommé un océan, donc un milieu que l’on parcourt sans le posséder, ce qui autorise à traiter les deux moitiés du thème ensemble. Et la paix qu’on y souhaite y est présentée comme le produit de la supériorité d’un seul.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : N’y lisez pas un plaidoyer pour la coopération. L’argument est celui de la prééminence : la paix dans l’espace y est garantie par la puissance américaine, non par le droit ni par l’accord des États. Cinq ans plus tard, le traité de 1967 donnera la réponse inverse.

The first and most obvious light in which the sea presents itself from the political and social point of view is that of a great highway; or better, perhaps, of a wide common, over which men may pass in all directions, but on which some well-worn paths show that controlling reasons have led them to choose certain lines of travel rather than others.

Alfred Thayer Mahan, The Influence of Sea Power upon History, 1660-1783, 1890, première phrase du chapitre premier

Deux idées tiennent dans cette phrase, et elles commandent tout le thème. La mer est un espace que personne ne possède. Mais on n’y circule pas n’importe où : des routes s’y sont imposées, et qui tient leurs passages resserrés tient le commerce des autres. C’est cette seconde idée qui fait entrer les détroits et les canaux dans un devoir sur la puissance.

Ce que soutient Alfred Thayer Mahan par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le livre est écrit pour convaincre les États-Unis de se doter d’une flotte de guerre : c’est un plaidoyer autant qu’une analyse, et on le cite en le disant. Quatorze ans plus tard, en 1904, Mackinder soutiendra exactement l’inverse.

Those far distant, storm-beaten ships, upon which the Grand Army never looked, stood between it and the dominion of the world.

Alfred Thayer Mahan, The Influence of Sea Power upon the French Revolution and Empire, 1793-1812, 1892

Mahan parle du blocus des ports français par la marine britannique, que la Grande Armée n’a jamais aperçue et qui l’a pourtant arrêtée. La formule sert dès qu’il faut expliquer qu’une force navale agit sans combattre, par sa seule présence prolongée. C’est le raisonnement que la dissuasion sous-marine reprendra un siècle et demi plus tard.

Ce que soutient Alfred Thayer Mahan par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Elle n’est pas tirée du livre de 1890, le plus connu, mais de la suite publiée en 1892 sur la Révolution et l’Empire. Donnez le bon titre, ou ne donnez que l’auteur et l’idée : une source fausse abîme une citation juste.

The existence of an area of free land, its continuous recession, and the advance of American settlement westward, explain American development.

Frederick Jackson Turner, The Significance of the Frontier in American History, communication de 1893

De cette thèse vient l’habitude d’appeler l’océan et l’espace de nouvelles frontières. Or elle repose sur une idée que le thème oblige à examiner : celle d’une étendue libre, que l’on occuperait sans rien prendre à personne. Vérifier cette idée sur les deux milieux, c’est déjà problématiser le sujet.

Ce que soutient Frederick Jackson Turner par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : L’expression suppose un espace vide, ce qu’aucun des deux milieux n’est. L’océan est parcouru, exploité et partagé par le droit ; les orbites utiles sont encombrées et les fréquences attribuées. Turner lui-même est critiqué pour avoir présenté l’avancée vers l’ouest comme une conquête sur du vide.

Freedom in a commons brings ruin to all.

Garrett Hardin, The Tragedy of the Commons, article paru dans la revue Science le 13 décembre 1968

La haute mer est exactement le cas que décrit cette phrase. Chacun y prélève pour son compte, tandis que l’épuisement se répartit sur tous. La liberté qui fonde le droit de la mer depuis le XVIIe siècle est ainsi devenue le problème que la négociation doit résoudre, et non plus l’acquis qu’elle doit protéger.

Ce que soutient Garrett Hardin par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le raisonnement vaut pour une ressource ouverte sans aucune règle, non pour une ressource gérée en commun. Elinor Ostrom a montré, cas à l’appui, que des usagers savent se donner des règles : il existe donc une autre issue que la privatisation ou la mise sous tutelle d’un État. Hardin a lui-même reconnu plus tard que son article aurait dû parler de biens communs non gérés.

Pour poser une notion avec l’autorité d’un auteur

Ces citations ne remplacent pas une définition, elles la prolongent. Définissez d’abord avec vos mots, citez ensuite : l’inverse donne une copie qui récite sans comprendre.

