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HGGSP Révision

Le lexique de HGGSP : puissances internationales

Toutes les notions du thème « Analyser les dynamiques des puissances internationales », rangées par nature et définies pour être employées en copie. 69 entrées.

À quoi sert ce vocabulaire

Sur quoi repose la puissance d’un État sur la scène internationale, et qu’est-ce qui la fait grandir, se déplacer ou reculer ?

La précision du vocabulaire est ce qu’un correcteur vérifie en premier, et elle se joue dès l’introduction. Ces définitions sont écrites pour être recopiées telles quelles dans une introduction de dissertation.

Le thème est présenté en entier sur sa page de programme.

Acteurs

  • Acteur non étatique Organisation qui pèse sur les relations internationales sans être un État ni dépendre de lui, comme une entreprise, une association ou un groupe armé.
  • Acteur privé Entreprise, fondation ou personne qui pèse sur les relations entre États sans relever d’une puissance publique, et qui poursuit d’abord ses fins propres.
  • BRICS Groupe formé par le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, rejoint ensuite par l’Afrique du Sud, qui se réunit régulièrement pour peser face aux pays les plus riches.
  • Firme transnationale Entreprise qui produit et vend dans plusieurs États par des filiales installées à l’étranger, et qui organise son activité à l’échelle du monde.
  • GAFAM Acronyme désignant les cinq principales entreprises américaines des services en ligne et de l’informatique, dont l’activité s’étend au monde entier.
  • ONG Association privée sans but lucratif qui agit à l’échelle du monde dans l’aide, la santé, l’environnement ou la défense des libertés, sans dépendre d’un État.
  • Organisation non gouvernementale Association privée à but non lucratif, née de l’initiative de citoyens, qui agit par-delà les frontières dans l’aide humanitaire, la santé, la défense des droits ou la protection des milieux, sans dépendre d’un État.

