Le lexique de HGGSP : espaces de conquête
Toutes les notions du thème « De nouveaux espaces de conquête », rangées par nature et définies pour être employées en copie. 82 entrées.
À quoi sert ce vocabulaire
Comment l’océan et l’espace extra-atmosphérique, longtemps hors de portée, sont-ils devenus des lieux où se joue la puissance des États ?
La précision du vocabulaire est ce qu’un correcteur vérifie en premier, et elle se joue dès l’introduction. Ces définitions sont écrites pour être recopiées telles quelles dans une introduction de dissertation.
Le thème est présenté en entier sur sa page de programme.
Notions
- Acteur Personne, groupe, entreprise, association ou État qui dispose de moyens d’agir sur un espace ou sur une situation, et dont les décisions pèsent assez pour infléchir le cours des choses.
- Aire marine protégée Étendue de mer délimitée par un État, où les activités humaines sont réduites ou interdites afin de conserver les milieux et les espèces qui s’y trouvent.
- Aire protégée Portion de terre ou de mer délimitée par un acte juridique, où les usages sont réglementés ou interdits pour conserver la biodiversité, et dont la superficie sert d’indicateur international des politiques de conservation.
- Câble sous-marin Liaison physique posée sur le fond des océans, qui achemine la quasi-totalité des données numériques échangées entre les continents.
- Conquête Prise de possession d’un espace par la force, par l’occupation ou par la maîtrise technique. Quand le droit interdit de s’approprier le milieu, comme au-delà de l’atmosphère ou en haute mer, le mot ne désigne plus une terre acquise mais des capacités et des positions.
- Coopétition Relation dans laquelle deux acteurs travaillent ensemble sur un point précis tout en restant rivaux sur le reste : ils partagent des moyens ou des règles là où chacun y gagne, et continuent de se disputer les marchés, les positions et le prestige.
- Course aux armements Rivalité dans laquelle deux États accroissent sans cesse leurs forces militaires, chacun répondant à l’effort de l’autre, sans que la sécurité de l’un ni de l’autre s’en trouve améliorée.
- Débris spatiaux Objets hors d’usage laissés en gravitation autour de la Terre, étages de fusées, engins morts et fragments de collision, qui menacent les missions en cours.
- Déni d’accès Ensemble de moyens militaires destinés à empêcher une force adverse d’entrer dans un espace maritime ou aérien et d’y manoeuvrer librement.
- Dépendance technologique Situation d’un État qui ne maîtrise pas les savoir-faire, les composants ou les services devenus vitaux pour son économie et sa défense, et se trouve à la merci de fournisseurs étrangers sur lesquels il n’a aucune prise.
- Détroit Passage maritime resserré entre deux terres, qui met en relation deux mers et dont le contrôle donne un moyen de pression sur la navigation mondiale.
- Dissuasion nucléaire Stratégie qui consiste à empêcher une attaque en garantissant à l’agresseur éventuel des dommages inacceptables, grâce à une force atomique capable de riposter en toutes circonstances.
- Droit de l’espace Ensemble des règles issues de traités et de résolutions des Nations unies qui encadrent les activités menées au-delà de l’atmosphère, à commencer par l’interdiction de toute revendication de souveraineté.
- Droit de la mer Branche des règles internationales qui répartit les compétences des États sur les espaces marins selon l’éloignement de la côte.
- Droit spatial Ensemble des traités et des résolutions des Nations unies qui règlent les activités menées au-delà de l’atmosphère : liberté d’accès pour tous, interdiction pour un État de s’approprier la Lune ou un astre, obligation de répondre des dommages causés par un engin lancé.
- Espace commun Étendue qui ne relève de la souveraineté d’aucun État, ouverte à l’usage de tous, et dont la préservation dépend donc d’une règle acceptée et non d’un propriétaire.
- Espace extra-atmosphérique Milieu situé au-delà de la couche d’air qui entoure la Terre, où aucun État ne peut revendiquer de souveraineté et que tous ont le droit d’explorer et d’utiliser.
- Espace maritime Étendue d’eau salée sur laquelle un État exerce des droits reconnus par le droit international, depuis sa côte jusqu’à la limite extérieure de sa zone économique exclusive.
- Exploitation Mise en valeur d’un milieu ou d’un gisement afin d’en tirer une ressource utile : bois, minerai, poisson, énergie. Le mot ne dit rien par lui-même du caractère durable ou destructeur du prélèvement, et c’est tout l’enjeu des règles qui l’encadrent.