La Zone et ses ressources sont le patrimoine commun de l’humanité.

Convention des Nations unies sur le droit de la mer, Article 136 de la convention de Montego Bay, 1982

La Zone désigne dans ce texte les fonds marins et leur sous-sol situés au-delà de toute juridiction nationale. En leur donnant ce statut, la convention refuse à la fois l’appropriation par les États et le libre service au premier arrivé, et confie leur exploitation à une autorité internationale. C’est la réponse la plus construite que le droit ait donnée à la question du thème.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le statut ne couvre que le sol et le sous-sol, ni l’eau au-dessus ni la vie qu’elle abrite. C’est précisément ce que la négociation sur la biodiversité de la haute mer a dû reprendre, quarante ans plus tard.

Les rochers qui ne se prêtent pas à l’habitation humaine ou à une vie économique propre n’ont pas de zone économique exclusive ni de plateau continental.

Convention des Nations unies sur le droit de la mer, Article 121, paragraphe 3, de la convention de Montego Bay, 1982

Une phrase de droit explique ici une politique entière. Puisqu’une île habitée ouvre droit à deux cent milles marins de zone économique exclusive et qu’un simple rocher n’ouvre droit à rien, l’enjeu se déplace sur la qualification des terres émergées. On comprend alors pourquoi tant d’États s’attachent à occuper, à agrandir et à peupler des récifs minuscules.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le texte ne dit pas qu’un rocher ne vaut rien : il conserve une mer territoriale. Il dit seulement qu’il n’engendre ni zone économique exclusive ni plateau continental. La nuance est exactement celle sur laquelle se jouent les contentieux maritimes.

Le présent Accord a pour objectif d’assurer la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, dans l’immédiat et à long terme, grâce à la mise en œuvre effective des dispositions pertinentes de la Convention et au renforcement de la coopération et de la coordination internationales.

Accord sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, Article 2 de l’accord dit BBNJ, adopté par consensus aux Nations unies le 19 juin 2023

Quarante et un ans après Montego Bay, la négociation revient sur ce que la convention avait laissé de côté : la vie qui peuple la colonne d’eau au-delà des juridictions nationales. L’accord ne crée aucun propriétaire ; il organise une gestion commune, ce qui suppose que les États acceptent d’être contrôlés là où personne ne commande.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ne confondez pas l’adoption du texte et son entrée en vigueur, qui exige un nombre minimal de ratifications. Écrivez ce que vous savez sûrement, la date d’adoption, plutôt qu’un état des ratifications qui change d’une année sur l’autre.

L’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, ne peut faire l’objet d’appropriation nationale par proclamation de souveraineté, ni par voie d’utilisation ou d’occupation, ni par aucun autre moyen.

Traité sur l’espace extra-atmosphérique, Article II du traité du 27 janvier 1967

La règle interdit la souveraineté, elle n’interdit pas l’usage. Aucun État ne peut s’attribuer une orbite ni un cratère, mais rien n’empêche celui qui en a les moyens d’occuper les emplacements les plus utiles et d’y demeurer. La conquête se poursuit ainsi sous le droit, et non contre lui : c’est là toute la tension du thème.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : N’en concluez pas que l’espace serait géré en commun. Le traité écarte l’appropriation, il n’institue ni propriétaire ni gestionnaire, à la différence de ce que la convention de Montego Bay prévoit pour les grands fonds marins.

Les États parties au Traité s’engagent à ne mettre sur orbite autour de la Terre aucun objet porteur d’armes nucléaires ou de tout autre type d’armes de destruction massive, à ne pas installer de telles armes sur des corps célestes et à ne pas placer de telles armes, de toute autre manière, dans l’espace extra-atmosphérique.

Traité sur l’espace extra-atmosphérique, Article IV du traité du 27 janvier 1967

L’interdiction est précise, et sa précision fait sa limite. Elle vise les armes de destruction massive, et elles seules. Rien dans cet article n’interdit un satellite d’observation militaire, un brouilleur, ni une arme antisatellite tirée depuis le sol : l’espace est donc militarisé de longue date sans être armé au sens du traité.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : C’est l’article qui sépare les deux mots que les copies confondent. Se servir de l’espace pour observer, guider et communiquer est ancien et licite ; y placer des armes est ce que ce texte prohibe, et pour une seule catégorie d’armes.

