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HGGSP Révision

Les citations à connaître : histoire et mémoires

Les citations du thème « Histoire et mémoires », rangées par ce qu’elles servent à faire dans une copie, avec pour chacune sa source et l’amorce qui la relie au sujet. 18 entrées vérifiées.

Ce qui compte n’est pas la citation, c’est l’amorce

Une citation ne rapporte aucun point par elle-même. Ce qui en rapporte, c’est la phrase qui la suit : celle qui dit pourquoi elle est là et ce que le sujet en fait. Chaque citation ci-dessous est donc donnée avec son amorce, déjà écrite.

Une citation posée sans lien avec le sujet est un ornement, et le correcteur la sanctionne : il y voit un élève qui a appris une phrase et qui cherche où la caser. Mieux vaut aucune citation qu’une citation plaquée.

Toutes les formulations ci-dessous ont été confrontées à une source, et la source est donnée. En cas de doute sur les mots exacts, écrivez l’idée sans les guillemets : une citation approximative, ou mise dans la bouche du mauvais auteur, est la faute qu’un correcteur voit le plus vite.

Comment une société confrontée à un conflit ou à un crime de masse construit-elle, en même temps, une connaissance historique, des mémoires et une réponse judiciaire ?

Pour ouvrir une introduction

Ces citations se placent en première phrase. Posez le texte, puis reliez-le au sujet dès la phrase suivante : c’est ce lien que le correcteur attend, et il ne se devine pas.

elle est un patrimoine mental, un ensemble de souvenirs qui nourrissent les représentations, assurent la cohésion des individus dans un groupe ou dans une société et peuvent inspirer leurs actions présentes

Laurent Wirth, « Histoire et mémoire », Le bulletin du CNDP de Reims, n° 26, février 2002 ; le pronom « elle » désigne la mémoire

La définition dit trois choses d’un coup, et une introduction en a besoin des trois : la mémoire est faite de souvenirs, elle appartient à un groupe, elle agit sur le présent. C’est ce dernier point que le sujet interrogera presque toujours.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Elle définit la mémoire, et elle seule. L’employer pour définir l’histoire commet précisément la confusion que le thème demande de défaire.

un lieu de mémoire dans tous les sens du mot va de l’objet le plus matériel et concret, éventuellement géographiquement situé, à l’objet le plus abstrait et intellectuellement construit

Pierre Nora, Les Lieux de mémoire, ouvrage collectif qu’il dirige à partir de 1984 ; formule citée par la fiche ressource Éduscol du thème

La définition ouvre le sujet bien au-delà des monuments : une date, un procès, un film ou un fonds d’archives peuvent en être. Reste alors la seule question utile, celle de savoir qui les institue, à quel moment, et pour quel usage.

Ce que soutient Pierre Nora par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le terme sert aujourd’hui à désigner à peu près tout site chargé de passé. Chez Nora, il nomme un point où le souvenir se cristallise parce que la transmission spontanée a cessé, ce qui est bien plus restrictif.

un passé qui ne passe pas

Éric Conan et Henry Rousso, Vichy, un passé qui ne passe pas, 1994

La formule est le titre d’un livre, et c’est ce qui en fait la force : elle nomme une situation où les faits sont anciens et la querelle toujours ouverte. Un sujet sur les mémoires part presque toujours de cet écart entre la date des faits et la date des débats.

Ce que soutient Henry Rousso par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Elle décrit la mémoire française de l’Occupation. L’appliquer telle quelle à un autre passé suppose acquis ce qu’il faudrait démontrer, à savoir que la même chronologie s’y retrouve.

Les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l’esclavage la place conséquente qu’ils méritent

Loi française du 21 mai 2001, Article 2 de la loi tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité

L’article touche à l’enseignement et à la recherche, et c’est là que la question devient vive : jusqu’où une assemblée élue peut-elle fixer ce que l’on étudie du passé ? Le débat français sur les lois dites mémorielles part de cette phrase.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le texte prescrit une place, non un contenu ni une interprétation. Lui faire dire qu’il impose une vérité historique déforme ce qu’il énonce, et le débat perd alors son objet.

l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation, et tout autre acte inhumain commis contre toutes populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux

Statut du Tribunal militaire international de Nuremberg, Article 6 c du statut annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945, définition des crimes contre l’humanité, extrait

La qualification est écrite avant le procès, et pour ce procès. Elle montre que le droit a dû forger ses mots dans l’urgence, ce qui explique qu’ils seront repris et corrigés pendant un demi-siècle.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le texte de 1945 rattache ces crimes à la guerre : ils doivent avoir été commis en liaison avec un autre crime relevant du tribunal. Cette condition disparaîtra plus tard, et l’ignorer fait croire que la définition n’a jamais bougé.