- Frontière Ligne qui sépare deux souverainetés et marque l’endroit où s’arrête la compétence d’un État pour laisser place à celle d’un autre.
- Gouvernance mondiale Ensemble des règles, des institutions et des négociations par lesquelles les États et d’autres acteurs tentent de régler en commun des problèmes qui dépassent les frontières.
- Guerre froide Affrontement mondial durable entre les États-Unis et l’URSS, de 1947 à 1991, mené par la course aux armements, la propagande et des conflits périphériques, sans combat direct entre les deux rivaux.
- Haute mer Partie des océans qui échappe à toute appropriation par les États et reste ouverte à la navigation, à la pêche et à la recherche pour tous.
- Idéologie Système organisé de représentations qui propose une explication d’ensemble du monde social, désigne des adversaires et prescrit l’ordre à instaurer. Il mobilise et fait agir, mais il trie aussi ce qu’il accepte de voir du réel.
- Innovation de rupture Percée technique qui rend obsolètes les procédés et les acteurs installés, ouvre un marché neuf et redistribue les positions, à la différence des améliorations graduelles qui perfectionnent l’existant sans le remettre en cause.
- Liberté de navigation Principe selon lequel les bâtiments de tout État peuvent circuler sur les mers en dehors des eaux placées sous pleine souveraineté, sans avoir à demander d’autorisation.
- Ligne de base Tracé de référence, suivant en principe la laisse de basse mer le long des côtes, à partir duquel se mesure la largeur des espaces maritimes reconnus à un État.
- Litige territorial Contestation dans laquelle deux États revendiquent le même espace, un archipel, une portion de mer ou une bande de terre, et opposent chacun leurs titres, leurs cartes, leur occupation effective ou leur force.
- Mer territoriale Bande maritime large de douze milles marins au plus, mesurée depuis la côte, sur laquelle l’État riverain exerce sa souveraineté, sous réserve du passage inoffensif des navires étrangers.
- Multilatéralisme Manière de traiter les affaires du monde à plusieurs, par la négociation dans des institutions communes et selon des règles acceptées par tous les participants.
- Orbite Trajectoire fermée qu’un engin ou un astre décrit autour d’un corps céleste, tenue par la gravité et par une vitesse assez grande pour que rien ne retombe au sol.
- Orbite basse Couronne située à quelques centaines de kilomètres au-dessus du sol, où tournent la plupart des satellites d’observation et de télécommunications, et où un engin fait le tour de la Terre en une heure et demie environ.
- Orbite géostationnaire Trajectoire circulaire parcourue dans le plan de l’équateur, à une altitude telle qu’un satellite y demeure en permanence à la verticale du même lieu de la Terre.
- Patrimoine commun de l’humanité Statut juridique reconnu à certains espaces et à certaines ressources qui échappent à toute appropriation nationale, dont l’exploitation est encadrée et dont les bénéfices doivent profiter à tous les peuples.
- Pavillon de complaisance Immatriculation d’un navire dans un État choisi pour la faiblesse de ses exigences fiscales, sociales et techniques, sans lien réel entre ce pays et le propriétaire.
- Piraterie Attaque menée en mer par des acteurs privés contre un navire, à des fins de vol, de rançon ou de détournement de sa cargaison.
- Plateau continental Prolongement immergé de la masse terrestre d’un État, sur lequel il détient des droits exclusifs d’exploration et d’exploitation du sol et du sous-sol marins.
- Point de passage stratégique Détroit, canal ou couloir maritime resserré par lequel transite une part majeure des échanges du monde, et dont le contrôle donne un moyen de pression.
- Porte-avions Grand bâtiment de guerre servant de base flottante à un groupe aérien, ce qui permet à un État d’intervenir très loin de ses côtes sans dépendre d’une escale alliée.
- Prestige Éclat qu’une réussite spectaculaire confère à un État aux yeux des autres, et qui se convertit en influence sans qu’aucune contrainte ait été exercée.
- Projection de puissance Aptitude d’une armée à porter rapidement des forces loin de son territoire national, à les y maintenir et à les ravitailler aussi longtemps qu’il le faut.
- Puissance Capacité d’un État à imposer sa volonté aux autres, à résister à la leur et à peser sur le cours des affaires du monde.