The frontier is the line of most rapid and effective Americanization.

Frederick Jackson Turner, The Significance of the Frontier in American History, communication de 1893

La phrase donne son sens au mot anglais. Chez Turner, la frontier n’est pas une limite entre deux États : c’est un front qui avance et qui transforme ceux qui le franchissent. Parler de dernière frontière, c’est donc annoncer un mouvement, pas un tracé.

Ce que soutient Frederick Jackson Turner par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ne traduisez pas frontier par frontière. Le mot français désigne une limite entre deux souverainetés ; le mot anglais désigne ici une zone mouvante. La confusion ruine toute la démonstration de l’introduction du thème.

Ces citations savent aussi poser une notion. Elles sont détaillées plus haut, sous l’usage pour lequel elles servent d’abord, et c’est là que se trouve leur amorce.

  • « Aucun État ne peut légitimement prétendre soumettre une partie quelconque de la haute mer à sa souveraineté. » Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
  • « L’exploration et l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, doivent se faire pour le bien et dans l’intérêt de tous les pays, quel que soit le stade de leur développement économique ou scientifique ; elles sont l’apanage de l’humanité tout entière. » Traité sur l’espace extra-atmosphérique.
  • « The first and most obvious light in which the sea presents itself from the political and social point of view is that of a great highway; or better, perhaps, of a wide common, over which men may pass in all directions, but on which some well-worn paths show that controlling reasons have led them to choose certain lines of travel rather than others. » Alfred Thayer Mahan.

Pour formuler la tension du sujet

Ces citations disent un paradoxe. Elles servent à écrire la problématique, et non à l’illustrer une fois qu’elle est posée.

La Lune et ses ressources naturelles constituent le patrimoine commun de l’humanité.

Accord régissant les activités des États sur la Lune, Article 11, paragraphe 1, de l’accord de 1979 ; la phrase se poursuit par un renvoi aux dispositions de l’accord

La formule est ambitieuse, son sort l’est beaucoup moins. Aucune des grandes puissances spatiales n’a ratifié cet accord, et le statut qu’il proclame n’engage donc presque personne. La coopération se heurte ici à ce qu’elle coûterait à ceux qui ont les moyens d’y aller seuls.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Ne présentez pas ce texte comme le droit en vigueur de l’espace, qui reste le traité de 1967. Il vaut au contraire comme la preuve de ce qu’une négociation ne parvient pas à faire accepter, et c’est à ce titre qu’il sert dans un devoir.

The Tribunal concluded that there was no legal basis for China to claim historic rights to resources within the sea areas falling within the “nine-dash line”.

Tribunal arbitral constitué en application de l’annexe VII de la convention sur le droit de la mer, Communiqué de presse du tribunal, diffusé par la Cour permanente d’arbitrage qui en tient le greffe, La Haye, 12 juillet 2016, affaire Philippines contre Chine

La sentence oppose deux fondements de la revendication maritime : le titre historique et le titre tiré de la convention. Elle tranche pour le second. On mesure alors la limite du droit international dans ce thème, puisque la Chine avait annoncé par avance qu’elle ne participerait pas à la procédure et qu’elle n’en accepterait pas l’issue.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le tribunal a expressément dit qu’il ne se prononçait pas sur la souveraineté des terres émergées ni sur le tracé d’une frontière maritime : il statue sur des droits, pas sur des territoires. Rapportez la décision et les positions en présence, sans conclure vous-même sur le fond du différend.

Who rules East Europe commands the Heartland: Who rules the Heartland commands the World-Island: Who rules the World-Island commands the World.

Halford Mackinder, Democratic Ideals and Reality, 1919

À Mahan, qui fait de la mer le lieu de la puissance, cette formule oppose un tout autre pari : le coeur du continent eurasiatique, hors d’atteinte depuis l’océan, commanderait le reste du monde. Toute théorie de la puissance désigne ainsi un espace décisif, et ce lieu se déplace avec la technique. La question du thème devient alors : où se trouve-t-il aujourd’hui ?