Les Parties contractantes confirment que le génocide, qu’il soit commis en temps de paix ou en temps de guerre, est un crime du droit des gens, qu’elles s’engagent à prévenir et à punir

Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, Article premier de la convention adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1948

Deux verbes portent tout le texte : prévenir et punir. Le premier engage les États avant les faits, le second après. L’axe 2 revient exactement sur ce que la justice a pu faire du second, et sur ce qu’il est advenu du premier.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : La convention envisage une juridiction internationale mais n’en crée aucune. Il faudra attendre les tribunaux des années 1990 pour que l’engagement de 1948 trouve un juge.

Les crimes contre l’humanité, tels qu’ils sont définis par la résolution des Nations Unies du 13 février 1946, prenant acte de la définition des crimes contre l’humanité, telle qu’elle figure dans la charte du tribunal international du 8 août 1945, sont imprescriptibles par leur nature

Loi française du 26 décembre 1964, Article unique de la loi tendant à constater l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité

Le verbe du titre est constater, non instituer : le législateur soutient que l’imprescriptibilité tient à la nature du crime et qu’il se borne à la reconnaître. C’est cette loi qui rendra possibles, vingt à trente ans plus tard, les procès français pour crime contre l’humanité.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : L’imprescriptibilité vaut pour cette qualification, et non pour tout crime grave. La prendre pour une règle générale du droit pénal fausse le raisonnement sur ce qui a pu ou non être jugé.

La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité

Loi française du 21 mai 2001, Article 1er de la loi tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité

Une assemblée élue qualifie ici des faits anciens au moyen d’une catégorie juridique forgée en 1945. Le sujet devient alors double : ce que la reconnaissance apporte à ceux qui la demandaient, et ce qu’une loi peut dire du passé sans se substituer au travail de l’historien.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : La loi énonce une reconnaissance, elle n’ouvre aucune poursuite : les faits sont antérieurs à l’incrimination et ne peuvent être jugés. Confondre reconnaissance et condamnation vide le débat de son objet.

Les Gouvernements alliés et associés déclarent et l’Allemagne reconnaît que l’Allemagne et ses alliés sont responsables, pour les avoir causés, de toutes les pertes et de tous les dommages subis par les Gouvernements alliés et associés et leurs nationaux en conséquence de la guerre, qui leur a été imposée par l’agression de l’Allemagne et de ses alliés

Traité de Versailles, Article 231 du traité signé le 28 juin 1919

Une responsabilité est ici inscrite dans un traité, avant que les historiens aient pu travailler sur les archives. Le débat savant sur les causes de 1914 s’ouvre donc sur un terrain déjà occupé par le droit et par la politique, ce qui explique sa violence.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : L’article fonde juridiquement les réparations. Le lire comme un verdict d’historien, dans un sens ou dans l’autre, revient à confondre un instrument diplomatique avec une démonstration.

L’Algérie, c’est la France et la France ne reconnaîtra pas chez elle d’autre autorité que la sienne

François Mitterrand, Formule de novembre 1954, alors qu’il est ministre de l’Intérieur, citée par la fiche ressource Éduscol du thème

La phrase dit le statut de l’Algérie dans le droit français, et par là même pourquoi l’État refusera pendant des décennies le mot de guerre. Une mémoire commence toujours par un vocabulaire officiel.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Elle éclaire le point de départ, non le déroulement du conflit. Le jalon porte sur les mémoires et sur l’écriture de son histoire, pas sur les opérations militaires.

pas de barre pour les témoins, pas de box pour les accusés, pas de bancs pour le public. Victimes, tueurs et témoins se côtoyaient dans un espace judiciaire où se rejouait l’intimité sociale et affective de communautés brisées par les massacres

Hélène Dumas, « Rwanda : comment juger un génocide ? », Politique étrangère, 2015, n° 4

La description de l’espace suffit à dire ce que cette justice avait de particulier : elle se tenait en plein air, entre voisins, sans les séparations qui font un tribunal ordinaire. Reste à demander ce qu’une telle disposition permet, et ce qu’elle coûte à ceux qui témoignent.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : L’absence de décorum n’en fait pas de simples assemblées de réconciliation. Ces juridictions prononçaient des peines, et ce caractère pénal les distingue d’une commission vérité et réconciliation.

Affirmant que les crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale ne sauraient rester impunis

Statut de Rome de la Cour pénale internationale, Préambule du statut adopté en 1998

La phrase énonce un but, non un état de fait. Toute la question de l’axe est de savoir ce que les juridictions créées depuis ont réellement pu juger, à quelle échelle, dans quels délais, et ce que leurs archives ont apporté aux historiens.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Cette Cour ne juge que des personnes, jamais des États, et sa compétence est complémentaire de celle des tribunaux nationaux : elle n’intervient que si l’État concerné ne poursuit pas lui-même.