- Puissance spatiale Capacité d’un État ou d’une firme à atteindre l’orbite par ses propres lanceurs, à y placer et exploiter durablement des satellites, et à peser sur les règles du milieu ; elle se mesure aujourd’hui aux services rendus autant qu’aux exploits.
- Res communis Se dit d’un espace ouvert à l’usage de tous, qu’aucun État ne peut s’attribuer, et dont chacun peut user sans en priver les autres.
- Res nullius Se dit d’un espace ou d’un bien qui n’appartient à personne et que le premier occupant peut donc s’approprier.
- Ressource Élément matériel ou immatériel qu’une société sait exploiter et juge utile à un moment donné, ce qui en fait un objet d’appropriation et de rivalité entre acteurs.
- Ressource halieutique Ensemble des populations de poissons, de crustacés et de mollusques qu’une pêche peut prélever dans un milieu marin donné.
- Rivalité Situation où plusieurs acteurs poursuivent un même avantage que l’un ne peut obtenir qu’au détriment des autres, sans que la force soit employée.
- Route maritime Itinéraire régulièrement suivi par les navires de commerce entre deux régions du monde, dont le tracé dépend des passages resserrés et de la sûreté de la navigation.
- Satellite artificiel Engin placé par une fusée sur une trajectoire fermée autour de la Terre, où il assure des fonctions d’observation, de télécommunication, de guidage ou de renseignement.
- Sous-marin nucléaire lanceur d’engins Bâtiment de guerre à propulsion atomique conçu pour rester très longtemps immergé et emporter des missiles balistiques, ce qui rend la riposte d’un État impossible à neutraliser d’un seul coup.
- Souveraineté Caractère d’un État qui détient sur son territoire le pouvoir suprême, ne relève d’aucune autorité extérieure et se voit reconnu comme tel par les autres États.
- Technologie duale Se dit d’un savoir-faire ou d’un matériel qui sert aussi bien à un usage civil qu’à un usage militaire, si bien qu’on ne peut en contrôler l’exportation sans gêner l’industrie.
- Territoire Portion d’espace terrestre, maritime et aérien qu’une société ou un État s’approprie, délimite, aménage et charge de sens.
- Thalassocratie État dont la prééminence repose sur la maîtrise des mers, de leurs routes et de leurs escales, bien plus que sur l’étendue de son domaine continental.
- Zone contiguë Bande de mer située au-delà des eaux souveraines et jusqu’à vingt-quatre milles marins de la côte, où l’État riverain fait respecter ses règles douanières, fiscales, sanitaires et migratoires.
- Zone économique exclusive Bande maritime s’étendant jusqu’à deux cents milles marins des côtes, où l’État riverain détient seul le pouvoir d’explorer et d’exploiter les ressources, sans y être souverain.
Acteurs
- Acteur privé Entreprise, fondation ou personne qui pèse sur les relations entre États sans relever d’une puissance publique, et qui poursuit d’abord ses fins propres.
- État riverain Pays dont le territoire borde une mer ou un océan, et qui détient de ce fait des compétences particulières sur les eaux situées devant ses côtes.
- Firme transnationale Entreprise qui produit et vend dans plusieurs États par des filiales installées à l’étranger, et qui organise son activité à l’échelle du monde.
Institutions
- Agence spatiale européenne Organisme intergouvernemental qui conduit les programmes d’exploration, de lancement et d’observation menés en commun par plusieurs États d’Europe. 1975.
- Autorité internationale des fonds marins Organisme créé par la convention sur le droit de la mer pour délivrer les permis de recherche et d’exploitation minière dans les profondeurs océaniques situées hors de toute juridiction nationale, et pour en partager les bénéfices. 1994.
- NASA Agence civile chargée du programme spatial des États-Unis, créée en réponse aux premiers succès soviétiques et longtemps vitrine de la rivalité entre les deux Grands. 1958.
- Organisation des Nations unies Institution mondiale créée après la Seconde Guerre mondiale pour maintenir la paix et la sécurité entre les États, et qui abrite l’essentiel des négociations sur les espaces échappant à toute appropriation. 1945.
- Tribunal international du droit de la mer Juridiction permanente siégeant à Hambourg, chargée de régler les différends entre États sur l’application de la convention qui répartit les espaces océaniques. 1996.