Ce que soutient Halford Mackinder par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Elle fait dériver la politique de la carte, ce que l’on appelle du déterminisme géographique et que les géographes ne suivent plus. Elle a de plus été reprise et déformée par d’autres courants au cours du XXe siècle : on la cite en la situant, jamais comme une loi.

Ces citations savent aussi formuler une tension. Elles sont détaillées plus haut, sous l’usage pour lequel elles servent d’abord, et c’est là que se trouve leur amorce.

  • « Conscients que les problèmes des espaces marins sont étroitement liés entre eux et doivent être envisagés dans leur ensemble » Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
  • « Les rochers qui ne se prêtent pas à l’habitation humaine ou à une vie économique propre n’ont pas de zone économique exclusive ni de plateau continental. » Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
  • « L’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, ne peut faire l’objet d’appropriation nationale par proclamation de souveraineté, ni par voie d’utilisation ou d’occupation, ni par aucun autre moyen. » Traité sur l’espace extra-atmosphérique.
  • « Les États parties au Traité s’engagent à ne mettre sur orbite autour de la Terre aucun objet porteur d’armes nucléaires ou de tout autre type d’armes de destruction massive, à ne pas installer de telles armes sur des corps célestes et à ne pas placer de telles armes, de toute autre manière, dans l’espace extra-atmosphérique. » Traité sur l’espace extra-atmosphérique.
  • « Whether it will become a force for good or ill depends on man, and only if the United States occupies a position of pre-eminence can we help decide whether this new ocean will be a sea of peace or a new terrifying theater of war. » John Fitzgerald Kennedy.
  • « Those far distant, storm-beaten ships, upon which the Grand Army never looked, stood between it and the dominion of the world. » Alfred Thayer Mahan.
  • « The existence of an area of free land, its continuous recession, and the advance of American settlement westward, explain American development. » Frederick Jackson Turner.
  • « Freedom in a commons brings ruin to all. » Garrett Hardin.

Pour fermer une conclusion sans pirouette

Ces citations ouvrent sur une question voisine, jamais sur une morale. Une conclusion qui élargit vers un problème réel vaut mieux qu’une conclusion qui commente le monde.

Ces citations savent aussi fermer une conclusion. Elles sont détaillées plus haut, sous l’usage pour lequel elles servent d’abord, et c’est là que se trouve leur amorce.

  • « La Zone et ses ressources sont le patrimoine commun de l’humanité. » Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
  • « Le présent Accord a pour objectif d’assurer la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, dans l’immédiat et à long terme, grâce à la mise en œuvre effective des dispositions pertinentes de la Convention et au renforcement de la coopération et de la coordination internationales. » Accord sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale.
  • « La Lune et ses ressources naturelles constituent le patrimoine commun de l’humanité. » Accord régissant les activités des États sur la Lune.
  • « The Tribunal concluded that there was no legal basis for China to claim historic rights to resources within the sea areas falling within the “nine-dash line”. » Tribunal arbitral constitué en application de l’annexe VII de la convention sur le droit de la mer.

Les auteurs de ce thème

Une citation se cite mieux quand on sait ce que son auteur soutient par ailleurs. Chaque page donne la thèse, ce qu’elle démontre et ce qu’on lui oppose.

Questions fréquentes

Quelle citation utiliser sur espaces de conquête ?

Celle dont vous savez dire pourquoi vous la posez. Ce thème en compte 18 de vérifiées, rangées selon qu’elles ouvrent une introduction, posent une notion, formulent la tension du sujet ou ferment une conclusion.

Faut-il citer un auteur en dissertation de HGGSP ?

Ce n’est jamais obligatoire, et une copie sans citation peut obtenir la meilleure note. Une citation reliée au sujet en une phrase valorise la copie ; une citation plaquée la dessert.

Où placer une citation dans une copie ?

En première phrase d’introduction, pour ouvrir ; au seuil d’une partie, pour poser la notion qu’elle va traiter ; en conclusion, pour élargir. Jamais au milieu d’un paragraphe, où elle interrompt la démonstration au lieu de la servir.

Comment savoir si une citation est exacte ?

En la lisant dans son texte source, et non dans un recueil. Les citations de ce site ont été confrontées à un texte officiel, à la ressource d’accompagnement du programme ou à une édition dont le traducteur est nommé. Dans le doute, écrivez l’idée sans les guillemets.

Pour aller plus loin