Notions

  • Alliance Accord par lequel des États s’engagent à se prêter assistance, en particulier militaire, si l’un d’eux vient à être attaqué.
  • Attractivité Capacité d’un territoire à faire venir et à retenir des habitants, des entreprises, des visiteurs et des capitaux, par ses équipements, son cadre de vie, son image et les avantages qu’il consent.
  • Bipolarité Organisation du monde autour de deux États rivaux qui rassemblent chacun leurs alliés et se disputent le reste, sans qu’un troisième ensemble pèse autant.
  • Conflictualité Ensemble des tensions et des affrontements, ouverts ou latents, qui traversent durablement un espace : guerres déclarées, guerres civiles, luttes menées par acteurs interposés et crises diplomatiques.
  • Conquête Prise de possession d’un espace par la force, par l’occupation ou par la maîtrise technique. Quand le droit interdit de s’approprier le milieu, comme au-delà de l’atmosphère ou en haute mer, le mot ne désigne plus une terre acquise mais des capacités et des positions.
  • Déclin Recul durable du rang d’un État, de ses moyens et de son crédit, qui se mesure non dans l’absolu mais par rapport à ceux qui le concurrencent.
  • Dépendance technologique Situation d’un État qui ne maîtrise pas les savoir-faire, les composants ou les services devenus vitaux pour son économie et sa défense, et se trouve à la merci de fournisseurs étrangers sur lesquels il n’a aucune prise.
  • Détroit Passage maritime resserré entre deux terres, qui met en relation deux mers et dont le contrôle donne un moyen de pression sur la navigation mondiale.
  • Diplomatie Conduite des relations entre États par la représentation permanente, la négociation et les traités, plutôt que par la force.
  • Diplomatie culturelle Action extérieure par laquelle un État diffuse sa langue, ses arts et son enseignement afin de se rendre attirant et de se ménager des relais à l’étranger.
  • Diplomatie d’influence Action extérieure d’un État qui cherche à se faire écouter et imiter plutôt qu’à contraindre, en exportant sa langue, sa culture, ses savoirs et son modèle par des instituts, des bourses, des médias et des coopérations scientifiques.
  • Droit de veto Faculté reconnue à certains membres permanents d’une instance internationale de bloquer à eux seuls l’adoption d’une décision.
  • Embargo Interdiction, décidée par un ou plusieurs États ou par une organisation internationale, d’exporter vers un pays visé ou d’en importer certaines marchandises, voire toutes. C’est une arme économique employée pour contraindre un gouvernement sans livrer bataille.
  • Empire Ensemble politique étendu qui réunit sous une même autorité centrale des territoires et des peuples divers, gouvernés de façon inégale.
  • Équilibre des puissances Situation dans laquelle plusieurs États de force comparable se surveillent et s’allient au besoin, de sorte qu’aucun ne parvienne à dominer les autres.
  • Espace maritime Étendue d’eau salée sur laquelle un État exerce des droits reconnus par le droit international, depuis sa côte jusqu’à la limite extérieure de sa zone économique exclusive.
  • Extraterritorialité Application par un État de ses propres lois à des personnes, à des entreprises ou à des faits situés hors de ses frontières.
  • Francophonie Ensemble des personnes et des États qui ont en partage l’usage du français, et réseau institutionnel qui organise leur coopération.
  • Géopolitique Étude des rivalités de pouvoir portant sur des territoires, entre des acteurs qui se disputent leur contrôle et les représentations qu’ils en donnent.
  • Gouvernance Manière de conduire une action collective sans autorité supérieure unique, par la négociation entre États, entreprises, spécialistes et associations.
  • Grande puissance État dont l’avis compte dans les affaires du monde en raison de ses moyens militaires, de son poids dans les échanges et de sa place dans les instances internationales.
  • Hégémonie Domination durable exercée par un État sur les autres, qui va au delà de la contrainte parce que les dominés en acceptent en partie les règles et le modèle.
  • Impérialisme Politique par laquelle un État étend durablement sa domination sur d’autres peuples, par la conquête, l’administration directe ou la mise sous tutelle de leur économie.
  • Influence Capacité à modifier la conduite d’un autre acteur sans le contraindre, par la persuasion, l’exemple, l’aide financière ou les réseaux dont on dispose.
  • Ingérence Intervention d’un État ou d’une organisation dans les affaires intérieures d’un autre État, sans le consentement de celui-ci et en dehors de tout mandat qu’il aurait accordé.
  • Monnaie de réserve Devise que les banques centrales détiennent en grande quantité et qui sert de référence aux échanges et aux prêts internationaux, parce qu’elle est jugée sûre.
  • Multilatéralisme Manière de traiter les affaires du monde à plusieurs, par la négociation dans des institutions communes et selon des règles acceptées par tous les participants.
  • Multipolarité Organisation des rapports entre États autour de plusieurs centres de décision d’importance comparable, qui se concurrencent et se surveillent sans qu’aucun l’emporte.
  • Négociation Discussion directe entre des parties opposées, menée pour obtenir un accord que ni l’une ni l’autre n’obtiendrait par la seule force.
  • Non-ingérence Principe selon lequel aucun État ne peut se mêler des affaires intérieures d’un autre. La Charte des Nations unies le prolonge en interdisant à l’Organisation elle-même d’intervenir dans ce qui relève essentiellement de la compétence nationale d’un État.
  • Ordre international Manière dont les rapports entre États sont réglés à une époque donnée : les principes admis, les institutions chargées de les faire respecter, et l’équilibre des puissances qui les soutient.
  • Organisation internationale Institution permanente créée par plusieurs États au moyen d’un traité, dotée d’organes propres et chargée de traiter en commun des questions qui les dépassent.
  • Point d’appui Installation militaire ou portuaire tenue par un État hors de son territoire, qui lui permet de surveiller une région et d’y intervenir rapidement.
  • Point de passage stratégique Détroit, canal ou couloir maritime resserré par lequel transite une part majeure des échanges du monde, et dont le contrôle donne un moyen de pression.
  • Prestige Éclat qu’une réussite spectaculaire confère à un État aux yeux des autres, et qui se convertit en influence sans qu’aucune contrainte ait été exercée.
  • Projection de puissance Aptitude d’une armée à porter rapidement des forces loin de son territoire national, à les y maintenir et à les ravitailler aussi longtemps qu’il le faut.
  • Puissance Capacité d’un État à imposer sa volonté aux autres, à résister à la leur et à peser sur le cours des affaires du monde.
  • Puissance émergente État dont la production et les échanges progressent vite, qui accroît son poids diplomatique et militaire, et réclame une place à la mesure de ce nouveau rang.
  • Puissance régionale État qui exerce une autorité prépondérante sur ses voisins et sur son aire proche, sans disposer des moyens d’agir sur l’ensemble du monde.
  • Ressource Élément matériel ou immatériel qu’une société sait exploiter et juge utile à un moment donné, ce qui en fait un objet d’appropriation et de rivalité entre acteurs.
  • Rivalité Situation où plusieurs acteurs poursuivent un même avantage que l’un ne peut obtenir qu’au détriment des autres, sans que la force soit employée.
  • Route maritime Itinéraire régulièrement suivi par les navires de commerce entre deux régions du monde, dont le tracé dépend des passages resserrés et de la sûreté de la navigation.
  • Sanction économique Mesure de restriction des échanges, des avoirs ou des déplacements, décidée contre un État, une entreprise ou un dirigeant pour le contraindre à changer de conduite.
  • Souveraineté Caractère d’un État qui détient sur son territoire le pouvoir suprême, ne relève d’aucune autorité extérieure et se voit reconnu comme tel par les autres États.
  • Souveraineté numérique Capacité d’un État à garder la maîtrise des données, des réseaux et des outils informatiques utilisés sur son territoire, plutôt que de dépendre d’entreprises étrangères.
  • Superpuissance État dont les moyens militaires, économiques et culturels sont si supérieurs à ceux des autres qu’il peut agir sur toutes les parties du monde et dans tous les domaines.
  • Unilatéralisme Manière d’agir d’un État qui décide et intervient seul, sans rechercher l’accord des autres ni passer par les institutions communes.
  • Zone d’influence Ensemble de pays où un État puissant fait prévaloir ses vues par l’aide, le commerce, les armes ou les réseaux, sans exercer sur eux d’autorité officielle.