Processuss
- Appropriation Fait pour un État ou une entreprise de faire entrer un espace ou une ressource dans son domaine exclusif, par l’occupation, le titre juridique ou l’usage prolongé.
- Arsenalisation Déploiement effectif d’armes dans un milieu qui en était dépourvu, en particulier en orbite autour de la Terre, franchissement que le droit en vigueur ne prohibe que pour les engins de destruction massive.
- Arsenalisation de l’espace Déploiement effectif d’armes en gravitation autour de la Terre ou conçues pour frapper des cibles situées au-delà de l’atmosphère, franchissement que le droit en vigueur n’interdit que pour les armes de destruction massive.
- Conquête spatiale Effort engagé par les États, puis par des entreprises, pour atteindre, explorer et utiliser le milieu situé au-delà de l’atmosphère, ouvert par le lancement de Spoutnik en 1957 et devenu un instrument de puissance.
- Conteneurisation Généralisation d’une boîte aux dimensions normalisées pour le transport des marchandises, qui a fait chuter le coût et la durée des ruptures de charge entre le navire, le train et le camion.
- Coopération Action menée ensemble par plusieurs acteurs qui mettent en commun des moyens, des savoirs ou des compétences pour obtenir un résultat qu’aucun d’eux n’atteindrait seul, sans renoncer pour autant à leurs intérêts propres.
- Coopération internationale Action conduite en commun par plusieurs États, ou par les organisations qu’ils ont créées, pour obtenir un résultat qu’aucun d’eux n’atteindrait seul.
- Littoralisation Concentration croissante des hommes, des villes et des activités sur les bandes côtières, sous l’effet de l’ouverture des économies sur le large.
- Maritimisation Poids croissant des mers et des océans dans les échanges, l’approvisionnement et les stratégies des États, à mesure que la production se disperse à travers le monde.
- Militarisation Processus par lequel un espace, une activité ou une société se trouve peu à peu organisé en fonction des besoins des forces armées et de la préparation d’un affrontement.
- Militarisation de l’espace Usage du milieu situé au-delà de l’atmosphère à des fins de défense, par des engins d’observation, d’écoute, de guidage et de télécommunication, sans qu’une arme y soit placée.
- Mondialisation Processus d’intégration croissante des économies et des sociétés, par la multiplication des échanges de biens, de capitaux, d’informations et de personnes à l’échelle de la planète.
- New Space Recomposition du secteur spatial marquée par l’arrivée d’entreprises privées qui conçoivent, financent et exploitent leurs propres lanceurs, au lieu de rester les fournisseurs des agences publiques.
- Territorialisation Processus par lequel un groupe humain s’approprie un espace, en fixe les bornes et y fait reconnaître son autorité durablement.
Concepts
- Hard power Capacité d’un État à obtenir ce qu’il veut par la contrainte, en employant la force armée, la menace ou la pression sur les échanges. Rattaché à Joseph Nye.
- Sea power Ensemble formé par une marine de guerre, une flotte de commerce, des ports et des bases, dont la réunion assure à un État la maîtrise des routes océaniques et la prospérité qui en découle. Rattaché à Alfred Thayer Mahan.
- Soft power Capacité d’un État à obtenir des autres qu’ils veuillent la même chose que lui, par l’attrait de son mode de vie, de ses œuvres et de ses valeurs plutôt que par la contrainte. Rattaché à Joseph Nye.
Ce qu’il ne faut pas confondre
Ces distinctions sont celles qui coûtent le plus de points. Chacune a sa page, où les deux notions sont définies et confrontées.
- Acteur et acteur non étatique : La forme non étatique est une catégorie particulière, définie par ce qu’elle n’est pas : ni État, ni organisation créée par des États.
- Acteur et acteur privé : Le caractère privé dit qui possède et qui décide ; le mot seul ne préjuge de rien, un ministère y entre au même titre qu’une entreprise ou une association.
- Acteur privé et firme transnationale : Toutes ne sont pas implantées dans plusieurs pays : la firme transnationale est le cas particulier de celle qui organise sa production à l’échelle de plusieurs États.
- Acteur non étatique et acteur privé : La catégorie la plus large comprend aussi les organisations non gouvernementales, les groupes armés et les autorités religieuses, qui ne recherchent pas un profit.
- Agence spatiale européenne et nasa : Celle-ci dépend d’un accord entre plusieurs États et n’est pas un service de l’Union européenne, ce que les copies confondent souvent.