La France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable

Jacques Chirac, Discours du 16 juillet 1995, commémoration de la rafle du Vélodrome d’Hiver

Un chef de l’État rattache à la France, et non au seul occupant, un acte commis cinquante-trois ans plus tôt. La reconnaissance officielle vient donc longtemps après les faits, et bien après les travaux d’historiens qui l’avaient rendue difficile à refuser.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le discours reconnaît une responsabilité, il ne juge personne. Reconnaissance politique et condamnation judiciaire sont deux gestes distincts, et les procès français de ces années-là visaient des individus, non l’État.

Pour poser une notion avec l’autorité d’un auteur

Ces citations ne remplacent pas une définition, elles la prolongent. Définissez d’abord avec vos mots, citez ensuite : l’inverse donne une copie qui récite sans comprendre.

on entend par crime de génocide l’un quelconque des actes ci-après commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel

Statut de Rome de la Cour pénale internationale, Article 6 du statut adopté en 1998, qui reprend la définition de la convention de 1948

Tout se joue sur trois mots : l’intention de détruire. Ce n’est ni le nombre des victimes ni l’horreur des actes qui emporte la qualification, mais un projet visant un groupe comme tel. C’est aussi ce qui la rend si difficile à établir devant un juge.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le mot ne classe pas les crimes par gravité. Écrire qu’un génocide serait pire qu’un crime contre l’humanité substitue une échelle morale à une différence de nature, et c’est la faute la plus fréquente du thème.

on entend par crime contre l’humanité l’un quelconque des actes ci-après lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque

Statut de Rome de la Cour pénale internationale, Article 7, paragraphe 1, du statut adopté en 1998

La définition écarte l’acte isolé : il faut une attaque généralisée ou systématique, et un auteur qui la connaît. C’est ce qui sépare un crime de droit commun, si grave soit-il, d’un crime relevant de cette juridiction.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le lien avec la guerre, qui figurait dans le texte de 1945, a disparu : un crime contre l’humanité peut être commis en temps de paix.

Ces citations savent aussi poser une notion. Elles sont détaillées plus haut, sous l’usage pour lequel elles servent d’abord, et c’est là que se trouve leur amorce.

  • « elle est un patrimoine mental, un ensemble de souvenirs qui nourrissent les représentations, assurent la cohésion des individus dans un groupe ou dans une société et peuvent inspirer leurs actions présentes » Laurent Wirth.
  • « un lieu de mémoire dans tous les sens du mot va de l’objet le plus matériel et concret, éventuellement géographiquement situé, à l’objet le plus abstrait et intellectuellement construit » Pierre Nora.
  • « l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation, et tout autre acte inhumain commis contre toutes populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux » Statut du Tribunal militaire international de Nuremberg.
  • « Les Parties contractantes confirment que le génocide, qu’il soit commis en temps de paix ou en temps de guerre, est un crime du droit des gens, qu’elles s’engagent à prévenir et à punir » Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.
  • « pas de barre pour les témoins, pas de box pour les accusés, pas de bancs pour le public. Victimes, tueurs et témoins se côtoyaient dans un espace judiciaire où se rejouait l’intimité sociale et affective de communautés brisées par les massacres » Hélène Dumas.

Pour formuler la tension du sujet

Ces citations disent un paradoxe. Elles servent à écrire la problématique, et non à l’illustrer une fois qu’elle est posée.

si la mémoire divise, l’Histoire peut rassembler

Pierre Nora, Formule de Pierre Nora citée par la fiche ressource Éduscol du thème

La formule donne au devoir sa tension et sa sortie. Elle pose que les deux rapports au passé n’ont pas le même effet sur une société : l’un range les groupes les uns contre les autres, l’autre leur propose un récit commun. Reste à montrer sur un cas précis, la guerre d’Algérie par exemple, ce que cette promesse a tenu.

Ce que soutient Pierre Nora par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Le verbe est « peut », et il compte. Nora n’affirme pas que l’histoire réconcilie ; il dit qu’elle en offre la possibilité. Les travaux des historiens ont d’ailleurs ravivé des controverses autant qu’ils en ont apaisé.

Les premières représentations de l’extermination des Juifs, les premiers récits, les premiers témoignages, les premières commémorations, monuments et mémoriaux, ainsi que les premiers procès se développent partout en Europe dans la sortie immédiate de la guerre et du génocide, en 1944-45, en prolongeant des initiatives prises durant la guerre elle-même

Henry Rousso, Face au passé. Essais sur la mémoire contemporaine, 2016, page 268 ; extrait cité par la fiche ressource Éduscol du thème

La phrase défait l’idée reçue d’un silence complet après 1945. Le sujet se déplace alors : il ne s’agit plus de dater l’apparition d’une mémoire, mais d’expliquer pourquoi elle est restée longtemps peu audible avant de devenir publique.