Institutions

  • Conseil de sécurité Organe restreint des Nations unies chargé du maintien de la paix, seul habilité à décider des mesures de contrainte qui s’imposent à tous les États membres. 1945.
  • FMI Institution née des accords de Bretton Woods, qui surveille la stabilité financière du monde et prête aux États en difficulté de paiements, en contrepartie de réformes. 1944.
  • OMC Institution créée en 1995 pour fixer les règles communes du commerce entre États, veiller à leur application et arbitrer les différends qui les opposent. 1995.
  • ONU Institution créée en 1945 pour maintenir la paix et la sécurité entre les États, favoriser leur coopération et faire respecter des principes communs, et qui réunit la quasi-totalité des pays. 1945.
  • OTAN Alliance militaire fondée en 1949 entre des États d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, dont les membres s’engagent à porter secours à celui qui serait attaqué. 1949.
  • Union européenne Association politique et économique d’États du continent, née des Communautés antérieures, qui exerce en commun des compétences que ses membres lui ont transférées par traité. 1992.

Processuss

  • Décolonisation Processus par lequel des territoires dominés accèdent à l’indépendance et deviennent des États reconnus, mettant fin à la domination directe d’une métropole.
  • Ingérence informationnelle Action par laquelle une puissance étrangère cherche à peser sur le débat interne d’un autre pays, en y diffusant des contenus trompeurs ou en amplifiant ses divisions.
  • Mondialisation Processus d’intégration croissante des économies et des sociétés, par la multiplication des échanges de biens, de capitaux, d’informations et de personnes à l’échelle de la planète.
  • Occidentalisation Diffusion à travers la planète des manières de vivre, des techniques, des normes et des modèles venus d’Europe et d’Amérique du Nord.

Concepts

  • Hard power Capacité d’un État à obtenir ce qu’il veut par la contrainte, en employant la force armée, la menace ou la pression sur les échanges. Rattaché à Joseph Nye.
  • Hyperpuissance Terme forgé pour décrire un État sans rival à sa mesure, seul capable de peser dans tous les domaines à la fois après la disparition de son concurrent. Rattaché à Hubert Védrine.
  • Smart power Art de combiner la contrainte et l’attrait, en dosant les moyens militaires, les instruments commerciaux et les relais d’influence selon la situation à traiter. Rattaché à Joseph Nye.
  • Soft power Capacité d’un État à obtenir des autres qu’ils veuillent la même chose que lui, par l’attrait de son mode de vie, de ses œuvres et de ses valeurs plutôt que par la contrainte. Rattaché à Joseph Nye.

Ce qu’il ne faut pas confondre

Ces distinctions sont celles qui coûtent le plus de points. Chacune a sa page, où les deux notions sont définies et confrontées.