- Agence spatiale européenne et multilatéralisme : Elle est un exemple de coopération, non la méthode elle-même : on la cite pour illustrer, pas pour définir.
- Aire marine protégée et zone économique exclusive : La zone attribue des droits d’exploitation à un État ; le classement dont il est question ici limite ce que l’on peut y faire, y compris à celui qui détient ces droits.
- Aire marine protégée et patrimoine commun de l’humanité : Le classement est décidé par un État dans ses propres eaux ; le statut de patrimoine commun s’applique au contraire à des espaces qui ne relèvent d’aucun État.
- Aire protégée et parc national : Le second est l’un des statuts possibles, le plus contraignant en France ; la première est la catégorie générale, qui va de la réserve intégrale au parc habité et exploité.
- Aire marine protégée et aire protégée : La seconde en est la déclinaison en mer, où la délimitation se heurte à la mobilité des espèces et à la liberté de navigation.
- Aire protégée et espace protégé : Les deux nomment la même chose ; la première est le terme des conventions internationales, celui qui sert à compter des surfaces et à comparer les pays entre eux.
- Appropriation et souveraineté : Prendre ne vaut pas droit : la souveraineté est la compétence que les autres États reconnaissent, et elle peut manquer là où l’occupation est pourtant effective.
- Appropriation et res nullius : Ce statut désigne la chose encore sans maître, donc l’état antérieur ; la prise de possession est l’acte qui met fin à cet état.
- Arsenalisation et militarisation de l’espace : La militarisation emploie le milieu au service de la défense, par des satellites d’observation ou de transmission ; le mot défini ici suppose que des armes y soient elles-mêmes placées.
- Arsenalisation et prolifération nucléaire : La prolifération est la diffusion d’une capacité à de nouveaux États ; le mot défini ici désigne l’ouverture d’un milieu nouveau aux armes, quel qu’en soit le détenteur.
- Arsenalisation de l’espace et militarisation de l’espace : Le premier terme suppose des armes placées ou dirigées là-haut, le second se contente d’un usage de soutien : les copies traitent les deux comme un seul fait.
- Arsenalisation de l’espace et course aux armements : Le franchissement désigne un seuil, la rivalité un mécanisme : c’est la seconde qui rend le premier tentant pour chacun.
- Autorité internationale des fonds marins et tribunal international du droit de la mer : L’un administre une ressource et délivre des permis, l’autre juge des litiges : deux organismes distincts, issus du même texte.
- Autorité internationale des fonds marins et patrimoine commun de l’humanité : L’organisme n’est pas le statut : il est l’instrument par lequel ce statut devient une pratique.
- Câble sous-marin et satellite artificiel : La quasi-totalité des données intercontinentales passe par ces liaisons physiques, non par les relais placés autour de la Terre.
- Câble sous-marin et point de passage stratégique : Le raisonnement est le même, l’objet non : ce sont des flux d’informations, et non de marchandises, qui se concentrent en quelques atterrages.
- Appropriation et conquête : L’appropriation est le résultat juridique, la reconnaissance d’un titre ; l’autre nomme le mouvement qui l’a précédé, et il arrive qu’il n’aboutisse à aucun titre, l’espace extra-atmosphérique en est l’exemple.
- Conquête et impérialisme : L’impérialisme est une politique de domination durable, économique et culturelle autant que militaire ; l’autre mot ne nomme que la phase de prise de possession.
- Conquête et espace commun : Un espace commun est soustrait par le droit à toute appropriation nationale : on peut donc y déployer des moyens et y prendre des positions sans jamais y acquérir la moindre souveraineté.
- Conquête spatiale et espace extra-atmosphérique : Le milieu et son statut juridique sont une chose ; l’entrée définie ici nomme l’entreprise historique par laquelle les sociétés y ont accédé.
Questions fréquentes
Quelles notions faut-il connaître sur espaces de conquête ?
Ce thème mobilise 82 notions, institutions, concepts et processus. Les plus structurantes sont acteur, acteur privé, agence spatiale européenne, aire marine protégée.
Faut-il apprendre les définitions par coeur ?
Il faut pouvoir les écrire sans hésiter en introduction, ce qui n’est pas la même chose que les réciter. Une définition sue à peu près se voit immédiatement dans une copie.
Pour aller plus loin
- Le lexique complet Les onze thèmes du programme.