Ce que soutient Henry Rousso par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : Dire que cette première mémoire existe n’efface pas ce qui a suivi. Sa reconnaissance par les États et sa place dans le débat public sont bien plus tardives, et c’est ce décalage qu’il faut expliquer.

Quand le romancier s’attaque à l’histoire, il a le droit d’en faire ce qu’il veut, mais cela n’a d’intérêt que s’il nous dévoile une vérité qui échappe à l’historien

Annette Wieviorka, Formule citée par la fiche ressource Éduscol du thème, à propos du roman Jan Karski de Yannick Haenel

La question n’est donc pas de savoir si un roman ou un film a le droit de s’écarter des faits, mais ce qu’il atteint que l’enquête historique n’atteint pas. C’est le seul critère qui permette de discuter une œuvre sans la corriger comme un manuel.

Ce que soutient Annette Wieviorka par ailleurs dit comment l’employer.

Ce qu’il ne faut pas lui faire dire : La phrase ne condamne pas la fiction. Elle refuse seulement qu’on lui demande de tenir le rôle d’une démonstration historique.

Ces citations savent aussi formuler une tension. Elles sont détaillées plus haut, sous l’usage pour lequel elles servent d’abord, et c’est là que se trouve leur amorce.

  • « un passé qui ne passe pas » Éric Conan et Henry Rousso.
  • « Les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l’esclavage la place conséquente qu’ils méritent » Loi française du 21 mai 2001.
  • « on entend par crime de génocide l’un quelconque des actes ci-après commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel » Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
  • « Les crimes contre l’humanité, tels qu’ils sont définis par la résolution des Nations Unies du 13 février 1946, prenant acte de la définition des crimes contre l’humanité, telle qu’elle figure dans la charte du tribunal international du 8 août 1945, sont imprescriptibles par leur nature » Loi française du 26 décembre 1964.
  • « La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité » Loi française du 21 mai 2001.
  • « Les Gouvernements alliés et associés déclarent et l’Allemagne reconnaît que l’Allemagne et ses alliés sont responsables, pour les avoir causés, de toutes les pertes et de tous les dommages subis par les Gouvernements alliés et associés et leurs nationaux en conséquence de la guerre, qui leur a été imposée par l’agression de l’Allemagne et de ses alliés » Traité de Versailles.
  • « L’Algérie, c’est la France et la France ne reconnaîtra pas chez elle d’autre autorité que la sienne » François Mitterrand.
  • « La France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable » Jacques Chirac.

Pour fermer une conclusion sans pirouette

Ces citations ouvrent sur une question voisine, jamais sur une morale. Une conclusion qui élargit vers un problème réel vaut mieux qu’une conclusion qui commente le monde.

Ces citations savent aussi fermer une conclusion. Elles sont détaillées plus haut, sous l’usage pour lequel elles servent d’abord, et c’est là que se trouve leur amorce.

  • « si la mémoire divise, l’Histoire peut rassembler » Pierre Nora.
  • « Affirmant que les crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale ne sauraient rester impunis » Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
  • « Quand le romancier s’attaque à l’histoire, il a le droit d’en faire ce qu’il veut, mais cela n’a d’intérêt que s’il nous dévoile une vérité qui échappe à l’historien » Annette Wieviorka.

Les auteurs de ce thème

Une citation se cite mieux quand on sait ce que son auteur soutient par ailleurs. Chaque page donne la thèse, ce qu’elle démontre et ce qu’on lui oppose.

Questions fréquentes

Quelle citation utiliser sur histoire et mémoires ?

Celle dont vous savez dire pourquoi vous la posez. Ce thème en compte 18 de vérifiées, rangées selon qu’elles ouvrent une introduction, posent une notion, formulent la tension du sujet ou ferment une conclusion.

Faut-il citer un auteur en dissertation de HGGSP ?

Ce n’est jamais obligatoire, et une copie sans citation peut obtenir la meilleure note. Une citation reliée au sujet en une phrase valorise la copie ; une citation plaquée la dessert.

Où placer une citation dans une copie ?

En première phrase d’introduction, pour ouvrir ; au seuil d’une partie, pour poser la notion qu’elle va traiter ; en conclusion, pour élargir. Jamais au milieu d’un paragraphe, où elle interrompt la démonstration au lieu de la servir.

Comment savoir si une citation est exacte ?

En la lisant dans son texte source, et non dans un recueil. Les citations de ce site ont été confrontées à un texte officiel, à la ressource d’accompagnement du programme ou à une édition dont le traducteur est nommé. Dans le doute, écrivez l’idée sans les guillemets.

Pour aller plus loin