  • Acteur non étatique et ong : L’association humanitaire n’est qu’un exemple de la catégorie, et sans doute pas celui qui pèse le plus lourd.
  • Acteur non étatique et firme transnationale : L’entreprise poursuit un but lucratif et n’entend pas gouverner ; sa taille suffit pourtant à contraindre les États qui l’accueillent.
  • Acteur non étatique et organisation internationale : Une organisation internationale est créée par des États et composée d’eux : elle n’entre donc pas dans cette catégorie, malgré son autonomie.
  • Acteur non étatique et état : Ces intervenants peuvent disposer de moyens considérables, mais aucun ne détient le monopole de la contrainte légitime sur un territoire.
  • Acteur privé et firme transnationale : Toutes ne sont pas implantées dans plusieurs pays : la firme transnationale est le cas particulier de celle qui organise sa production à l’échelle de plusieurs États.
  • Acteur non étatique et acteur privé : La catégorie la plus large comprend aussi les organisations non gouvernementales, les groupes armés et les autorités religieuses, qui ne recherchent pas un profit.
  • Alliance et otan : L’une est une catégorie d’accords, l’autre une organisation précise, née en 1949, avec un état-major et un siège permanents.
  • Alliance et organisation internationale : Un simple traité d’assistance n’a ni personnel ni budget propres ; il ne devient une institution que si les États en créent une.
  • Attractivité et soft power : Le second s’exerce entre puissances et vise des comportements politiques ; la première vise des flux d’habitants, d’entreprises et de visiteurs sur un territoire.
  • Attractivité et rayonnement culturel : Le second est une notoriété, qui peut être forte sans aucune conséquence économique ; la première se mesure à des arrivées et à des implantations.
  • Bipolarité et multipolarité : Le nombre de pôles change la nature du jeu : avec deux camps, l’alliance est un engagement durable ; avec plusieurs, elle se négocie dossier par dossier.
  • Bipolarité et superpuissance : L’un des mots qualifie le système, l’autre les États qui le structurent. Un monde à deux camps suppose deux superpuissances, l’inverse n’est pas vrai.
  • BRICS et puissance émergente : Le groupe rassemble quelques États, la catégorie en désigne beaucoup d’autres. Tous les pays dont le poids monte n’en font pas partie.
  • BRICS et organisation internationale : Ce n’est pas une institution née d’un traité, mais un cadre de concertation, sans siège ni compétences transférées.
  • Conflictualité et conflit : Le singulier désigne un affrontement identifiable, avec ses parties et ses dates ; le mot large désigne l’état durable d’une région où plusieurs de ces affrontements se nourrissent les uns les autres.
  • Conflictualité et guerre : La guerre déclarée n’en est qu’une forme : le mot large couvre aussi les guerres civiles, les affrontements par intermédiaires et les crises qui ne franchissent jamais le seuil des armes.
  • Appropriation et conquête : L’appropriation est le résultat juridique, la reconnaissance d’un titre ; l’autre nomme le mouvement qui l’a précédé, et il arrive qu’il n’aboutisse à aucun titre, l’espace extra-atmosphérique en est l’exemple.
  • Conquête et impérialisme : L’impérialisme est une politique de domination durable, économique et culturelle autant que militaire ; l’autre mot ne nomme que la phase de prise de possession.
  • Conquête et espace commun : Un espace commun est soustrait par le droit à toute appropriation nationale : on peut donc y déployer des moyens et y prendre des positions sans jamais y acquérir la moindre souveraineté.
  • Conseil de sécurité et onu : Le tout et la partie : l’organe restreint décide, l’Assemblée générale débat et recommande sans pouvoir contraindre.
  • Conseil de sécurité et droit de veto : L’un est l’organe, l’autre la faculté dont y disposent ses cinq membres permanents, et qui explique ses blocages.
  • Conseil de sécurité et veto : L’organe est l’institution, la faculté d’empêchement est le mécanisme qui explique ses blocages.
  • Déclin et empire : La fin d’un empire est un événement daté ; le recul d’une puissance est un processus lent, qui peut commencer bien avant et se poursuivre après.
  • Déclin et décolonisation : Perdre ses possessions n’entraîne pas mécaniquement le recul de la métropole : plusieurs États ont maintenu leur rang après les indépendances.
  • Décolonisation et empire : La fin d’un empire ne coïncide pas toujours avec les indépendances : des liens de dépendance monétaire, militaire ou commerciale peuvent leur survivre.

Questions fréquentes

Quelles notions faut-il connaître sur puissances internationales ?

Ce thème mobilise 69 notions, institutions, concepts et processus. Les plus structurantes sont acteur non étatique, acteur privé, alliance, attractivité.

Faut-il apprendre les définitions par coeur ?

Il faut pouvoir les écrire sans hésiter en introduction, ce qui n’est pas la même chose que les réciter. Une définition sue à peu près se voit immédiatement dans une copie.

Pour aller plus loin